Ce matin je me suis réveillée avec un gros mal de crane, assez nauséeuse et surtout avec deux nouveaux numéros dans mon répertoire...
Il y a des soirées comme celles-là, où l'on commence sagement à l'appartement, avec la musique à fond pour donner le ton, et en sirotant tranquillement une vodka citron.
Deux
Trois
Quatre
Et quand la bouteille est terminée, on décide tout simplement de sortir en ville histoire de mettre à profit ces instants dénués de toute inhibition, de toute gène, de toute contrainte sociale.
Un pub-boite gay, voilà où nous sommes allés déchainer notre ivresse. Dansant comme des fous sur Kylie ou Britney, tout en étant pour une fois pas le moins du monde emmerdée par des mains baladeuses, des gros relous insistants, des quadragénaires optimistes, et toute cette ribambelle de gars qui ternissent vos soirées...
Etre saoule dans un bar gay, je dirais que cela revient à faire preuve de beaucoup de bon sens, puisqu'on y est beaucoup plus en sécurité...
Alors comment ai-je fini avec deux nouveaux numéros ? Telle est la question...
Il se trouve que, fatiguée, j'ai décidée de rentrer avant mon pote à l'appartement, et quand je vous dis que les pubs gays c'est sécurisant, c'est que sur la simple route du retour, je me suis faite embarquée deux fois par des bandes de fetards...
Heureusement, je n'avais pas un sou sur moi, et cela me servait de prétexte... " I can't follow you, sorry.."
Mais j'ai du coup récolté deux numéros celui d'un certain James et celui d'un Eamon...
Ma surprise ce matin a été assez conséquente en m'en apercevant, mais après un grand verre d'eau froide, tout m'est revenu et j'avoue que l'obtention de ces numéros était plus marrante qu'autre chose...
Imaginez une française qui déjà en temps normal a un accent à couper au couteau, qui en plus a bu donc a du mal à articuler et confond à la fois les chiffres anglais, français et allemand...
Si ça se trouve, ce n'est meme pas les bon numéros que j'ai notés... Enfin, on verra bien, aujourd'hui je n'avais non seulement plus un seul centime de crédit (ah, je regrette mon forfait néo illimité) mais en plus pas la moindre envie de sortir et de voir des gens.
Non, aujourd'hui, en l'honneur des traditionnels après-midis dominicaux avec ma meilleure amie, j'ai glandé devant des séries à la noix.
Bon et aussi parce que j'aime savourer de ne rien faire quand on sait qu'une semaine chargée se profile...
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dimanche 27 septembre 2009
vendredi 14 août 2009
075- Le plus dur est fait !
Les hommes des travaux sont passés ce jour, tôt le matin ( Quoi !) et en début d'après-midi, ce qui signifie que j'ai enfin eu le droit d'installer ma chambre...
Ainsi, notre appartement étant de nouveau présentable : je me permets de vous faire une petite visite...et en direct ! Car attention, tel les pokemons, j'évolue, je vais bientôt passer du stade de Bulbizarre à celui de Herbizarre, ce qui en gros veut dire qu'après avoir maîtrisé l'ajout de photos, je vais bientôt vous prouver que je maîtrise, l'ajout de vidéos !
Comme quoi, "prendre l'eire ça fait du blin !" dixit Claire !
Je n'aurais jamais été aussi "douée" en informatique qu'actuellement !
Bon, pour faire rapidement un résumé de ma journée : réveillée trop tôt, je me suis rendormie dans le canapé devant Docteur House, accompagnée de mon coloc Guillaume qui s'est oublié et n'est pas allé bosser aujourd'hui. Du coup nous avons fait mes larves ensemble jusqu'à midi...
A midi, petit coup de speed, car j'ai réalisé qu'on était vendredi, alors que je me croyais jeudi... Mince ! C'est ce soir que je vais faire ma première virée dans les pubs de Dublin...
Il me faut absolument un numéro de téléphone irlandais : si jamais je me fais draguer, faut bien que je puisse garder contact !
Il me faut absolument des draps : si jamais je me fais draguer, qu'il est mignon, et que je suis saoule et terriblement attirée sexuelement, je préfère que ça se passe dans un lit correct !
Du coup, parce qu'il vaut mieux être préparée à tout, je suis partie faire une virée shopping, et voici mon butin : deux parures de draps pour 20 euro, rien à dire, une couverture supplémentaire, un nouveau téléphone à 49 euros, mais plus qu'à 29 si on exclu les 20 euros de crédit compris à l'achat ( mon numéro irlandais étant le 0851569380, +353, même si je conserve celui français...)et évidemment une bouteille de vodka (à 14 euro la moins chère, le double du prix français, aïe !)
Une fois rentrée, j'ai installée ma chambre, téléphoné à mon contact à propos d'un éventuel job dans un restaurant (ça s'annonce bien)... et là, alors que les deux hommes font le ménage, j'écris mon blog : la bonne excuse !
Donc si on résume en moins d'une semaine, je :
- me suis installée dans mon nouvelle appartement
- me suis procuré un pps number
- me suis fait un numéro de téléphone anglais
Il ne me reste plus qu'à ouvrir un compte en banque (mais j'ai besoin du pps number, qui n'arrive que dans une semaine) et je serait fin prête à me lancer dans mes recherches d'emploi !
Si ça c'est pas de l'adaptation vitesse grand V !
Ce soir, première cuite en perspective, mais bien méritée, après tout ce que j'ai fait en si peu de temps. Le récit de ma soirée, dès demain sur mon blog, soyez-en sûrs !
Dublin, gare à toi, Mademoiselle Manue s'apprête à te conquérir !
Ainsi, notre appartement étant de nouveau présentable : je me permets de vous faire une petite visite...et en direct ! Car attention, tel les pokemons, j'évolue, je vais bientôt passer du stade de Bulbizarre à celui de Herbizarre, ce qui en gros veut dire qu'après avoir maîtrisé l'ajout de photos, je vais bientôt vous prouver que je maîtrise, l'ajout de vidéos !
Comme quoi, "prendre l'eire ça fait du blin !" dixit Claire !
Je n'aurais jamais été aussi "douée" en informatique qu'actuellement !
Bon, pour faire rapidement un résumé de ma journée : réveillée trop tôt, je me suis rendormie dans le canapé devant Docteur House, accompagnée de mon coloc Guillaume qui s'est oublié et n'est pas allé bosser aujourd'hui. Du coup nous avons fait mes larves ensemble jusqu'à midi...
A midi, petit coup de speed, car j'ai réalisé qu'on était vendredi, alors que je me croyais jeudi... Mince ! C'est ce soir que je vais faire ma première virée dans les pubs de Dublin...
Il me faut absolument un numéro de téléphone irlandais : si jamais je me fais draguer, faut bien que je puisse garder contact !
Il me faut absolument des draps : si jamais je me fais draguer, qu'il est mignon, et que je suis saoule et terriblement attirée sexuelement, je préfère que ça se passe dans un lit correct !
Du coup, parce qu'il vaut mieux être préparée à tout, je suis partie faire une virée shopping, et voici mon butin : deux parures de draps pour 20 euro, rien à dire, une couverture supplémentaire, un nouveau téléphone à 49 euros, mais plus qu'à 29 si on exclu les 20 euros de crédit compris à l'achat ( mon numéro irlandais étant le 0851569380, +353, même si je conserve celui français...)et évidemment une bouteille de vodka (à 14 euro la moins chère, le double du prix français, aïe !)
Une fois rentrée, j'ai installée ma chambre, téléphoné à mon contact à propos d'un éventuel job dans un restaurant (ça s'annonce bien)... et là, alors que les deux hommes font le ménage, j'écris mon blog : la bonne excuse !
Donc si on résume en moins d'une semaine, je :
- me suis installée dans mon nouvelle appartement
- me suis procuré un pps number
- me suis fait un numéro de téléphone anglais
Il ne me reste plus qu'à ouvrir un compte en banque (mais j'ai besoin du pps number, qui n'arrive que dans une semaine) et je serait fin prête à me lancer dans mes recherches d'emploi !
Si ça c'est pas de l'adaptation vitesse grand V !
Ce soir, première cuite en perspective, mais bien méritée, après tout ce que j'ai fait en si peu de temps. Le récit de ma soirée, dès demain sur mon blog, soyez-en sûrs !
Dublin, gare à toi, Mademoiselle Manue s'apprête à te conquérir !
dimanche 8 mars 2009
004- Au bout du fil
Un numéro de téléphone, c'est banal en soi, on ne peut plus anodin.
Aujourd'hui tout le monde en a un, voire deux ou plus.
Nos répertoires foisonnent de ces suites de chiffres : ceux qu'on compose souvent, ceux qu'on n'ose pas appeler, ceux dont on ne sait même plus à qui ils appartiennent, ceux qu'on garde alors qu'on n'a plus de contact avec la personne depuis une éternité, ceux dont on sait pertinemment qu'ils sont faux etc.
Et pourtant, malgré l'ordinarité de ce fait, on ne peut qu'admettre l'importance qu'il a pris dans nos quotidiens.
Il y a peu de temps de cela, je me suis fait volé mon portable, et c'est dingue la cascade de conséquences que ça a pu avoir !
En vous épargnant tous les détails, j'en suis tout de même arrivée à squater dans un hall d'entrée, dont le minuteur s'éteignait toutes les cinq minutes, et ça après avoir poireauté dehors, dans la nuit et le froid,vingt minutes, qu'une personne rentre dans l'immeuble pour y accéder, à ce fameux hall.
Là, la personne (bon d'accord le mec) que je voulais voir était évidemment absente, je me suis donc cassé la tête à lui écrire un mot "neutre et détaché", qui s'est transformé en lettre, puisque j'ai la fâcheuse tendance à me justifier sans fin quand il s'agit de faire croire que je m'en fous alors que c'est loin d'être le cas.
Evidemment, ça ne passait pas sous sa porte...
Bref, le mec s'est avéré être un gros relou, frôlant la schizophrénie, et la cruauté indécise, donc passons.
Revenons-en aux numéros de téléphone, car outre ceux que l'on perd (et qu'on s'acharne à récupérer pour rien) il y a avant tout ceux que l'on donne.
Ce weekend, soirée bien arrosée au Sirius comme le veut la coutume, je me suis enfin décidée à laisser mon numéro à un serveur qui depuis quelque temps, est tout plein d'attentions envers moi.
Je pourrais même dire qu'il a sorti le grand jeu : glaçons dans le décolleté, coups de torchons aux fesses, "faux" shooter cadeau pour mon anniversaire (grenadine+eau), vraiment le genre de type auquel on ne résiste pas, n'est-ce pas?
Bon ok, il s'est montré plus que maladroit, mais il a aussi assuré la plupart du temps, donc finalement, hier soir, j'ai vite fait griffoné mon nom et mon portable sur un bout de papier, et je le lui ai laissé en partant.
Et depuis, j'attends...
C'est affreux comme cet acte, bénin, puisque s'il n'aboutit pas, on se dit qu'on aura au moins essayé et que c'est pas grave, de toute façon, ce type, on le connaît même pas, peut peser sur la conscience, ou plutôt sur l'inconscient...
On se demande si on a été trop audacieuse, si on a inventé ses regards insistants, ses remarques ambigües, on se demande si à ce moment précis, le mec en question, se fout de votre gueule avec un pote ou s'il a simplement zappé, ayant jeté le mot aussitôt après que vous avez tourné le dos.
Bref, comme quoi, un numéro de téléphone, ça perturbe sacrément le quotidien. C'est presque la formule magique des temps modernes!
Une sorte de sort, d'incantation vaudoue, qui a la main mise sur notre humeur, nos émotions, voire notre corps !!!
Enfin, je raconte n'importe quoi en bref, puisqu'en réalité, le problème ce n'est pas tant le numéro que le mec qu'il y a derrière.
Non, en fait le vrai problème, le problème fondamental, c'est les mecs en général, le genre masculin dans sa totalité.
Oui, finalement, tout ça pour dire ce que tout le monde sait, les mecs, c'est toute une histoire, l'histoire d'une vie même !
Aujourd'hui tout le monde en a un, voire deux ou plus.
Nos répertoires foisonnent de ces suites de chiffres : ceux qu'on compose souvent, ceux qu'on n'ose pas appeler, ceux dont on ne sait même plus à qui ils appartiennent, ceux qu'on garde alors qu'on n'a plus de contact avec la personne depuis une éternité, ceux dont on sait pertinemment qu'ils sont faux etc.
Et pourtant, malgré l'ordinarité de ce fait, on ne peut qu'admettre l'importance qu'il a pris dans nos quotidiens.
Il y a peu de temps de cela, je me suis fait volé mon portable, et c'est dingue la cascade de conséquences que ça a pu avoir !
En vous épargnant tous les détails, j'en suis tout de même arrivée à squater dans un hall d'entrée, dont le minuteur s'éteignait toutes les cinq minutes, et ça après avoir poireauté dehors, dans la nuit et le froid,vingt minutes, qu'une personne rentre dans l'immeuble pour y accéder, à ce fameux hall.
Là, la personne (bon d'accord le mec) que je voulais voir était évidemment absente, je me suis donc cassé la tête à lui écrire un mot "neutre et détaché", qui s'est transformé en lettre, puisque j'ai la fâcheuse tendance à me justifier sans fin quand il s'agit de faire croire que je m'en fous alors que c'est loin d'être le cas.
Evidemment, ça ne passait pas sous sa porte...
Bref, le mec s'est avéré être un gros relou, frôlant la schizophrénie, et la cruauté indécise, donc passons.
Revenons-en aux numéros de téléphone, car outre ceux que l'on perd (et qu'on s'acharne à récupérer pour rien) il y a avant tout ceux que l'on donne.
Ce weekend, soirée bien arrosée au Sirius comme le veut la coutume, je me suis enfin décidée à laisser mon numéro à un serveur qui depuis quelque temps, est tout plein d'attentions envers moi.
Je pourrais même dire qu'il a sorti le grand jeu : glaçons dans le décolleté, coups de torchons aux fesses, "faux" shooter cadeau pour mon anniversaire (grenadine+eau), vraiment le genre de type auquel on ne résiste pas, n'est-ce pas?
Bon ok, il s'est montré plus que maladroit, mais il a aussi assuré la plupart du temps, donc finalement, hier soir, j'ai vite fait griffoné mon nom et mon portable sur un bout de papier, et je le lui ai laissé en partant.
Et depuis, j'attends...
C'est affreux comme cet acte, bénin, puisque s'il n'aboutit pas, on se dit qu'on aura au moins essayé et que c'est pas grave, de toute façon, ce type, on le connaît même pas, peut peser sur la conscience, ou plutôt sur l'inconscient...
On se demande si on a été trop audacieuse, si on a inventé ses regards insistants, ses remarques ambigües, on se demande si à ce moment précis, le mec en question, se fout de votre gueule avec un pote ou s'il a simplement zappé, ayant jeté le mot aussitôt après que vous avez tourné le dos.
Bref, comme quoi, un numéro de téléphone, ça perturbe sacrément le quotidien. C'est presque la formule magique des temps modernes!
Une sorte de sort, d'incantation vaudoue, qui a la main mise sur notre humeur, nos émotions, voire notre corps !!!
Enfin, je raconte n'importe quoi en bref, puisqu'en réalité, le problème ce n'est pas tant le numéro que le mec qu'il y a derrière.
Non, en fait le vrai problème, le problème fondamental, c'est les mecs en général, le genre masculin dans sa totalité.
Oui, finalement, tout ça pour dire ce que tout le monde sait, les mecs, c'est toute une histoire, l'histoire d'une vie même !
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