Bon, pour plusieurs raisons j'ai envie que ce post soit un peu particulier.
Déjà, c'est le quatre-vingt-dix-neuvième, et j'avoue que je ne pensais meme pas tenir jusque là. Ce nombre canonique, dernier dans les dizaines, mérite une attention spéciale.
De plus, je crois que ce post tombe à un moment particulier de ma vie, je commence tout juste à réaliser l'aventure que je suis en train de vivre. Il m'aura fallu du temps, mais j'ai enfin conscience du fait que je suis à Dublin et de ce que ça représente dans mon parcours personnel
Enfin, depuis que je suis partie, c'est la première fois que je me pose dans la perspective d'une année, avec un retour. C'est à dire que pour la première fois je me suis dit ce que j'aimerais réaliser cette année et surtout ce que j'aimerais retrouver à mon retour.
Alors faisons quelques prévisions, et nous verrons bien dans onze mois, à mon retour, si j'avais vu juste...
Tout d'abord, je souhaite obtenir mon année à Trinity, pas forcément finir le mémoire, mais valider mes matières à Trinity, je crois que ça serait déjà une belle réussite. Enfin, vu que j'ai un QI supérieur à la moyenne, si j'en crois un test internet bidon, ce n'est qu'une banalité, une évidence meme...
Dans le meme genre, j'espère que cette année à Dublin, va vraiment m'enrichir et me donner un plus dans ma vie, mes études, ma carrière. Mais bon, pour ça je ne m'inquiètes pas trop à vrai dire... Je suis une profiteuse dans le sens positif du terme, c'est à dire que je sais profiter de ce qui se présente à moi. Je crache pas dans la soupe quoi...
Ensuite, j'espère que dans onze mois, les gens que j'ai quitté répondront présents pour feter nos retrouvailles et que rien n'aura changé entre nous, sinon en mieux. J'ai vraiment peur que cette année d'isolement fasse s'éloigner des gens auxquels je tiens, mais je compte sur Internet pour garder le contact. Attention, j'ai meme créé un compte facebook alors que j'étais une des dernières irréductibles...
Un peu plus personnel, mais je tiens à le dire et à pouvoir le relire plus tard, je voudrais rentrer et retrouver un climat de paix dans ma famille. Je suis partie alors que c'était la guerre, et j'avoue qu'un peu naivement, j'espère que durant mon année insulaire, les conflits seront clos et ma famille de nouveau capable de se réunir au complet sans tension, dans la bonne humeur.
Bon, plus terre à terre, parce que je ne veux pas non plus faire pleurer dans les chaumières, je compte bien perdre du poids et revenir plus belle que jamais de Dublin. Genre femme fatale qui arrive à l'aéroport. Et ça tombe bien, ma faculté qui coute quand meme 15000 euros l'année pour ses étudiants irlandais a un complexe sportif génial, du genre piscine, jacuzzi, hamam, sauna, salle de sport équipée... Et c'est gratuit pour ceux qui ont la jolie carte verte étudiante.
Et un peu moins avouable, je me souhaite également une pratique régulière et de haute qualité de la "langue" irlandaise, et anglaise en général. Bref, avoir de quoi alimenter mon blog en anecdotes cocasses et en situations rocambolesques.
Sinon, je crois que c'est à peu près tout. Alors voilà, pas la peine d'en écrire encore des lignes et des lignes et rendez-vous dans un an pour le bilan.
On verre bien ce que je validerai...
mardi 29 septembre 2009
098- Tentatives à retardement
Bon, parce qu'il ne faut pas rester sur une mauvaise impression, j'ai accepté un rendez-vous avec un jeune homme Australien expatrié à Dublin demain soir.
Eamon, ce gars que j'avais croisé en rentrant du pub gay l'autre soir m'a donné des nouvelles aujourd'hui... Et qu'on ne vienne plus me dire que la règle des deux jours ne s'applique pas, c'est exactement le temps qu'il a attendu pour me recontacter...
Bref, me revoilà dans le circuit, et ça ne fait pas de mal, parce qu'entre un colocataire malade qui passe son temps à se moucher et à essayer de survivre à des quintes de toux à répétition, un boulot où la moyenne d'age se situe à 3 ans et des études où les classes sont avant tout composées de filles... Bah ma vie sentimentale se retrouvait un peu au point mort ces derniers temps.
A vrai dire, je n'en éprouvais pas vraiment de manque, quand on débute une nouvelle vie, il y a tellement de choses à faire et à vivre avant de se préoccuper des garçons que je ne ressentais pas du tout le poids du célibat.
Cependant, il devenait plus ardu de papoter de la gente masculine sur mon blog...
Malgré tout, quand je dis point mort, j'exagère un peu... Certes les draps de mon lit ne sont pas froissés par de fougueux et torrides ébats nocturnes, mais ma boite mails et autres moyens de communication virtuelle m'ont amené quelques surprises.
Il faut croire que l'on a beau grandir, devenir adulte, la timidité que l'on ressent dès l'adolescence envers les personnes qui nous attirent perdure malgré les années.
Tout comme lorsque l'on était encore boutonneux, avec un appareil dentaire et qu'on attendait le dernier jour d'école pour déclarer sa flamme (en cas de refus on savait qu'ensuite on partait direct en vacances et qu'on ne reverrait pas l'intéressé pendant deux mois) certaines personnes ont attendu que je sois au-delà, non pas d'une mais de deux mers, pour me dire ce qu'ils pensaient.
C'est à la fois touchant et frustrant. Touchant parce que mieux vaut tard que jamais et que malgré tout, ils ont fini par me le dire et frustrant parce ce que je réalise les occasions ratées, les instants perdus, les possibilités avortées.
Enfin, 11 mois ce n'est pas si long, et à mon retour je prendrai les devants si leurs mots sont toujours d'actualité.
Enfin, en 11 mois il peut s'en passer des choses et on ne peut absolument rien garantir à personne.
Bref, sans en dire plus, car j'ai déjà l'impression d'en avoir trop écrit, je tiens tout de meme à faire un clin d'oeil à ce que j'appellerais des "tentatives à retardement".
Ces tentatives qu'il ne faut en aucun cas mépriser car elles peuvent aboutir, mais qui sont si dures à faire et surtout à recevoir.
Eamon, ce gars que j'avais croisé en rentrant du pub gay l'autre soir m'a donné des nouvelles aujourd'hui... Et qu'on ne vienne plus me dire que la règle des deux jours ne s'applique pas, c'est exactement le temps qu'il a attendu pour me recontacter...
Bref, me revoilà dans le circuit, et ça ne fait pas de mal, parce qu'entre un colocataire malade qui passe son temps à se moucher et à essayer de survivre à des quintes de toux à répétition, un boulot où la moyenne d'age se situe à 3 ans et des études où les classes sont avant tout composées de filles... Bah ma vie sentimentale se retrouvait un peu au point mort ces derniers temps.
A vrai dire, je n'en éprouvais pas vraiment de manque, quand on débute une nouvelle vie, il y a tellement de choses à faire et à vivre avant de se préoccuper des garçons que je ne ressentais pas du tout le poids du célibat.
Cependant, il devenait plus ardu de papoter de la gente masculine sur mon blog...
Malgré tout, quand je dis point mort, j'exagère un peu... Certes les draps de mon lit ne sont pas froissés par de fougueux et torrides ébats nocturnes, mais ma boite mails et autres moyens de communication virtuelle m'ont amené quelques surprises.
Il faut croire que l'on a beau grandir, devenir adulte, la timidité que l'on ressent dès l'adolescence envers les personnes qui nous attirent perdure malgré les années.
Tout comme lorsque l'on était encore boutonneux, avec un appareil dentaire et qu'on attendait le dernier jour d'école pour déclarer sa flamme (en cas de refus on savait qu'ensuite on partait direct en vacances et qu'on ne reverrait pas l'intéressé pendant deux mois) certaines personnes ont attendu que je sois au-delà, non pas d'une mais de deux mers, pour me dire ce qu'ils pensaient.
C'est à la fois touchant et frustrant. Touchant parce que mieux vaut tard que jamais et que malgré tout, ils ont fini par me le dire et frustrant parce ce que je réalise les occasions ratées, les instants perdus, les possibilités avortées.
Enfin, 11 mois ce n'est pas si long, et à mon retour je prendrai les devants si leurs mots sont toujours d'actualité.
Enfin, en 11 mois il peut s'en passer des choses et on ne peut absolument rien garantir à personne.
Bref, sans en dire plus, car j'ai déjà l'impression d'en avoir trop écrit, je tiens tout de meme à faire un clin d'oeil à ce que j'appellerais des "tentatives à retardement".
Ces tentatives qu'il ne faut en aucun cas mépriser car elles peuvent aboutir, mais qui sont si dures à faire et surtout à recevoir.
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lundi 28 septembre 2009
097- Trinity c'est pas la mer à boire
Aujourd'hui, j'ai assisté à mon premier cours à Trinity College.
Autant etre franche et avouer que cette perspective m'angoissait, assez pour troubler mon sommeil, assez pour que mon esprit imagine toutes sortes de déboires tels que ne pas trouver la salle, ne pas etre sur les listes, se tromper de cours, ne strictement rien comprendre à ce qui est dit et etre interrogée...
Bref, toutes les galères possibles et imaginables pour une étudiante erasmus encore moyennement rodée à l'anglais, à l'Irlande, à sa nouvelle fac.
En plus, il fallait ajouté la réputation d'excellence associée à Trinity, quand on vient d'une université comme Lyon II, où beaucoup d'étudiants peuvent réussir sans rien faire, sans meme venir aux cours, sans meme assister à tous les examens... Bah automatiquement on se dit " Cette année, je vais grave, mais alors grave, morfler"
La réalité fut toute autre.
Un homme, la quarantaine, barbu, cheveux longs attachés en catogan, en jeans et chemise à carreaux, bref ressemblant plus à un cow-boy du far west qu'à un éminent professeur de Trinity, nous attendait dans la salle. C'était lui l'enseignant, bien loin des clichés que je m'étais fait, du genre guindé, rigide et très impressionnant.
La salle quant à elle était loin de ressembler ne serait-ce qu'à la cantine de Trinity. Effectivement, si la cantine de Trinity est lambrissée du sol au plafond et décorée de somptueux tableaux de 3 mètres de haut, la salle 5052 où le cours s'est déroulé était bien loin de tout ce faste.
Une cinquantaine, voire moins, de chaises avec tablettes pour que les étudiants s'assoient et prennent des notes ( je tiens à préciser au passage qu'il ne fait pas bon etre gaucher avec ce mobilier puisque que toutes les chaises ont leur tablette à droite), un rétroprojecteur, un tableau, une table et c'est tout. Meme pas une fenetre...
Rien qu'à cette vue, je me suis déjà sentie plus à l'aise. Le cours a commencé, et franchement... Bah il n'y avait vraiment pas de quoi passer des nuits blanches à cauchemarder dessus.
Biensur, j'ai pas tout capté, mais j'ai compris l'essentiel et surtout je me suis rendue compte, qu'à Lyon II j'avais quand meme reçu un bon enseignement. Je connaissais déjà l'ensemble des notions présentées.
Alors voilà, le charme est rompu, le mythe est brisé, la légende est terminée.
Bienvenu dans la réalité de l'université à Dublin, soit trois bouquins rien que pour ce cours à acheter pour la coquette somme de 20-25 euro chacun. Deux chapitres à préparer pour la semaine prochaine. Et advienne que pourra.
Autant etre franche et avouer que cette perspective m'angoissait, assez pour troubler mon sommeil, assez pour que mon esprit imagine toutes sortes de déboires tels que ne pas trouver la salle, ne pas etre sur les listes, se tromper de cours, ne strictement rien comprendre à ce qui est dit et etre interrogée...
Bref, toutes les galères possibles et imaginables pour une étudiante erasmus encore moyennement rodée à l'anglais, à l'Irlande, à sa nouvelle fac.
En plus, il fallait ajouté la réputation d'excellence associée à Trinity, quand on vient d'une université comme Lyon II, où beaucoup d'étudiants peuvent réussir sans rien faire, sans meme venir aux cours, sans meme assister à tous les examens... Bah automatiquement on se dit " Cette année, je vais grave, mais alors grave, morfler"
La réalité fut toute autre.
Un homme, la quarantaine, barbu, cheveux longs attachés en catogan, en jeans et chemise à carreaux, bref ressemblant plus à un cow-boy du far west qu'à un éminent professeur de Trinity, nous attendait dans la salle. C'était lui l'enseignant, bien loin des clichés que je m'étais fait, du genre guindé, rigide et très impressionnant.
La salle quant à elle était loin de ressembler ne serait-ce qu'à la cantine de Trinity. Effectivement, si la cantine de Trinity est lambrissée du sol au plafond et décorée de somptueux tableaux de 3 mètres de haut, la salle 5052 où le cours s'est déroulé était bien loin de tout ce faste.
Une cinquantaine, voire moins, de chaises avec tablettes pour que les étudiants s'assoient et prennent des notes ( je tiens à préciser au passage qu'il ne fait pas bon etre gaucher avec ce mobilier puisque que toutes les chaises ont leur tablette à droite), un rétroprojecteur, un tableau, une table et c'est tout. Meme pas une fenetre...
Rien qu'à cette vue, je me suis déjà sentie plus à l'aise. Le cours a commencé, et franchement... Bah il n'y avait vraiment pas de quoi passer des nuits blanches à cauchemarder dessus.
Biensur, j'ai pas tout capté, mais j'ai compris l'essentiel et surtout je me suis rendue compte, qu'à Lyon II j'avais quand meme reçu un bon enseignement. Je connaissais déjà l'ensemble des notions présentées.
Alors voilà, le charme est rompu, le mythe est brisé, la légende est terminée.
Bienvenu dans la réalité de l'université à Dublin, soit trois bouquins rien que pour ce cours à acheter pour la coquette somme de 20-25 euro chacun. Deux chapitres à préparer pour la semaine prochaine. Et advienne que pourra.
dimanche 27 septembre 2009
096- Hommage aux dimanches lyonnais
Ce matin je me suis réveillée avec un gros mal de crane, assez nauséeuse et surtout avec deux nouveaux numéros dans mon répertoire...
Il y a des soirées comme celles-là, où l'on commence sagement à l'appartement, avec la musique à fond pour donner le ton, et en sirotant tranquillement une vodka citron.
Deux
Trois
Quatre
Et quand la bouteille est terminée, on décide tout simplement de sortir en ville histoire de mettre à profit ces instants dénués de toute inhibition, de toute gène, de toute contrainte sociale.
Un pub-boite gay, voilà où nous sommes allés déchainer notre ivresse. Dansant comme des fous sur Kylie ou Britney, tout en étant pour une fois pas le moins du monde emmerdée par des mains baladeuses, des gros relous insistants, des quadragénaires optimistes, et toute cette ribambelle de gars qui ternissent vos soirées...
Etre saoule dans un bar gay, je dirais que cela revient à faire preuve de beaucoup de bon sens, puisqu'on y est beaucoup plus en sécurité...
Alors comment ai-je fini avec deux nouveaux numéros ? Telle est la question...
Il se trouve que, fatiguée, j'ai décidée de rentrer avant mon pote à l'appartement, et quand je vous dis que les pubs gays c'est sécurisant, c'est que sur la simple route du retour, je me suis faite embarquée deux fois par des bandes de fetards...
Heureusement, je n'avais pas un sou sur moi, et cela me servait de prétexte... " I can't follow you, sorry.."
Mais j'ai du coup récolté deux numéros celui d'un certain James et celui d'un Eamon...
Ma surprise ce matin a été assez conséquente en m'en apercevant, mais après un grand verre d'eau froide, tout m'est revenu et j'avoue que l'obtention de ces numéros était plus marrante qu'autre chose...
Imaginez une française qui déjà en temps normal a un accent à couper au couteau, qui en plus a bu donc a du mal à articuler et confond à la fois les chiffres anglais, français et allemand...
Si ça se trouve, ce n'est meme pas les bon numéros que j'ai notés... Enfin, on verra bien, aujourd'hui je n'avais non seulement plus un seul centime de crédit (ah, je regrette mon forfait néo illimité) mais en plus pas la moindre envie de sortir et de voir des gens.
Non, aujourd'hui, en l'honneur des traditionnels après-midis dominicaux avec ma meilleure amie, j'ai glandé devant des séries à la noix.
Bon et aussi parce que j'aime savourer de ne rien faire quand on sait qu'une semaine chargée se profile...
Il y a des soirées comme celles-là, où l'on commence sagement à l'appartement, avec la musique à fond pour donner le ton, et en sirotant tranquillement une vodka citron.
Deux
Trois
Quatre
Et quand la bouteille est terminée, on décide tout simplement de sortir en ville histoire de mettre à profit ces instants dénués de toute inhibition, de toute gène, de toute contrainte sociale.
Un pub-boite gay, voilà où nous sommes allés déchainer notre ivresse. Dansant comme des fous sur Kylie ou Britney, tout en étant pour une fois pas le moins du monde emmerdée par des mains baladeuses, des gros relous insistants, des quadragénaires optimistes, et toute cette ribambelle de gars qui ternissent vos soirées...
Etre saoule dans un bar gay, je dirais que cela revient à faire preuve de beaucoup de bon sens, puisqu'on y est beaucoup plus en sécurité...
Alors comment ai-je fini avec deux nouveaux numéros ? Telle est la question...
Il se trouve que, fatiguée, j'ai décidée de rentrer avant mon pote à l'appartement, et quand je vous dis que les pubs gays c'est sécurisant, c'est que sur la simple route du retour, je me suis faite embarquée deux fois par des bandes de fetards...
Heureusement, je n'avais pas un sou sur moi, et cela me servait de prétexte... " I can't follow you, sorry.."
Mais j'ai du coup récolté deux numéros celui d'un certain James et celui d'un Eamon...
Ma surprise ce matin a été assez conséquente en m'en apercevant, mais après un grand verre d'eau froide, tout m'est revenu et j'avoue que l'obtention de ces numéros était plus marrante qu'autre chose...
Imaginez une française qui déjà en temps normal a un accent à couper au couteau, qui en plus a bu donc a du mal à articuler et confond à la fois les chiffres anglais, français et allemand...
Si ça se trouve, ce n'est meme pas les bon numéros que j'ai notés... Enfin, on verra bien, aujourd'hui je n'avais non seulement plus un seul centime de crédit (ah, je regrette mon forfait néo illimité) mais en plus pas la moindre envie de sortir et de voir des gens.
Non, aujourd'hui, en l'honneur des traditionnels après-midis dominicaux avec ma meilleure amie, j'ai glandé devant des séries à la noix.
Bon et aussi parce que j'aime savourer de ne rien faire quand on sait qu'une semaine chargée se profile...
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samedi 26 septembre 2009
095- Trinity by night

Ben mince alors, si on m'avait dit qu'à Trinity meme, à l'intérieur de l'enceinte, il y avait un pub pour les étudiants avec des prix plus qu'attractifs, je ne l'aurais pas cru... Et pourtant, c'est bien la cas.
L'une des facultés les plus réputées d'Europe, qui se targue d'un excellent prestige, qui se vante d'avoir eu pour étudiant des personnes aussi illustres que l'écrivain Samuel Beckett, qui se pame de former la future élite universitaire, cette faculté autorise en son sein des débauches alcooliques.
Ce n'est pas un fait nouveau que les étudiants, et en général les personnes les plus stressées, sérieuses dans la journée, dans leur boulot, dans leurs études sont les meme qui se mettent les pires races en soirée et les weekend comme pour relacher la pression.
J'avais déjà observé cette tendance en France, ou à Lyon II, fac relativement cool et décontractée, la plupart des étudiants passaient des soirées plutot décontractées et sans finir automatiquement sans dessus ni dessous ( parce qu'en plus ils n'ont pas les sous pour) alors que dans un pub près de la DOUA, campus de Lyon I, fac de sciences assez stricte, j'avais été témoin de scènes assez glauques.
Genre des étudiantes complètement bourrées qui ne savent plus qui elles sont, montent sur les tables et laissent les mecs en chaleur autour d'elles leur faire subir les derniers outrage sans opposer la moindre résistance...
Bref, il faut croire qu'il y a un rapport de proportionnalité entre le niveau de stress quotidien et le nombre de grammes d'alcool dans le sang.
Et notre chère université, Trinity, a eu l'idée de fournir elle-meme et à bas prix cet exutoire à ses chers étudiants... Le principe est sympa en soi.
Ca me fait quand meme bizarre d'aller à ma fac la nuit pour y passer une soirée, mais bon, il semblerait que le choc des cultures passe aussi par là.
Hier soir, c'était dégustation gratuite de vin. Bon les vins étaient immondes et surtout servis dans des gobelets en carton (paper glasses), sacrilège. Mais ça m'a permis d'etre légèrement émèchée, du genre suffisamment pour aborder des inconnus sans gène, mais pas assez pour en perdre mon anglais.
Enfin, le fait est que cela reste toujours relativement difficile de faire la connaissance d'Irlandais, d'une parce que tu es assailli par les Français, heureux de trouver des compatriotes et qui se sentent d'emblée à l'aise avec toi parce que vous venez du meme pays alors que tu ne les connais ni d'Eve ni d'Adam. Et de deux, parce que les Irlandais ont déjà leur bande de potes, s'amusent déjà de leur coté et n'ont cure de la petite Française en quete de rencontre d'autochtones que tu es.
Mais bon, mon acharnement à aller parler à des inconnus va bien finir par payer un jour. Je finirai bien par tomber sur quelqu'un qui apprécie la spontanéité de ce genre de rencontres, assez pour échanger un numéro et pourquoi pas devenir pote.
vendredi 25 septembre 2009
094- Amsterdam ???
Honte à moi, hier soir, alors que c'était le 250ème anniversaire de la bière Guiness et que je me trouvais dans sa ville originelle où une énorme fete était prévue, alors que j'étais conviée à une soirée étudiante pour la première fois depuis mon arrivée à Dublin, alors que des potes m'avaient invitée à les rejoindre dans un pub sympa... Bref, alors que je n'avais que l'embarras du choix pour sortir.
Je suis restée à l'appartement comme une vieille fille, à savourer le retour inespéré de ma connection internet...
Honte à moi, je me déçois moi-meme, je l'avoue.
Mais, à ma décharge, cela faisait si longtemps que je n'avais pas eu la moindre nouvelle des gens du continent que, lorsqu'on a commencé à discuter et à se raconter nos vies, j'ai à peine eu le temps de réaliser que la nuit commençait à tomber qu'il était déjà trois heures du matin...
Mais, promis, ce soir, je sors et j'aurais plein d'anecdotes sulfeureuses à raconter dès demain et des photos à ajouter sur mon facebook...
En attendant, et parce qu'hier soir, je n'ai pas non plus été sage comme une image, il faut que je vous parle de la SMOKE.
En Irlande comme en France, le cannabis et la Marie-Jeanne sont interdits, en revanche, il existe ce que l'on appelle la smoke et c'est légal. On peut en acheter dans les magasins à tous les coins de rue.
Et juste pour ça, l'Irlande +1 et la France 0, parce que meme si le gout est moins bon, l'effet est relativement similaire.
Et tu peux t'en rouler une joint à la terrasse d'un café, aucun problème... Awesome...
Bref, si je ne suis pas capable de vous racontez une énième de mes soirées sur Dublin, voilà une information assez typique que l'on ne doit pas trouver dans tous les guides...
Dublin, une sorte d'Amsterdam cachée...
Non j'exagère, ça n'est pas du tout comparable, mais sachez, que si vous allez faire un tour de ce coté du monde, il n'y a pas que la Guiness et la pluie de typiques, il y a aussi la smoke... Et comme tout bon touriste, il vous faudra également tester ce "produit régional...
Donc, me voilà une fois de plus surprise par l'Irlande, si catholique de réputation et pourtant aux moeurs si éloignés de cette image stéréotypée... A Dublin au moins.
Je suis restée à l'appartement comme une vieille fille, à savourer le retour inespéré de ma connection internet...
Honte à moi, je me déçois moi-meme, je l'avoue.
Mais, à ma décharge, cela faisait si longtemps que je n'avais pas eu la moindre nouvelle des gens du continent que, lorsqu'on a commencé à discuter et à se raconter nos vies, j'ai à peine eu le temps de réaliser que la nuit commençait à tomber qu'il était déjà trois heures du matin...
Mais, promis, ce soir, je sors et j'aurais plein d'anecdotes sulfeureuses à raconter dès demain et des photos à ajouter sur mon facebook...
En attendant, et parce qu'hier soir, je n'ai pas non plus été sage comme une image, il faut que je vous parle de la SMOKE.
En Irlande comme en France, le cannabis et la Marie-Jeanne sont interdits, en revanche, il existe ce que l'on appelle la smoke et c'est légal. On peut en acheter dans les magasins à tous les coins de rue.
Et juste pour ça, l'Irlande +1 et la France 0, parce que meme si le gout est moins bon, l'effet est relativement similaire.
Et tu peux t'en rouler une joint à la terrasse d'un café, aucun problème... Awesome...
Bref, si je ne suis pas capable de vous racontez une énième de mes soirées sur Dublin, voilà une information assez typique que l'on ne doit pas trouver dans tous les guides...
Dublin, une sorte d'Amsterdam cachée...
Non j'exagère, ça n'est pas du tout comparable, mais sachez, que si vous allez faire un tour de ce coté du monde, il n'y a pas que la Guiness et la pluie de typiques, il y a aussi la smoke... Et comme tout bon touriste, il vous faudra également tester ce "produit régional...
Donc, me voilà une fois de plus surprise par l'Irlande, si catholique de réputation et pourtant aux moeurs si éloignés de cette image stéréotypée... A Dublin au moins.
jeudi 24 septembre 2009
093- Internet is back
Avant de commencer cet article a proprement parler, je tiens d'ores et déjà à préciser que mon ordinateur est en train de mourir. Mon clavier est atteint d'une hémiplégie sévère, ainsi de nombreuses touches ont cessé de fonctionner, tels que l'accent circonflexe, le point d'exclamation, le slash... Donc ne me tenez pas rigueur du manque de ponctuation ou encore des fautes d'accentuation, celles-ci n'étant pas le résultat de lacunes en langue française mais la conséquence d'un clavier paralytique.
De plus, comme le titre de mon article l'indique, si je n'ai pas écrit durant ces dix derniers jours, ce n'est certainement pas par manque d'enthousiasme vis-à-vis de mon blog, mais parce qu'il n'a pas fallu moins de dix jours à la société qui nous fournit Internet pour simplement modifier notre contrat et rétablir la ligne... Il y a des choses qui ne diffèrent pas, où que l'on soit dans le monde, comme la lenteur des administrations.
Mais bon, votre privation de mes aventures dublinoises est désormais terminée, votre soulagement est d'ailleurs palpable par delà la mer et les frontières. Je sens que vous revivez en lisant avidement ce nouvel article...
Et je dois admettre qu'à moi aussi, ça me fait un bien fou d'enfin raconter à nouveau mes petits tracas quotidiens, mes découvertes, mes anecdotes, et tout et tout...
Alors, par où commencer, car il s'en est passé des choses depuis le dernier post... Oh oui...
Vous vous souvenez de Finbar, et de l'impression que j'avais de vivre dans son appartement et non pas de partager un appartement avec lui...? Il est parti.
Et depuis, nous vivons en mode camping, puisqu'en partant, il a emporté avec lui tout ce qui lui appartenait, soit la quasi totalité de l'appartement...

C'est assez bizarre de ne plus avoir la moindre vaisselle, meme pas un simple ouvre-boite pour pouvoir manger les conserves de "beans" à la tomate...
A vrai dire, je le prends plutot bien car c'est plutot risible en soi. Hier soir, Felipe, sa copine, Antoine et moi, étions quatre à manger avec seulement une fourchette, rescapée in extremis de l'ouragan Finbar...
C'est ce genre de situation qui resserrent les liens, la preuve en est que nous avons passé une soirée entière à nous marrer comme ça ne nous était pas arrivé depuis trop longtemps, vu que notre ami Finbar mettait souvent fin aux réjouissances...
Bref, actuellement, l'appartement ressemble plus à un terrain de camping qu'autre chose, mais au moins tous les campeurs s'entendent bien entre eux et il n'y a plus de malaise, c'est déjà ça.
Sinon, parlons des universités irlandaises et de la fameuse Freshers' Week. Je me serais tout bonnement crue dans un film américain, à la différence près qu'en Irlande le temps est gris et pluvieux.
Des dizaines de stands, avec de la pizza gratuite, des mascottes (des vraies hein, c'est à dire un homme dans un costume géant d'ours brun avec un T-shirt de l'équipe de football américain de Trinity College), des étudiants de tous les cotés qui t'interpellent, te hèlent pour te proposer de rejoindre le club d'escalade, ou celui de voile, celui des catholiques pratiquants, ou encore celui de jeux de société de l'université. Tous essayant de t'attirer avec de la bouffe du genre barbes à papa ou encore crepes. Il y avait meme un taureau mécanique et des jeux de type chateaux gonflables.
J'ai du me frotter plusieurs fois et très fort les yeux pour etre sure et certaine que je ne revais et que c'était bien ma nouvelle université où j'étais, et non pas un reve dans lequel je serais l'héroine d'un quelconque film de teenagers américains.

Assez incroyable et vraiment hallucinant, là j'ai vraiment senti que je n'étais plus en France.
Quand plus tard, nous avons été conviés au pot d'accueil des étudiants étrangers et que cette fois-là, il y avait du vin à volonté, avec des serveurs qui passaient parmi nous pour nous resservir, une fois encore je me suis dis "Wouah, c'est pas à Lyon II qu'ils feraient un truc pareil ".
Enfin bref, la Freshers'Week c'est le bien, et j'ai d'ailleurs été "faible" puisque j'ai adhéré à un club, la DUISS, soit Dublin University International Students Society. En gros je vais rencontré plein d'autres étudiants qui baragouinent l'anglais, qui regardent du mauvais coté de la route pour traverser, qui sont perdus dans les dédales de Trinity College, qui sursautent quand le passage piéton se met à sonner soudainement d'un bruit étrange et toujours surprenant et qui meurent d'envie de rencontrer de nouveaux gens et de faire la fete...
Oui, c'est surtout la fete qui rassemble tous ces étudiants, d'ailleurs ce soir, je vais faire ma première soirée étudiante, on verra bien ce que cela va donner...
Donc, à suivre dans les prochains posts...
De plus, comme le titre de mon article l'indique, si je n'ai pas écrit durant ces dix derniers jours, ce n'est certainement pas par manque d'enthousiasme vis-à-vis de mon blog, mais parce qu'il n'a pas fallu moins de dix jours à la société qui nous fournit Internet pour simplement modifier notre contrat et rétablir la ligne... Il y a des choses qui ne diffèrent pas, où que l'on soit dans le monde, comme la lenteur des administrations.
Mais bon, votre privation de mes aventures dublinoises est désormais terminée, votre soulagement est d'ailleurs palpable par delà la mer et les frontières. Je sens que vous revivez en lisant avidement ce nouvel article...
Et je dois admettre qu'à moi aussi, ça me fait un bien fou d'enfin raconter à nouveau mes petits tracas quotidiens, mes découvertes, mes anecdotes, et tout et tout...
Alors, par où commencer, car il s'en est passé des choses depuis le dernier post... Oh oui...
Vous vous souvenez de Finbar, et de l'impression que j'avais de vivre dans son appartement et non pas de partager un appartement avec lui...? Il est parti.
Et depuis, nous vivons en mode camping, puisqu'en partant, il a emporté avec lui tout ce qui lui appartenait, soit la quasi totalité de l'appartement...

C'est assez bizarre de ne plus avoir la moindre vaisselle, meme pas un simple ouvre-boite pour pouvoir manger les conserves de "beans" à la tomate...
A vrai dire, je le prends plutot bien car c'est plutot risible en soi. Hier soir, Felipe, sa copine, Antoine et moi, étions quatre à manger avec seulement une fourchette, rescapée in extremis de l'ouragan Finbar...
C'est ce genre de situation qui resserrent les liens, la preuve en est que nous avons passé une soirée entière à nous marrer comme ça ne nous était pas arrivé depuis trop longtemps, vu que notre ami Finbar mettait souvent fin aux réjouissances...
Bref, actuellement, l'appartement ressemble plus à un terrain de camping qu'autre chose, mais au moins tous les campeurs s'entendent bien entre eux et il n'y a plus de malaise, c'est déjà ça.
Sinon, parlons des universités irlandaises et de la fameuse Freshers' Week. Je me serais tout bonnement crue dans un film américain, à la différence près qu'en Irlande le temps est gris et pluvieux.
Des dizaines de stands, avec de la pizza gratuite, des mascottes (des vraies hein, c'est à dire un homme dans un costume géant d'ours brun avec un T-shirt de l'équipe de football américain de Trinity College), des étudiants de tous les cotés qui t'interpellent, te hèlent pour te proposer de rejoindre le club d'escalade, ou celui de voile, celui des catholiques pratiquants, ou encore celui de jeux de société de l'université. Tous essayant de t'attirer avec de la bouffe du genre barbes à papa ou encore crepes. Il y avait meme un taureau mécanique et des jeux de type chateaux gonflables.
J'ai du me frotter plusieurs fois et très fort les yeux pour etre sure et certaine que je ne revais et que c'était bien ma nouvelle université où j'étais, et non pas un reve dans lequel je serais l'héroine d'un quelconque film de teenagers américains.

Assez incroyable et vraiment hallucinant, là j'ai vraiment senti que je n'étais plus en France.
Quand plus tard, nous avons été conviés au pot d'accueil des étudiants étrangers et que cette fois-là, il y avait du vin à volonté, avec des serveurs qui passaient parmi nous pour nous resservir, une fois encore je me suis dis "Wouah, c'est pas à Lyon II qu'ils feraient un truc pareil ".
Enfin bref, la Freshers'Week c'est le bien, et j'ai d'ailleurs été "faible" puisque j'ai adhéré à un club, la DUISS, soit Dublin University International Students Society. En gros je vais rencontré plein d'autres étudiants qui baragouinent l'anglais, qui regardent du mauvais coté de la route pour traverser, qui sont perdus dans les dédales de Trinity College, qui sursautent quand le passage piéton se met à sonner soudainement d'un bruit étrange et toujours surprenant et qui meurent d'envie de rencontrer de nouveaux gens et de faire la fete...
Oui, c'est surtout la fete qui rassemble tous ces étudiants, d'ailleurs ce soir, je vais faire ma première soirée étudiante, on verra bien ce que cela va donner...
Donc, à suivre dans les prochains posts...
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lundi 14 septembre 2009
092- Le petit rouquin
L'Irlande est un pays réputé pour ses prairies verdoyantes.
Certes, je réside à Dublin, qui est loin d'être représentative des vallées herbeuses et moutonnantes, mais malgré tout, si l'on sait dénicher les bons coins, on arrive à oublier la ville, ses rues, ses immeubles, le bêton et l'asphalte, on arrive à saisir un peu de la magie irlandaise.
Ces derniers jours, j'ai fait la découverte de quelques endroits où la nature conserve encore ses droits, et le soleil étant en plus au rendez-vous, ce furent de véritables havres de paix, d'authentiques moments de simplicité.
Assis dans l'herbe avec Antoine, Lola et Maurice, cet après-midi à papoter de tout et de rien a permis, l'espace d'un instant, d'oublier la folie dublinoise.
Je tiens d'ailleurs à préciser que Maurice n'est pas réellement un bipède doué de parole, mais un bébé écureuil pas le moins du monde farouche ou craintif.
Nous avons pu le prendre dans nos mains, le caresser : il est tout de même resté à "jouer" avec nous pas moins d'une heure, et nous a même suivis quand nous sommes partis.
La séparation a été terrible !
Certes, cela change des rencontres de soirées, celles qui compliquent la vie, qu'elles soient décevantes ou encourageantes, et qui permettent ensuite d'écrire des posts satiriques ou dithyrambiques, c'est selon.
Mais, mine de rien, en 22 ans d'existence, il ne m'était encore jamais arrivé de prendre un petit écureuil dans mes mains et d'avoir de la peine en m'éloignant et en le voyant, du coin de l'oeil, nous suivre en sautillant joyeusement.
Cela méritait bien quelques lignes... Et puis, si j'en crois certains commentaires, mon blog baisse en qualité dernièrement, donc autant leur donner raison en écrivant sur un petit rouquin irlandais qui pour une fois n'a pas fini au fond de mon lit pour ne pas me rappeler le lendemain.
Oh ! Elle était facile celle-là !
Mais, puisque le parallèle est fait, autant le prolonger...
Je dirais que le petit rouquin du parc comprenait presque mieux le mot "non" que certains mecs pourtant doués de raison, si on en croit nos cours de biologie et de philosophie...
Je suis impressionnée, par la capacité masculine à faire abstraction de ce que dit la fille. Je peux admettre que la plupart du temps, nos babillages superficiels et ininterrompus vous ennuient, et je comprends que vous préfériez mentalement couper le son, mais lorsque la fille répète "non" plus de cinquante fois, avec la voix de plus en plus réprobatrice et le visage de plus en plus fermé... Comment peut-on encore insister ?
Il faut croire que d'un sexe à l'autre, il y a plus que les chromosomes qui changent, le sens des mots aussi. Et n'allez pas me sortir une excuse scabreuse du type " Avec ton accent à couper au couteau, pas étonnant qu'il n'ait rien capté ! ", ce jeune homme était bel et bien français.
Alors voilà, comme quoi un écureuil ça peut faire réfléchir sérieusement sur la gente masculine... Et même plus...
Certes, je réside à Dublin, qui est loin d'être représentative des vallées herbeuses et moutonnantes, mais malgré tout, si l'on sait dénicher les bons coins, on arrive à oublier la ville, ses rues, ses immeubles, le bêton et l'asphalte, on arrive à saisir un peu de la magie irlandaise.
Ces derniers jours, j'ai fait la découverte de quelques endroits où la nature conserve encore ses droits, et le soleil étant en plus au rendez-vous, ce furent de véritables havres de paix, d'authentiques moments de simplicité.
Assis dans l'herbe avec Antoine, Lola et Maurice, cet après-midi à papoter de tout et de rien a permis, l'espace d'un instant, d'oublier la folie dublinoise.
Je tiens d'ailleurs à préciser que Maurice n'est pas réellement un bipède doué de parole, mais un bébé écureuil pas le moins du monde farouche ou craintif.
Nous avons pu le prendre dans nos mains, le caresser : il est tout de même resté à "jouer" avec nous pas moins d'une heure, et nous a même suivis quand nous sommes partis.
La séparation a été terrible !
Certes, cela change des rencontres de soirées, celles qui compliquent la vie, qu'elles soient décevantes ou encourageantes, et qui permettent ensuite d'écrire des posts satiriques ou dithyrambiques, c'est selon.
Mais, mine de rien, en 22 ans d'existence, il ne m'était encore jamais arrivé de prendre un petit écureuil dans mes mains et d'avoir de la peine en m'éloignant et en le voyant, du coin de l'oeil, nous suivre en sautillant joyeusement.
Cela méritait bien quelques lignes... Et puis, si j'en crois certains commentaires, mon blog baisse en qualité dernièrement, donc autant leur donner raison en écrivant sur un petit rouquin irlandais qui pour une fois n'a pas fini au fond de mon lit pour ne pas me rappeler le lendemain.
Oh ! Elle était facile celle-là !
Mais, puisque le parallèle est fait, autant le prolonger...
Je dirais que le petit rouquin du parc comprenait presque mieux le mot "non" que certains mecs pourtant doués de raison, si on en croit nos cours de biologie et de philosophie...
Je suis impressionnée, par la capacité masculine à faire abstraction de ce que dit la fille. Je peux admettre que la plupart du temps, nos babillages superficiels et ininterrompus vous ennuient, et je comprends que vous préfériez mentalement couper le son, mais lorsque la fille répète "non" plus de cinquante fois, avec la voix de plus en plus réprobatrice et le visage de plus en plus fermé... Comment peut-on encore insister ?
Il faut croire que d'un sexe à l'autre, il y a plus que les chromosomes qui changent, le sens des mots aussi. Et n'allez pas me sortir une excuse scabreuse du type " Avec ton accent à couper au couteau, pas étonnant qu'il n'ait rien capté ! ", ce jeune homme était bel et bien français.
Alors voilà, comme quoi un écureuil ça peut faire réfléchir sérieusement sur la gente masculine... Et même plus...
samedi 12 septembre 2009
091- Do you speak french ?
Suite à une mésaventure rocambolesque digne d'une pièce de Vaudeville croisée avec la série américaine les Frères Scott ( mais je ne la révèlerai pas...Mouahahahahahahahah ! ), nous avons rencontré une bande de jeunes français très sympatoches sur Dublin.
Installés depuis plusieurs années, pour la plupart, dans la capitale de l'Eire, on peut dire sans se tromper qu'ils en connaissent un rayon sur la ville et ses bons coins.
Hier soir, ils nous ont fait découvrir des pubs vraiment sympas et qui changent de Temple Bar, dont on a tendance à vite se lasser, tout de même, ne serait-ce que pour ses prix exorbitants et aussi ses nénettes vêtues ultra court, montées sur échasses et maquillées à la truelle qui font blêmir de jalousie ou d'horreur...
Bref, rendez-vous à 18H au Vault, un pub qui mixe à la fois une ambiance médiévale avec ses grandes arches de pierres et ses statues de chevalier et le moderne avec de grandes baies vitrées, de la musique "à la mode", des serveurs tout de noir vêtus et des gens dans les toilettes qui te mettent le savon dans les mains et te tendent une serviette pour te les essuyer après..! Assez classe, je dois dire...( Et puis deux boissons pour le prix d'une, ça "Vault" le coup, c'ets le cas de le dire !)
Là-bas, nous avons rencontré une douzaine d'autres expatriés, et fianelement terminé la soirée à cinq dans un autre pub, moi dansant pieds nus pour changer.
( Mes pieds ne supportent décidément pas d'être cloitrés ! )
Antoine a, ma foi, très bien réussi son intégration irlandaise, puisque voilà une semaine, jour pour jour qu'il est arrivé, et que tous les soirs, sans exception aucune, il a fini saoûl. D'ailleurs heureusement que je suis là pour le raccompagner ce jeune et fougueux plaisantin!
Sinon, aujourd"hui, il me traîne à phoenix parc, et je dis "traîne" car il est déjà 15H30 et je suis encore en pyjama devant mon ordinateur... En mode loque... L'avantage du célibat... Nul besoin d'être jolie au réveil, et encore moins affable ou dynamique !
Installés depuis plusieurs années, pour la plupart, dans la capitale de l'Eire, on peut dire sans se tromper qu'ils en connaissent un rayon sur la ville et ses bons coins.
Hier soir, ils nous ont fait découvrir des pubs vraiment sympas et qui changent de Temple Bar, dont on a tendance à vite se lasser, tout de même, ne serait-ce que pour ses prix exorbitants et aussi ses nénettes vêtues ultra court, montées sur échasses et maquillées à la truelle qui font blêmir de jalousie ou d'horreur...
Bref, rendez-vous à 18H au Vault, un pub qui mixe à la fois une ambiance médiévale avec ses grandes arches de pierres et ses statues de chevalier et le moderne avec de grandes baies vitrées, de la musique "à la mode", des serveurs tout de noir vêtus et des gens dans les toilettes qui te mettent le savon dans les mains et te tendent une serviette pour te les essuyer après..! Assez classe, je dois dire...( Et puis deux boissons pour le prix d'une, ça "Vault" le coup, c'ets le cas de le dire !)
Là-bas, nous avons rencontré une douzaine d'autres expatriés, et fianelement terminé la soirée à cinq dans un autre pub, moi dansant pieds nus pour changer.
( Mes pieds ne supportent décidément pas d'être cloitrés ! )
Antoine a, ma foi, très bien réussi son intégration irlandaise, puisque voilà une semaine, jour pour jour qu'il est arrivé, et que tous les soirs, sans exception aucune, il a fini saoûl. D'ailleurs heureusement que je suis là pour le raccompagner ce jeune et fougueux plaisantin!
Sinon, aujourd"hui, il me traîne à phoenix parc, et je dis "traîne" car il est déjà 15H30 et je suis encore en pyjama devant mon ordinateur... En mode loque... L'avantage du célibat... Nul besoin d'être jolie au réveil, et encore moins affable ou dynamique !
vendredi 11 septembre 2009
090- Déjà un mois...

Aujourd'hui, comme on me l'a très justement fait remarqué ce soir, cela fait tout juste un mois que je suis arrivée à Dublin.
Et si certains stéréotypes se sont avérés véridiques, la plupart du temps, j'ai été surprise : il n'y a officiellement que 4% de rouquins en Irlande, il fait un temps radieux depuis deux jours, et tous les Irlandais sont loin d'être bilingues entre le gaélique et l'anglais (je n'ai encore pas entendu une seule personne parler gaélique à vrai dire...).
Bref, ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais... c'est mille fois mieux en vrai !
Cet après-midi, profitant du beau temps et suivant une envie spontanée, nous avons décidé, Antoine et moi d'aller voir la mer. Car on a tendance à l'oublier quand on se balade dans le centre ville, mais Dublin est une ville côtière.
Sachant que les fleuves se jettent dans la mer (j'utilise ici un magnifique présent de vérité générale...), nous avons le plus simplement du monde longé la Liffey, dans le sens du courant.
Sur notre chemin, armés de notre Routard, nous avons découvert, entre autre, sept statues humaines assez effrayantes, dans le genre silhouettes morbides déformées par la souffrance, rappel de la grande famine passée.
Sans réellement nous en rendre compte, captivés par les nouvelles découvertes que nous faisions, plongés dans nos conversations, nos interrogations, nos espoirs quant à notre future année à Dublin, nous avons facilement marché une petite dizaine de kilomètres...
Et enfin nous l'avons vue : la mer !
Et, comme à chaque fois, ça a été le même sentiment de bonheur et de joie face à cette immense ligne bleue à l'horizon...
On ne peut pas s'en lasser, on a beau l'avoir vue des centaines de fois, c'est toujours avec une certaine excitation que l'on guette le premier "bout" de mer dans le paysage, c'est toujours avec un plaisir indéniable que l'on respire à plein poumons l'air marin, c'est toujours avec un peu de solennéité que l'on fait nos premiers pas sur le sable...
Nous nous sommes tranquillement installés sur des rochers, se contentant d'apprécier le vue, le beau temps, et observant les passants.
Mais quand il a s'agit de rentrer, la perspective de refaire le chemin inverse nous a légèrement refroidie : refaire deux longues heures de marche, non merci, sans façon !
Du coup, on a tenté l'aventure et on a pris le bus, et évidemment on s'est assis à l'étage, et évidemment je me suis trompée d'arrêt, croyant reconnaître un pont ferroviaire proche de notre appartement...
Enfin, rien de très grave, nous sommes finalement rentrés à l'appartement, heureux de notre journée.
Voili, voilou, déjà un mois...
mercredi 9 septembre 2009
089- Et le maillon faible est...
Le Finbar est une espèce de vieux garçon qui se la joue "djeun's".
Il a trente ans, mais vit comme un étudiant qui a, à peine, la vingtaine :
Il partage sa chambre à coucher avec un jeunot de 21 ans.
Il mange tous les jours des frites et des lasagnes. Les trucs surgelés rapides à faire et pré-cuisinés qui ne demandent aucun effort, en gros.
Il suit les émissions de téléréalité du type Big Brother(= Le Loft français), ou X factor (= Nouvelle Star française mais en bien pire... croyez-moi !).
Il s'habille décontracté et légèrement efféminé, il suit la mode des teenagers dans le vent.
On pourrait croire, à première vue que le Finbar vient tout juste de souffler sa vingt-et-unième bougie...
Mais à première vue seulement, car si on vit avec lui ( ce qui est mon cas ), on s'aperçoit vite qu'il ne sort quasiment jamais, sauf pour aller à la "piscine".
Je mets "piscine" entre guillemets, car il n'a jamais voulu que je l'accompagne à cette fameuse "piscine" et qu'il n'en rentre que rarement avant minuit... Même s'ils font des nocturnes, je doute qu'elles finissent aussi tard...
Bref, je pense que Finbar se rend dans des lieux pas très catholiques, et peu recommandables dont le nom de code est "piscine", mais il emportera son secret avec lui...
Et bientôt !
Eh oui ! car notre cher Finbar, même s'il se la joue "djeun's", il utilise tout de même son âge pour avoir une certaine ascendance sur le reste des colocataires et ça n'a pas plu.
Il a tout de même mis à la porte Felipe, le Brésilien, sans raison valable et surtout du jour au lendemain : le vendredi ils se disputaient tous les deux, le samedi il faisait emménager le "remplaçant" de Felipe, sans prévenir ce dernier.
Vous voyez l'abus de pouvoir flagrant.
Du coup, en tant que nouvelle responsable de l'appartement, je me suis sentie obligée d'intervenir, cette situation me semblant totalement injuste.
Le débat fut assez houleux et sans issue : Felipe devait toujours partir... Mais finalement, hier, Finbar nous a annoncé que ça serait finalement lui qui quitterait l'appartement à la fin du mois.
Bon, pour l'instant c'est un peu la galère car nous sommes 5 pour 4 lits, donc je dors dans le canapé avec Antoine (on alterne)... Mais il faut toujours voir le verre à moitié plein, donc je dirais que l'avantage est que le loyer supplémentaire servira du coup à payer les deux prochains mois d'électricité.
Voili, voilou, j'imagine bien que pour vous tout ce charabia est confus, donc pour résumer de manière brève et concise :
Finbar (le méchant) s'en va.
Felipe (le gentil) reste.
"Vité" ( je ne sais pas comment s'écrit ce prénom lituanien ) est un nouveau sympa.
Quant à Antoine et moi, nous sommes tout bonnement les Français redresseurs de tort !
Il a trente ans, mais vit comme un étudiant qui a, à peine, la vingtaine :
Il partage sa chambre à coucher avec un jeunot de 21 ans.
Il mange tous les jours des frites et des lasagnes. Les trucs surgelés rapides à faire et pré-cuisinés qui ne demandent aucun effort, en gros.
Il suit les émissions de téléréalité du type Big Brother(= Le Loft français), ou X factor (= Nouvelle Star française mais en bien pire... croyez-moi !).
Il s'habille décontracté et légèrement efféminé, il suit la mode des teenagers dans le vent.
On pourrait croire, à première vue que le Finbar vient tout juste de souffler sa vingt-et-unième bougie...
Mais à première vue seulement, car si on vit avec lui ( ce qui est mon cas ), on s'aperçoit vite qu'il ne sort quasiment jamais, sauf pour aller à la "piscine".
Je mets "piscine" entre guillemets, car il n'a jamais voulu que je l'accompagne à cette fameuse "piscine" et qu'il n'en rentre que rarement avant minuit... Même s'ils font des nocturnes, je doute qu'elles finissent aussi tard...
Bref, je pense que Finbar se rend dans des lieux pas très catholiques, et peu recommandables dont le nom de code est "piscine", mais il emportera son secret avec lui...
Et bientôt !
Eh oui ! car notre cher Finbar, même s'il se la joue "djeun's", il utilise tout de même son âge pour avoir une certaine ascendance sur le reste des colocataires et ça n'a pas plu.
Il a tout de même mis à la porte Felipe, le Brésilien, sans raison valable et surtout du jour au lendemain : le vendredi ils se disputaient tous les deux, le samedi il faisait emménager le "remplaçant" de Felipe, sans prévenir ce dernier.
Vous voyez l'abus de pouvoir flagrant.
Du coup, en tant que nouvelle responsable de l'appartement, je me suis sentie obligée d'intervenir, cette situation me semblant totalement injuste.
Le débat fut assez houleux et sans issue : Felipe devait toujours partir... Mais finalement, hier, Finbar nous a annoncé que ça serait finalement lui qui quitterait l'appartement à la fin du mois.
Bon, pour l'instant c'est un peu la galère car nous sommes 5 pour 4 lits, donc je dors dans le canapé avec Antoine (on alterne)... Mais il faut toujours voir le verre à moitié plein, donc je dirais que l'avantage est que le loyer supplémentaire servira du coup à payer les deux prochains mois d'électricité.
Voili, voilou, j'imagine bien que pour vous tout ce charabia est confus, donc pour résumer de manière brève et concise :
Finbar (le méchant) s'en va.
Felipe (le gentil) reste.
"Vité" ( je ne sais pas comment s'écrit ce prénom lituanien ) est un nouveau sympa.
Quant à Antoine et moi, nous sommes tout bonnement les Français redresseurs de tort !
mardi 8 septembre 2009
086- Il n'y a pas de fumée sans feu ?
Je ne pensais pas que ça me ferait autant plaisir de l'écrire : "Demain travail !"
J'ai finalement réussi à me dégoter un job à Dublin. Mais, ironie du sort, moi qui voulais tâter de l'irish pur, changer d'horizon ( j'ai été pionne pendant 4 ans, rappelons-le ) et connaître les "joies" de servir dans un pub typique, me voilà surveillante dans la seule et unique école française de Dublin.
Bah oui ! c'est le seul poste où l'on m'a trouvée suffisamment qualifiée !
Mais bon, je ne vais pas me plaindre, déjà l'anxiété de ne pas avoir de boulot est terminée, l'angoisse de ne pas comprendre l'anglais correctement résolue, et l'incertitude quant à savoir si j'assurerai dans ce taff, inexistante.
Je fais ce pour quoi je suis la plus douée, dans la langue que je maîtrise le mieux.
Dommage, les Irlandais ne connaîtront jamais le bonheur immense qu'aurait pu leur procurer une Guiness fraîchement servie à la pression par une jeune étudiante française.
Mais c'est comme ça "l'étranger". Quand tu n'es pas dans ta patrie natale, tu réalises vite qu'il existe, en dehors des autochtones locaux, des tas de mafias, dont la tienne. Et grâce à ce réseau, tu trouves du travail, tu connais les bons plans, tu apprends à te débrouiller...
Eh oui ! Bien que je sois toujours intimement convaincue que l'Irlandais n'est pas une espèce farouche et qu'il est parfaitement abordable, draguable, et même emballable...
Il n'en reste pas moins que je suis une étrangère. Je ne joue pas à domicile. Et que si, en soirée, l'accent français est sexy, en journée quand tu cherches un gagne-pain il est redhibitoire...
Maudite réputation française : toujours " On strike !", "Lazy","Dirty"... But "So fucking sexy !"
Enfin, le fait est que nous semblons bel et bien mériter une partie, au moins, de cette réputation, puisque c'est la révolution dans l'appartement.
L'ère de la dynastie Finbarienne, et son totalitarisme abusif, vient de finir, ébranlée par une solide révolution française alliée au Brésil ( on sent que Cuba et le Che ne sont pas si loins ).
Les détails viendront dans les jours à venir, mais sachez que les Français restent et resteront d'éternels insurgés épris de justice et d'égalité... Enfin, en gros, on ne se laisse pas marcher sur les pieds... Même si actuellement je passe mes nuits sur le canapé...
Aucunes inquiétudes, cher lectorat, vous savez que Mademoiselle Manue est une vaillante, et soyez rassurés, ses jours ne sont pas menacés !
Alors pour connaître l'histoire de France à Dublin, rendez-vous dans les jours à venir !
J'ai finalement réussi à me dégoter un job à Dublin. Mais, ironie du sort, moi qui voulais tâter de l'irish pur, changer d'horizon ( j'ai été pionne pendant 4 ans, rappelons-le ) et connaître les "joies" de servir dans un pub typique, me voilà surveillante dans la seule et unique école française de Dublin.
Bah oui ! c'est le seul poste où l'on m'a trouvée suffisamment qualifiée !
Mais bon, je ne vais pas me plaindre, déjà l'anxiété de ne pas avoir de boulot est terminée, l'angoisse de ne pas comprendre l'anglais correctement résolue, et l'incertitude quant à savoir si j'assurerai dans ce taff, inexistante.
Je fais ce pour quoi je suis la plus douée, dans la langue que je maîtrise le mieux.
Dommage, les Irlandais ne connaîtront jamais le bonheur immense qu'aurait pu leur procurer une Guiness fraîchement servie à la pression par une jeune étudiante française.
Mais c'est comme ça "l'étranger". Quand tu n'es pas dans ta patrie natale, tu réalises vite qu'il existe, en dehors des autochtones locaux, des tas de mafias, dont la tienne. Et grâce à ce réseau, tu trouves du travail, tu connais les bons plans, tu apprends à te débrouiller...
Eh oui ! Bien que je sois toujours intimement convaincue que l'Irlandais n'est pas une espèce farouche et qu'il est parfaitement abordable, draguable, et même emballable...
Il n'en reste pas moins que je suis une étrangère. Je ne joue pas à domicile. Et que si, en soirée, l'accent français est sexy, en journée quand tu cherches un gagne-pain il est redhibitoire...
Maudite réputation française : toujours " On strike !", "Lazy","Dirty"... But "So fucking sexy !"
Enfin, le fait est que nous semblons bel et bien mériter une partie, au moins, de cette réputation, puisque c'est la révolution dans l'appartement.
L'ère de la dynastie Finbarienne, et son totalitarisme abusif, vient de finir, ébranlée par une solide révolution française alliée au Brésil ( on sent que Cuba et le Che ne sont pas si loins ).
Les détails viendront dans les jours à venir, mais sachez que les Français restent et resteront d'éternels insurgés épris de justice et d'égalité... Enfin, en gros, on ne se laisse pas marcher sur les pieds... Même si actuellement je passe mes nuits sur le canapé...
Aucunes inquiétudes, cher lectorat, vous savez que Mademoiselle Manue est une vaillante, et soyez rassurés, ses jours ne sont pas menacés !
Alors pour connaître l'histoire de France à Dublin, rendez-vous dans les jours à venir !
lundi 7 septembre 2009
085- J'ai 10 ans, je sais que c'est pas vrai, mais j'ai 10 ans
Il y a des soirées comme celles-ci.
Où l'on déambule sans but dans les rues de Dublin, avec pour seule motivation d'apprendre à connaître ces nouvelles ruelles, ces nouveaux quartiers, ces nouveaux recoins.
En grandissant, on perd trop souvent cette capacité enfantine : celle d'aimer la nouveauté, de regarder partout autour de soi avec les yeux grand ouverts, essayant de tout voir, de tout découvrir, de tout capturer.
Marcher et comme des gamins, traverser des tas de ponts, se pencher par-dessus la ballustrade au-dessus de l'eau, s'imaginant l'effet que ça ferait de sauter, observant les reflets sur l'eau, savourant le crachin qui s'accroche aux cheveux et au visage.
Et s'arrêter, devant un quatuor improvisé de musiciens et dansoter en écoutant de vieilles musiques. Une chanson, deux chansons, etc. La foule va et vient, parfois vous êtes une vingtaine à écouter, chanter, applaudir, parfois vous n'êtes que deux.
C'est aussi ça Dublin, en dehors de la Guiness, du Baileys, des pubs, de Temple Bar... C'est une cure de jouvence.
L'impression de devoir tout réapprendre : parler, rencontrer, grandir.
Où l'on déambule sans but dans les rues de Dublin, avec pour seule motivation d'apprendre à connaître ces nouvelles ruelles, ces nouveaux quartiers, ces nouveaux recoins.
En grandissant, on perd trop souvent cette capacité enfantine : celle d'aimer la nouveauté, de regarder partout autour de soi avec les yeux grand ouverts, essayant de tout voir, de tout découvrir, de tout capturer.
Marcher et comme des gamins, traverser des tas de ponts, se pencher par-dessus la ballustrade au-dessus de l'eau, s'imaginant l'effet que ça ferait de sauter, observant les reflets sur l'eau, savourant le crachin qui s'accroche aux cheveux et au visage.
Et s'arrêter, devant un quatuor improvisé de musiciens et dansoter en écoutant de vieilles musiques. Une chanson, deux chansons, etc. La foule va et vient, parfois vous êtes une vingtaine à écouter, chanter, applaudir, parfois vous n'êtes que deux.
C'est aussi ça Dublin, en dehors de la Guiness, du Baileys, des pubs, de Temple Bar... C'est une cure de jouvence.
L'impression de devoir tout réapprendre : parler, rencontrer, grandir.
dimanche 6 septembre 2009
084- Le messie
Antoine est arrivé hier soir à Dublin...
J'ai envie de dire : "Enfin !"
Voir un visage connu et apprécié, déjà ça fait du bien, mais quand en plus votre pote est surmotivé, ça vous remonte le moral, surtout après trois semaines de recherche de taff sans résultat...
C'est dingue comme une personne change tout : alors que j'avais hâte de commencer la fac et même de trouver un travail, histoire de me créer de réelles opportunités de rencontrer des nouvelles personnes... Maintenant j'ai envie de dire "Encore !" aux soirées, aux escapades folles dans Dublin, aux nuits sans fins.
Il est vrai que l'on rencontre rarement de véritables amis en soirée. D'une, parce que l'alcool déforme notre jugement et qu'on est souvent déçu le lendemain, si lendemain il y a... Car, de deux, la plupart du temps, ces coups de foudre amicaux se soldent par un cul-de-sac, on ne rappelle jamais cette nana avec qui on s'est marré toute la nuit en sirotant nos margharitas...
Dans les soirées, les amis, les rencontres, les délires sont éphémères. La plupart du temps, ils s'effacent en même temps que disparaissent les dernières vapeurs d'alcool.
Après, ce n'est pas une vérité : il arrive de faire des rencontres en soirée, mais c'est tellement plus facile d'en faire quand on n'est pas seul(e). Une personne seule au bar, buvant sa bière sans parler, ça fait toujours moins envie qu'une paire de joyeux lurons qui déconnent et se marrent. D'ailleurs c'est plus facile d'aborder des gens qui discutent, qu'une personne qui ne dit absolument rien : la théorie de l'attitude ouverte ou fermée... ou un truc de ce genre...
Bref, ayant enfin retrouvé mon meilleur pote, je sens que de nouvelles perspectives irlandaises s'offrent à moi, et tout un tas de choses que je n'aurais jamais osé faire seule, me voilà non seulement prête mais même imptatiente de les faire avec lui !
Bon, mis à part ça, lundi j'ai mes deux premiers entretiens pour du boulot, mes interminables démarches commencent enfin à payer... C'est quand même marrant non, juste au moment où je me dis que trouver un job n'est plus tellement un Urgence avec un grand U, je risque de m'en dégoter un.
Comme quoi...
J'ai envie de dire : "Enfin !"
Voir un visage connu et apprécié, déjà ça fait du bien, mais quand en plus votre pote est surmotivé, ça vous remonte le moral, surtout après trois semaines de recherche de taff sans résultat...
C'est dingue comme une personne change tout : alors que j'avais hâte de commencer la fac et même de trouver un travail, histoire de me créer de réelles opportunités de rencontrer des nouvelles personnes... Maintenant j'ai envie de dire "Encore !" aux soirées, aux escapades folles dans Dublin, aux nuits sans fins.
Il est vrai que l'on rencontre rarement de véritables amis en soirée. D'une, parce que l'alcool déforme notre jugement et qu'on est souvent déçu le lendemain, si lendemain il y a... Car, de deux, la plupart du temps, ces coups de foudre amicaux se soldent par un cul-de-sac, on ne rappelle jamais cette nana avec qui on s'est marré toute la nuit en sirotant nos margharitas...
Dans les soirées, les amis, les rencontres, les délires sont éphémères. La plupart du temps, ils s'effacent en même temps que disparaissent les dernières vapeurs d'alcool.
Après, ce n'est pas une vérité : il arrive de faire des rencontres en soirée, mais c'est tellement plus facile d'en faire quand on n'est pas seul(e). Une personne seule au bar, buvant sa bière sans parler, ça fait toujours moins envie qu'une paire de joyeux lurons qui déconnent et se marrent. D'ailleurs c'est plus facile d'aborder des gens qui discutent, qu'une personne qui ne dit absolument rien : la théorie de l'attitude ouverte ou fermée... ou un truc de ce genre...
Bref, ayant enfin retrouvé mon meilleur pote, je sens que de nouvelles perspectives irlandaises s'offrent à moi, et tout un tas de choses que je n'aurais jamais osé faire seule, me voilà non seulement prête mais même imptatiente de les faire avec lui !
Bon, mis à part ça, lundi j'ai mes deux premiers entretiens pour du boulot, mes interminables démarches commencent enfin à payer... C'est quand même marrant non, juste au moment où je me dis que trouver un job n'est plus tellement un Urgence avec un grand U, je risque de m'en dégoter un.
Comme quoi...
mardi 1 septembre 2009
083- Good Morning Ireland !
Aujourd'hui et c'est ce que l'on peut appeler un miracle, il fait un soleil radieux à Dublin !
Le genre de temps qui laisse présager le meilleur, qui remonte le moral, qui donne envie de changement, de renouveau, de sensations !
Ayant l'appartement pour moi toute seule aujourd'hui, j'ai commencé par faire le grand ménage, parce que vivre avec trois mecs... Je vous laisse aisément deviner la suite.
Et puis surtout, Antoine, mon meilleur pote débarque samedi ! J'ai trop hâte de le retrouver et en son honneur, je lui ai réservé un appartement nickel !
Alors message pour lui : je viendrai te chercher à l'aéroport, j'espère que tu seras en forme car un premier samedi à Dublin, non seulement ça se fête, mais ça se fête vraiment dignement. Alors prépare-toi à faire ta première conquête de Temple Bar !
C'est dingue comme la seule perspective de partager tout ce que j'ai découvert et tout ce qu'il me reste à découvrir avec un ami proche m'emballe.
Et oui, c'est génial de débarquer seule en territoire étranger, de faire des rencontres, de se construire une nouvelle vie, mais le mieux c'est quand même d'en faire profiter ses potes, voire d'en profiter avec ses potes.
Rien ne vaut la complicité : ces gens qui savent tout de toi, te connaissent par coeur, avec qui tu es sur la même longueur d'onde.
L'union fait la force et c'est vrai que je me sentirais sans aucun doute plus confiante une fois que mon accolyte m'aura rejointe.
Et puis au moins, je ne serai plus la seule à galérer pour trouver un taff, parce que là, à silloner chaque jour la ville en donnant des dizaines de CV dans tous les endroits possibles et à n'avoir aucune réponse, si ce n'est des refus... Bah ça devient décourageant.
Evidemment, demain, je remets ça, la chance finira bien par tourner à force d'obstination et d'acharnement.
Car qui ne tente rien n'a rien, et c'est valable pour tout. Le culot, c'est un art de vivre, un art de réussir même je dirais. Après, il faut savoir perdre et surtout il faut continuer à croire. Et cela est vrai en amour, dans la vie professionnelle, dans les études, chez le coiffeur...
Il faut oser, forcer la chance, tenter le destin.
Attendre les certitudes et la sécurité de mène pas bien loin et surtout ne font pas de nos vies cette succession de moments inouis auxquels on repense avec nostalgie et bonheur en vieillissant.
C'est donc toujours et inexorablement avec la même foi en l'avenir, la même soif de vivre et de découvrir que... JE CHERCHE DU TRAVAIL A DUBLIN !!!
Franchement Antoine, arrive vite, parce que là, j'ai vraiment besoin d'un remontant...
Le genre de temps qui laisse présager le meilleur, qui remonte le moral, qui donne envie de changement, de renouveau, de sensations !
Ayant l'appartement pour moi toute seule aujourd'hui, j'ai commencé par faire le grand ménage, parce que vivre avec trois mecs... Je vous laisse aisément deviner la suite.
Et puis surtout, Antoine, mon meilleur pote débarque samedi ! J'ai trop hâte de le retrouver et en son honneur, je lui ai réservé un appartement nickel !
Alors message pour lui : je viendrai te chercher à l'aéroport, j'espère que tu seras en forme car un premier samedi à Dublin, non seulement ça se fête, mais ça se fête vraiment dignement. Alors prépare-toi à faire ta première conquête de Temple Bar !
C'est dingue comme la seule perspective de partager tout ce que j'ai découvert et tout ce qu'il me reste à découvrir avec un ami proche m'emballe.
Et oui, c'est génial de débarquer seule en territoire étranger, de faire des rencontres, de se construire une nouvelle vie, mais le mieux c'est quand même d'en faire profiter ses potes, voire d'en profiter avec ses potes.
Rien ne vaut la complicité : ces gens qui savent tout de toi, te connaissent par coeur, avec qui tu es sur la même longueur d'onde.
L'union fait la force et c'est vrai que je me sentirais sans aucun doute plus confiante une fois que mon accolyte m'aura rejointe.
Et puis au moins, je ne serai plus la seule à galérer pour trouver un taff, parce que là, à silloner chaque jour la ville en donnant des dizaines de CV dans tous les endroits possibles et à n'avoir aucune réponse, si ce n'est des refus... Bah ça devient décourageant.
Evidemment, demain, je remets ça, la chance finira bien par tourner à force d'obstination et d'acharnement.
Car qui ne tente rien n'a rien, et c'est valable pour tout. Le culot, c'est un art de vivre, un art de réussir même je dirais. Après, il faut savoir perdre et surtout il faut continuer à croire. Et cela est vrai en amour, dans la vie professionnelle, dans les études, chez le coiffeur...
Il faut oser, forcer la chance, tenter le destin.
Attendre les certitudes et la sécurité de mène pas bien loin et surtout ne font pas de nos vies cette succession de moments inouis auxquels on repense avec nostalgie et bonheur en vieillissant.
C'est donc toujours et inexorablement avec la même foi en l'avenir, la même soif de vivre et de découvrir que... JE CHERCHE DU TRAVAIL A DUBLIN !!!
Franchement Antoine, arrive vite, parce que là, j'ai vraiment besoin d'un remontant...
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