jeudi 30 avril 2009

032- Impulsion crétine

Le 1er mai, ou la fête du travail... Quelle belle tradition !

Cependant, depuis quelques années, cette fête me rappelle automatiquement mon ex, Alexandre, avec qui j'ai eu ma plus longue relation ( un an !).

A vrai dire cela fait déjà trois ans que l'on a rompu, et qu'on ne s'est quasiment jamais revus, ni même rappelés depuis.

Mais le destin semble s'être acharné à nous mettre sur le route l'un de l'autre et je n'ai pas arrêté de le croiser ces six derniers mois.

Et là, comme l'idiote que je suis, je lui ai envoyé un message pour son anniversaire : "Bon anniversaire. Plein de pensées pour toi. Bisous"

Il a immédiatement rappelé, prétextant qu'il n'avait pas mon nouveau numéro, alors que je n'en ai pas changé depuis 5 ans... Suspect.

Bref, le fait est que je n'arrive pas à savoir pourquoi on finit toujours par oublier pourquoi on a quitté quelqu'un... Pourquoi on en arrive à se demander si finalement ça ne pourrait pas marcher entre nous...Pourquoi un ex petit ami ne devient jamais totalement dérisoire... Pourquoi il y a toujours une petite part de nous qui continue de l'envisager...

Ce qui est dingue, mais vraiment dingue, c'est qu'actuellement, je ne me souviens que du fait qu'il est beau, qu'il fait l'amour comme un dieu et qu'il est adorablement gentil et attentionné.

Et tout ça parce que je l'ai recroisé par hasard !

La vie est quand même une sacrée garce : alors que c'est moi qui l'ai quitté, que j'avais parfaitement fait mon deuil de notre relation, fait une croix sur lui et que je continuais mon bonhomme de chemin tranquillement et sereinement... Elle me le rebalance en pleine figure plus beau et plus gentil que jamais...

Et là, c'est le drame... le doute s'insinue...

Et si j'avais fait la plus grosse erreur de ma vie en le quittant ? Et si c'était lui l'homme de ma vie et que je l'avais laissé filer ? Et si...? C'est interminable, on ne s'en sort plus !

Mais voilà, c'est trop tard, les dés sont jetés, on a décidé de se revoir prochainement, de passer une soirée ensemble... Et je ne sais pas quoi en penser, si ce n'est que je suis une idiote et que je n'aurais jamais dû céder à la tentation de lui envoyé un message !

Qui se souvient de la date d'anniversaire de son ex, si ce n'est une personne encore un peu attachée ?

Alors voilà, je suis la plus grande crétine de ce siècle et pour oublier ma honte, je vais aller boire copieusement, draguer sans modération, et, qui sait, peut-être ramener quelqu'un, histoire de me prouver que je ne ressens strictement plus rien pour mon ex.

Mais le fait est là, l'accord tacite de ne jamais revoir un ex vient d'être brisé.

Aïe, aïe, aïe !

031- Je suis horizontale

J'ai fait quelques années de thérapie lors de mon adolescence, et je peux aujourd'hui affirmer que ça n'aura pas été inutile.

Outre le fait que ça m'aura évité un suicide probable, ou pire une longue vie de m... Ca m'a avant tout apporté une certaine capacité à l'introspection.

Je me connais plutôt bien, et comme j'ai quelques tendances narcissiques, j'aime m'analyser, me disséquer, comprendre mon fonctionnement.

Grâce à mes longues réflexions sur moi-même, j'en suis arrivée au fait que je suis une personne horizontale.

Non, ne songez pas immédiatement au sous-entendu sexuel de la chose... J'explique.

Une personne horizontale est, par définition, quelqu'un qui a énormément de centres d'intérêts, des dizaines à vrai dire. Elle est d'ailleurs souvent indécise, voire tiraillée, parce qu'elle ne sait que choisir. C'est ainsi qu'on se retrouve dans un double cursus universitaire, parce qu'on est incapable de choisir entre sa majeure ou sa mineure, ou encore qu'on accumule les options au lycée, ce qui est mon cas. Une personne horizontale est de celles qui s'ennuient rarement dans les soirées car tous les sujets (ou presque) peuvent l'intéresser. Une personne horizontale est rarement ponctuelle car elle ne dit jamais non, et du coup accepte trois rendez-vous dans la même après-midi, malgré le fait que ça soit physiquement impossible. Une personne horizontale a une garde-robe très éclectique, avec plusieurs styles, qu'elle fait varier en fonction de ses humeurs. Cependant, comme elle est éparpillée, elle ne fait rien à fond. Une personne horizontale peut discuter d'un tas de sujets, mais n'en approfondir réellement aucun. Une personne horizontale va s'entendre avec énormément de personnes très différentes les unes des autres, ce qui lui posera d'ailleurs certains problèmes diplomatiques parfois. Bref, ce sont fondamentalement des personnes curieuses et gourmandes, qui hésitent durant une heure devant la carte d'un restaurant, qui ont du mal à savoir quel film elles vont voir, qui ont des tendances dépensières (bah oui, autant tout acheter, ça évite de se prendre la tête), etc.

En face, il y a les personnes verticales. A l'inverse, celles-ci ont définitivement un nombre fini de centres d'intérêts qui deviennent des passions. En effet, sachant parfaitement ce qu'elles aiment ou non, ce qui les intéresse ou pas, ces personnes se donnent à fond dans ce qu'elles aiment, et sont de véritables encyclopédies dans leurs domaines de prédilection. Ce sont généralement des gens qui ont une bande d'amis assez stable, où tout le monde s'entend relativement bien et finit par devenir un membre à part entière. Ces personnes savent où sont leurs priorités, et en conséquence savent choisir et respecter un engagement. Sans entrer dans les clichés, on sait exactement quelle fringue leur acheter, quel album leur offrir, non pas qu'elles soient prévisibles, elles sont avant tout affirmées dans leurs goûts. Elles savent exactement ce qu'elles vont prendre au McDonald's (elle ne feront pas une queue d'une demie heure au drive), elles ont leurs endroits fétiches, des cartes de fidélités, des abonnements. Ces personnes sont souvent les "habitués", ceux que l'on admire parce qu'ils connaissent le patron, ou rentrent sans faire la queue. Bref, ce sont des passionnés insatiables, qui sont toujours en quête des dernières informations, qui connaissent des tas de réponses, des tas d'explications. C'est le genre de personne, qui malgré vous, vous épate par sa maîtrise et sa connaissance.

Biensûr cette théorie n'est pas manichéenne, on n'est pas soit l'un, soit l'autre, soit rien. Disons que ce sont plutôt deux pôles et que les gens sont plus près de l'un ou de l'autre, de manière plus ou moins marquée.

De plus, je ne prétends en aucun cas qu'être horizontal est mieux qu'être vertical, parce que moi-même j'ai plus tendance à être horizontale. Au contraire, je suis fascinée et attirée par les personnes verticales.

J'admire ces gens capables de me captiver et de me parler des heures durant d'un sujet. C'est une manière agréable d'apprendre, de rencontrer, de partager, de confronter, de découvrir, etc.

Enfin voilà, je tenais à faire partager cette réflexion que j'ai eu sur moi-même et sur les autres.

Elle m'a permis de m'apercevoir que j'adorais les pro de l'informatique, les calés en politique, les passionnés de musique, les connaisseurs d'art. Et qu'en revanche, je détestais ceux qui réduisent tout à la logique, ou à la légalité.

Et vous ? Plutôt horizontal ou vertical ?

mercredi 29 avril 2009

030- Interview de moi-même par moi-même

Cette semaine, j'ai des engagements tous les soirs...

En fait, cette année, presque toutes les semaines, je sors au moins cinq soirs sur sept...

C'est l'avantage d'avoir une faculté en grève, des potes à mi-temps ou au chômage (ou étudiants aussi ), et d'habiter à Lyon où il y a, somme toute, toujours quelque chose à faire.

Pour être franche, je ne suis jamais autant sortie de ma vie, et je m'interroge.

Est-ce parce que je m'apprête à partir assez loin pour assez longtemps ?

Oui, j'ai envie de profiter un maximum de tous ces gens, qui, même s'ils viennent me voir en Irlande, ne le feront pas tous les weekends. J'ai envie de nous forger des souvenirs ensemble. Des souvenirs qui me remontrons le moral quand je galérerai à faire des rencontres à Dublin et, avant tout, des souvenirs qui sont un peu comme la garantie que eux non plus ne m'oublieront pas et seront là à mon retour.

Est-ce parce que je n'ai pas d'appartement à moi ?

Oui, j'ai eu pendant trois ans des colocations très fusionnelles. Je ne vivais pas seulement avec mes colocataires, je sortais avec elles, je partais en vacances avec elles, je faisais tout avec elles. On allait même au médecin ensemble, c'est pour dire. Du coup, je leur consacrais tout mon temps, toute mon amitié et cela me suffisait... Et je ne voyais pas l'intérêt de faire de nouvelles rencontres et même si j'en faisais ( je suis tout de même très sociable ) ça restait très "superficiel". Aujourd'hui, je constate que je me suis ouverte aux autres personnes et que je leur laisse une chance de devenir de vrais amis. Mon cercle s'est largement agrandi. Et puis, quand on a un appartement comme le mien avant, on a plus la flemme d'en bouger, on reçoit beaucoup, mais on va peu chez les autres. Aujourd'hui, ne pouvant recevoir car, d'une, je ne suis pas chez moi, et, de deux, 15m², c'est quand même restreint, et bien la motivation vient d'elle même et je n'hésite plus du tout à papilloner à droite et à gauche.

Est-ce parce que ma faculté est en grève depuis février ?

Oui, faire deux licences en même temps, même si j'ai des facilités et que je ne suis pas spécialement bosseuse, ça demande du temps et des sacrifices. Le fait de ne pas avoir de contrôle continu comme des dissertations, des dossiers ou des exposés, ça libère quand même pas mal de soirées et surtout beaucoup d'énergie. Alors, sachant pertinemment qu'elle va réouvrir sous peu et que je vais être engloutie sous une avalanche de boulot, je profite tant que c'est encore possible.

Est-ce parce que c'est la crise ?

Je ne crois pas, mais j'avais envie de poser cette question, vu que c'est la mode en ce moment. Eh oui, mon blog ne serait pas fidèle à mon époque si je n'y parlais pas au moins une fois de la crise !

Alors voilà, je passe le plus clair de mon temps à sortir, soit dans des soirées abracadabrantes avec des fins rocambolesques, soit dans des soirées plus calmes, mais tardives tout de même, et là, je commence à en sentir les effets.

Je fatigue grave... j'ai même fait la sieste cet après-midi, pendant deux longues heures et je suis encore fatiguée. Mais pourtant, comme un bon petit soldat, je vais aller me doucher, me préparer et me rendre à ma soirée, sans me plaindre, avec de l'enthousiasme et de la bonne humeur.

Et oui, car il y a toujours une bonne raison de faire la fête, toujours une bonne excuse pour sortir, toujours une décale impressionnante de mauvais foi pour justifier une vie décadante.

Car oui, tout ce que je viens d'écrire, plus que vous expliquer les raisons de mes choix de vie, me sert avant tout d'argumentation pour moi-même. J'ai besoin de me convaincre, sinon, je sens que je commencerais déjà à culpabiliser, et sincèrement, j'en aurais pour un certain temps...

Alors, si, j'afirme que j'ai d'excellentes raisons de m'épuiser !

lundi 27 avril 2009

029-Bis

C'est étrange, mon blog n'est ni à la bonne date, ni à la bonne heure...

Non pas que ça soit d'une importance capitale pour moi, qui ne porte pas de montre, qui suis régulièrement en retard, et qui me crois encore en 2008 des fois...

Mais bon, si quelqu'un sait m'expliquer comment je peux faire pour régler tout ça, il sera le bienvenu et aura toute ma reconnaissance...

Bah oui quoi, là, pour moi, il est dimanche 26/04, 1H30, et mon blog dit que mon message date du 24/04 à 14H et quelques, du coup, ça m'ôte toute crédibilité, sachant que je n'en avais déjà pas beaucoup...

Bref, j'en appelle à tous les génies du claviers, les dieux d'Internet, les maîtres des blogs afin qu'ils viennent en aide à une païenne récemment reconvertie.

Alea jacta est.

vendredi 24 avril 2009

029- C'est beau la Normandie comme le dit ma tante Marie..

Wouah ! 1400 km dans le weekend pour aller se prendre une cuite mémorable, affublée d'une perruque rose fluo avec des mèches vertes dans les rues d'Alençon (Normandie)... ça valait grave le coup !


Et malgré la fatigue, les dizaines d'heures de route, les rares de sommeil, les nausées nocturnes et la gueule de bois, je reste fidèle au poste et vaillamment, j'écris.


Enterrer une vie de jeune fille, ce n'est pas de tout repos, mais pour le coup, ça donnerait presque envie de se marier, tant le principe est sympa.


Récapitulons vite fait : il s'agit, le temps d'une journée très alcoolisée, de faire faire un maximum de trucs ridicules et parfois vaches à la future mariée, afin qu'elle n'ait aucun regret le jour fatidique. Elle aura vraiment fait les 400 coups avant de se caser !


Levée à 7h du mat' le samedi (alors qu'on était arrivées dans la nuit à 2H avec mes soeurs : on s'est perdues sur la route, évidemment, vu qu'on est parties à l'arrach' sans plan, ni itinéraire, ni carte... no comment), au rhum à 10H, je crois qu'il est inutile de préciser mon état au cours de cette journée !


Bref, tout ça pour dire à quel point j'aime ces expéditions. Plus elles sont désorganisées, improvisées, fatiguantes, limites déraisonnables, plus je me sens vivre.


D'une, j'adore les road trips. Rouler durant des heures, voir les paysages défiler à toute vitesse derrière la fenêtre, en papotant, en chantant, ou en s'engueulant sur la route à suivre, c'est vraiment quelque chose à faire. Le sentiment de liberté que l'on éprouve lorsqu'on est au volant, cette impression que le monde vous appartient, que vous n'avez qu'à tendre la main pour le saisir et le découvrir, c'est vraiment le pied !


De deux, j'aime être "l'étrangère". Le dépaysement, c'est à la fois vivifiant et glorifiant. Je m'explique, c'est super agréable de sortir de la routine, de faire la fête avec des gens qu'on ne voit pas souvent, ou même, qu'on n'a jamais vus parce que ça amène de la nouveauté. Mais en même temps, pour ces personnes, c'est toi la nouveauté, l'expatriée, la lyonnaise en Normandie, donc malgré toi, tu te fais la digne représentante du 6-9, et tu montres qu'à Lyon aussi on sait faire la fête !


De trois, pour mes cousines Bontemps, je traverserais la France de long en large sans hésitation. Confère 016-Ceux qui me manqueront, et vous vous rappellerez que ce sont ces filles qui m'ont éduquée au monde de la nuit. C'est peut-être cinq heures de route pour les rejoindre, mais c'est aussi la garantie totale et absolue d'une soirée déjantée et inoubliable avec son lot de fous rires et de cul-secs !

Bref, tout ça pour dire que ça a été 48 heures fantastiquement fantastiques et que même si je sais d'avance que je vais avoir du mal à m'en remettre sachant que j'ai d'ores et déjà trois soirées prévues cette semaine, que je remets ça dans deux semaines, et que je n'ai plus 16 ans et une capacité de récupération surhumaine, je n'ai absolument aucun regret.

Bon, dans quatre heures et demi je vais devoir me lever et aller surveiller des collégiens en pleine poussée d'hormones... ainsi que remplir mon dossier erasmus pour l'Irlande !!!

Car, oui, depuis vendredi, 18H, c'est officiel : j'aurais mes fesses dans un avion pour Dublin en août !!! (mais ça fera l'objet d'un prochain article)

Donc, sur ces excellentes nouvelles, je vais aller dormir du sommeil du juste.

jeudi 23 avril 2009

028- Madame Manue ?

Je vieillis.

Non, je n'ai pas les seins qui tombent, la mémoire qui flanche ou encore d'horribles rhumatismes qui me paralysent dès que je reste debout trop longtemps.

Non, je n'ai pas non plus l'impression de devenir pleinement adulte : envisager un crédit sur trente ans, faire des bébés, économiser pour un plan épargne retraite, tout ça c'est encore du domaine de l'inconnu pour moi.

Non, je n'ai pas acquis une maturité exemplaire, une sagesse remarquable, une expérience admirable.

Finalement, si j'avais une vision nombriliste de la chose, je dirais que depuis le lycée, j'ai peu changé, si ce n'est que je suis désormais indépendante et autonome. Et toujours selon cette vision, le terme le plus adéquat serait "je m'épanouis".

Cependant, il se trouve que contrairement à l'Irlande, l'Homme n'est pas une île, il évolue au sein de la société.

Et c'est cette société qui me fait clairement remarquer que je vieillis.

Maintenant l'adorable "mademoiselle" a une fâcheuse tendance à se transformer en "madame" quand on me cède le passage ou qu'on m'ouvre une porte.

Maintenant on ne me demande plus ma carte d'identité afin de vérifier si je suis réellement majeure, on demande plus ma carte étudiante pour s'assurer que j'en suis encore une.

Maintenant j'envisage des mecs de trente ans sans réticence, alors qu'avant ça me semblait limite être gérontophile.

Maintenant, je ne suis plus invitée à des 18 ans, à des fêtes pour le bac, à des fêtes pour le permis, à des crémaillères monstrueuses dans des appartements minuscules meublés à l'arrache.

Maintenant, je suis invitée à des trente ans, à des mariages, à des enterrements de vie de jeune fille, au baptème de l'enfant d'une amie.

Ca ne me dérange pas vraiment, on sait encore faire la fête une fois l'adolescence passée, je dirais même qu'on la fait mieux. Plus de plans/galères du genre pas assez d'alcool, pas de voiture pour rentrer, permission de 2H, etc.

Vieillir ne me dérange pas en soi, d'ailleurs je veux avoir des cheveux blancs, un visage tout ridé et la sérénité des personnes qui ont bien vécu.

En revanche, je n'aime pas être pressée. Et j'ai l'impression qu'il me reste encore un milliard de choses à faire durant ma jeunesse folle et intrépide mais que l'échéance finale se rapproche à vitesse grand V !

Je veux voyager, beaucoup, énormément, passionément.

Je veux étudier et apprendre encore et encore, assise tranquillement au fond d'un amphi.

Je veux m'amuser, prolonger ses nuits folles sans lendemain, avec leurs excès et leurs abus sans grande conséquence (je supporte encore bien les nuits blanches, les cuites, etc).

Mais je sais aussi que je ne veux pas être de ces adulescents atteints du phénomène "Tanguy".

A quel âge peut-on dire de quelqu'un que c'est un adulescent terrifié par le monde adulte ?

A quel âge ça ne devient plus positif de faire des "p'tits boulots" ?

A quel âge l'expression "il profite de ..." se transforme en "il évite de ..." ?

Peu importe, le fait est que le laps de temps où tous les avantages de la jeunesse et du monde adulte sont réunis est très court, trop court.

On n'a à peine le temps de s'émanciper que déjà on devient stable, on s'arrête, on se pose.

Je vieillis.

027- Notice d'utilisation

C'est étrange comme la plupart des gens rechignent à laisser des commentaires...

Ils lisent ton blog, tu le sais, puisqu'ils t'en parlent, y font référence, et même le commentent... MAIS de vive voix !

J'avoue que c'est toujours une agréable surprise quand au cours d'une conversation, j'apprends que quelqu'un m'a lue, voire me lit régulièrement...MAIS...

Je suis chiante par définition.

Alors, pour tous ceux qui utilisent comme excuse " j'y arrive pas, ça marche pas" : déroulez l'onglet et choississez compte google, vous vous le créez, ça n'engage strictement à rien, et après plus de problème, vous pourrez m'écrire tant que vous voulez...

Pas de mauvaise volonté, ça prend cinq petites minutes, et il suffit juste d'avoir une adresse mail et de savoir lire, et ça je sais pertinemment que tous ceux qui me lisent ont les possibilités de le faire.

Donc l'excuse technique n'existe plus, vous êtes tous officiellement informés.

Pour ceux qui disent qu'ils ne savent pas quoi écrire, je leur réponds que moi non plus la plupart du temps. Et tout comme l'appétit vient en mangeant, je dirais que l'inspiration vient en écrivant...

(woauh, c'est trop beau ce que je viens de dire !)

Pour vous prouver ma bonne foi, je vais vous faire une confidence : je ne sais jamais d'avance quel titre je vais donner à un article, car je ne sais jamais d'avance quel va être son thème principal. D'ailleurs celui-ci s'appelle actuellement 027-. Ca vous en bouche un coin, hein ?

Et puis c'est pas un concours de rhétorique, c'est un lieu de communication et d'échange, alors échangeons sans complexe !

(wouah, je suis particulièrement inspirée aujourd'hui... Joie ! Joie ! Joie !)

Sinon, à ceux qui ne trouvent pas mon blog, inutile de donner le moindre conseil, puisqu'ils ne liront sans doute jamais cet article.

A ceux qui n'ont pas le temps... Prenez-le, m...! Montrez-moi un minimum d'intérêt !

A ceux, qui sous prétexte qu'ils me voient tous les jours, ne voient pas l'utilité de m'écrire, je réponds que toutes mes allusiosn ne sont pas anodines et que si je les bassine avec mon blog c'est pas pour rien !

Et puis, si vous ne prenez pas les bonnes habitudes maintenant, vous ne les aurez pas quand je serai loin à Dublin, isolée sur une île. Et, misérable, je guetterai désespérement vos commentaires qui ne viendront pas, évidemment !

Un peu de compassion, s'il vous plaît !

Et puis si c'est parce que vous n'aimez pas, bah continuez de vous abstenir, en fait je préfère.

Bon, ça ne se fait sûrement pas "d'enguirlander" ainsi son lectorat potentiel, et je sais que c'est parfaitement pathétique... MAIS...

Je suis chiante par définition.

Et même si je sais d'avance que cet article est sans doute un des plus lamentables, minables, pitoyables que j'ai pu rédigé, qu'il est difficile d'y réagir, qu'il n'y a même rien à en dire.

Bah...

Je reste et demeure chiante par définition.

lundi 20 avril 2009

026- Connexions

Je ne sais pas si c'est monnaie courante dans l'univers des bloggeurs, mais cet article est une sorte de réaction à retardement à l'article 386- Mirrors de Ben Reilly.

(http://thebestplace.fr/2009/04/20/386-%e2%80%93-mirrors/)

Disons que sa lecture m'a conduite à une réflexion sur les rapports humains.

Il paraît que lorsque l'on rencontre une personne, tout se joue dans la première minute du contact, voire au premier regard. Cette observation abonde en faveur de la véracité du "coup de foudre". Mais au-delà, elle réaffirme aussi l'importance des apparences, du paralangage et du non-langage.

Je m'explique : le paralangage est constitué par tout un système arbitraire de signes reconnus dans des sociétés plus ou moins larges. Par exemple l'alliance qui témoigne d'un engagement marital, ou encore la soutane qui témoigne d'un engagement religieux. Bref, notre tenue vestimentaire et tous les accessoires qui la composent reflètent notre appartenance plus ou moins prononcée à une catégorie sociale. D'ailleurs c'est de là que découlent les appelations punk, racaille, skateur, babos, etc.

Ensuite, il y a le non-langage, ou la communication indicielle, c'est à dire les indices que l'on donne involontairement à notre interlocuteur. L'accent, par exemple, va nous trahir, comme le dit si bien l'expression. Lors d'un entretien notre nervosité va s'exprimer par un tremblement de la voix, une sudation excessive, ou encore un regard fuyant. Donc, en plus de notre dégaine, notre attitude, elle aussi, envoit des messages.

Et à cela vient s'ajouter la théorie des atomes crochus : lors d'une rencontre entre deux personnes, les corps s'échangent plus ou moins d'atomes et cela de manière complètement incontrôlable et imprévisible. Il semblerait que plus le nombres d'atomes échangés est important, plus il y ait ce fameux feeling entre les deux.

Ainsi, si on résume, lorsque l'on rencontre un parfait inconnu, en moins d'une minute, il y a un échange considérable d'informations qui se transmettent mutuellement et qui vont influer sur l'envie de chacun de poursuivre ou non l'expérience.

Mais, j'ai bien précisé dans le cas d'une rencontre avec un parfait inconnu. Or, lorsque l'on rencontre quelqu'un avec qui on a fait connaissance sur internet, est-ce la même chose ?

Il arrive régulièrement à des gens de se décider à se parler de visu et cela après une période plus ou moins longue d'échanges virtuels.

Il y a donc une sorte d'inversion de l'ordre canonique de la rencontre, puisqu'on a d'abord discuté avec la personne avant d'avoir eu le premier contact "filtrant".

Mais, pour être franche, je doute que la complicité virtuelle établie au préalable ait beaucoup d'influence... Je crois que dans certains cas, Internet ne fait que retarder l'inévitable, c'est à dire l'absence totale d'affinités, malgré de nombreux points communs existants... La faute aux atomes crochus ? A notre pseudo-personnalité trop éloignée de nous ?

Et dans le cas inverse, où affinités il y a, naturellement une sorte de table rase est faite, et on repart de zéro, on réapprend à se connaître, on reparle des mêmes choses, mais en vrai, avec peut-être un peu moins de surprise les premiers temps...

Bref, Internet ne permet pas de connaître une personne, parce que finalement, plus que ce qu'il dit, pense, raconte, etc, il y a tout cette dimension physico-matérielle qui entre en ligne de compte et qui n'est pas perceptible virtuellement.

Ainsi, le premier vrai contact reste et demeure le test décisif entre deux personnes.

Et je dis cela sans émettre aucun avis à ce sujet, à savoir si c'est bien ou pas, juste ou non, puisque c'est un fait.

Alors, aux éternels défenseurs de la célèbre "beauté intérieure", qui rejettent la superficialité et crachent sur les préjugés, je rappelle qu'il n'existe aucun accès direct à cette partie de notre être et qu'on ne peut, par conséquent, pas repprocher aux gens de ne pas la voir, si soi-même on ne se met pas en mode communicatif.

L'image, encore l'image, toujours l'image, c'est indéniable.

dimanche 19 avril 2009

025- Bis

Petite précision non négligeable.

Mon message précédent était plein de gaieté et de joie de vivre, mais il omet une part importante de la vérité.

Heureusement, mon père est passé à l'appartement et m'a bien remis en tête la totalité des faits.

Car oui, quand en plus d'être sans appartement, en galère de tunes, ses parents divorcent de la manière la plus sale et la plus irrespectueuse qui soit, on a vraiment de bonnes raisons de se bourrer la gueule, de se mettre dans des états minables.

C'est sans doute lâche, même malsain, mais honnêtement, quand au bout de vingt-deux ans, les adultes qui vous ont servi de modèles, vous ont éduquée, vous ont guidée toute votre vie se trainent mutuellement dans la boue, se jettent plus bas que terre, perdent tout respect l'un pour l'autre et méprisent tout ce qui leur rappelle leur ancien couple, y compris les enfants, et ben ça fait un bien fou d'oublier, ou mieux de savoir mais de ne rien ressentir.

Et l'alcool est un bon facteur d'amnésie, et un excellent anesthésiant, même s'il n'agit que temporairement.

Alors voilà, au-delà de faire la fête, de profiter de ses belles années, c'est aussi une manière d'empêcher des imbéciles de vous les gâcher que de s'enivrer tous les weekends et jours fériés !

Faire la fête pour oublier un instant la misère...

025- Désolée pour hier soir...

Quand je me réveille avec un mal de crâne et des nausées aussi horribles, je serais tentée de me dire : plus jamais.

Fini la vodka premier prix, fini les repas uniquement liquides, fini de boire jusqu'à en vomir, plusieurs fois dans la nuit. Fini, fini, fini.

Et pourtant, je sais pertinemment que dès que l'occasion se représentera, je serai incapable de résister à la tentation plus de trente secondes.

J'adore faire la fête, c'est plus fort que moi !

Tout comme personne ne peut s'empêcher de regarder une jolie fille qui passe, je ne peux pas refuser une invitation.

Bon je sais ce que la plupart des gens répondraient " On peut s'amuser sans boire ! L'alcool n'est pas nécessaire pour faire la fête ! Les gens bourrés c'est même plutôt relou ! etc"

Je suis parfaitement d'accord, j'ai de nombreuses fois passé d'excellentes soirées sans une goutte d'alcool. Par exemple, une nuit blanche en boîte de nuit, avec deux copines, toutes les trois déguisées, avec en tout et pour tout, un verre de coca dans le sang !

Mais par expérience, connaissant toutes les manières de faire la fête, déchirée ou non, je crois que ceux qui ont inventé le slogan "sans alcool, la fête est plus folle" se sont bien foutu de la gueule du monde, si je peux me permettre d'être aussi vulgaire.

Parce que soyons sincères, certes la "gueule de bois" ce n'est pas agréable, mais si on fait abstraction de ce fait, voire mieux, si on est capable de s'arrêter avant, on ne peut qu'admettre que lorsqu'on est ivre, le monde est bien plus marrant !

Plus d'inhibitions, disparus les complexes, envolée la timidité, adieu les convenances, fini la politesse et bonjour folie !

J'aime être saoule, parce que ça me procure la meilleure excuse du monde pour enfin faire exploser ce carcan social qui m'oppresse au quotidien. Attention, je ne suis pas en train de dire que je joue un rôle les jours de semaine, non, seulement ça me permet de relâcher la pression, d'évacuer le stress et la frustration de cinquante heures d'études et de boulot hebdomadaires...

Et puis, l'ébriété, c'est quand même une circonstance atténuante... même s'il ne faut pas en abuser !

Et comme je sais intimement que cette période ne durera pas éternellement, que bientôt j'entrerai dans l'ère des bons repas bien arrosés entre adultes, j'avoue que je n'ai que peu de scrupules. Certes, ça sera sympa aussi, je n'en doute pas, mais je suis certaine que je serai tout de même heureuse d'avoir profité un maximum de mon célibat et de mon indépendance actuels.

Tout comme je repense toujours avec plaisir à mes années lycée baignées d'insouciance, d'irresponsabilité, de bière et de vin blanc en bouteilles plastiques immondes !

Disons que je n'ai pas peur de changer, d'évoluer, je veux juste ne pas avoir de regrets, de sensation de jeunesse trop vite écourtée.

Ce qui me fait sourire en revanche, c'est quand je pense que j'arrêterai totalement la fête pour devenir mère. Finalement je vais troquer les "gueules de bois" contre les nausées matinales, les joies de l'ivresse contre les joies du trop plein d'hormones, la maladresse d'une fille saoule contre l'impotence d'une femme avec un ventre démesuré et des pieds gonflés.

Finalement, je me prépare plus qu'autre chose aux affres de la grossesse, une sorte d'entrainement intensif ! Et qui pourrait, non, qui oserait me reprocher de vouloir un jour être enceinte et de tout faire pour que cela se passe au mieux !

Non mais quelle hypocrite je fais ! N'empêche, c'est vrai que toute thèse est défendable avec un peu de bagou !

samedi 18 avril 2009

024- Chassez le naturel, il revient au galop ?

Il n'y a rien de plus hypocrite et mesquin que les garçons qui affirment haut et fort qu'ils aiment les filles "naturelles".

A vrai dire, ce genre de propos m'agacent profondément, et le pauvre énergumène qui aura le malheur de les dire devant moi recevra automatiquement mes foudres...

Vous voilà prévenus !

D'une part, ce genre de propos est une insulte aux longues heures de préparation et de souffrance qui ont mené à un résultat à peine visible.

Eh oui, il y a eu le gant de crin sous la douche pour une peau douce, puis un masque à l'argile qui tire le visage quand il sèche, puis la terrible mais néanmoins inévitable pince à épiler, puis le fer à lisser qui nous a brûlé le cou, et aussi, en amont, le régime depuis une semaine pour rentrer dans ce fabuleux jeans taille basse.

Bref, au final, on peut ne pas être maquillée, ne porter qu'un jeans et un T-shirt en coton, le fait est que rare sont les filles qui arrivent à être sublimes de manière totalement "naturelle", et le plus souvent cette simplicité est parfaitement étudiée et travaillée. ( tout comme l'effet décoiffé )

Toutefois, ces filles "belles au naturel", car hélas elles existent bel et bien, sont détestables et haïssables au plus haut point car leur perfection nous met, à nous filles banales, la barre super haute.

Mais, soyons clair, ces filles-là sont aussi rares que les mecs qui te procurent un orgasme dès le premier soir...(n'y voyez là aucune attaque, juste un constat)

Ainsi, il faut avant tout savoir que celles qui ont l'air "naturel", sont généralement celles qui le sont le moins pour le coup. Et si un jour vous emménagez avec l'une d'elles, vous serez étonnés par leur ribambelle de produits de beauté qui envahiront votre salle de bain soi-disant commune, même si vous n"y aurez qu'un petit bout d'étagère pour votre mousse à raser et votre déodorant...

D'autre part, je crois que chez ceux qui ont ce genre d'affirmation, il y a réellement confusion entre perfection et "naturel". En effet, ce sont ces mecs-là, qui crient haut et fort que le maquillage est un outrage et le parfum une offense chimique, qui sont le plus intransigeants avec la gente féminine.

Avec ce genre d'homme, la méfiance est de rigueur...

Il ne faut pas se fier à son discours enjôleur, il sera le premier à hurler au scandale si, après un McDonald's vous avez le malheur de lâcher un rot, alors qu'après avoir bu du soda, c'est quasiment inévitable, mais "roter, ce n'est pas féminin !". Pire, il vous interdira le rasoir et vous obligera à subir la torture de l'épilation à la cire, certes plus efficace mais tellement plus douloureuse aussi, "le rasoir, ce n'est pas féminin !", et attention aux réprimandes dès que vous aurez le malheur d'avoir, un soir, les jambes légèrement piquantes, "les poils, ce n'est pas féminin !", pire, il sera du genre à vous refuser votre bisou-réveil du matin tant que vous ne vous serez pas brossé les dents, "la mauvaise haleine, ce n'est pas féminin !", etc !

Bref au final, si on résume, "le naturel, ce n'est pas féminin !" et être une fille ça nous interdit automatiquement l'accès à l'humanité.

Je ne suis pas en train de plaider la cause de ces "bourrines négligées" qui font des concours de pets et qui croient que le déodorant c'est optionnel quand on sort, je dis juste que ces types qui aiment prétendument le naturel, sont en réalité des tyrans de l'apparence, pour la plupart !

Et enfin, une fille qui se maquille, qui s'habille soigneusement, j'ai envie de dire "où est le mal ?". Moi, j'aime me faire belle,me pomponner, passer des heures devant mon miroir à hésiter, à m'observer sous toutes les coutures... Mais au final, en soirée, je ne joue aucun jeu, et une fois l'alcool ingéré, j'avoue que ma tenue devient le cadet de mes soucis ! Eh oui, ce n'est pas une contradiction, je suis une coquette naturelle.

Et j'avoue que j'apprécie qu'on remarque et félicite l'effort que j'ai fait plutôt qu'on me ressorte le sempiternel refrain de la fille "naturelle".

D'ailleurs je mets au défi n'importe lequel de ces mâles d'affirmer sans mentir qu'ils me trouvent plus jolie avant qu'après les "grands travaux", et qu'ils m'auraient draguer si j'avais mis mon pantalon le plus confortable et laisser mes cheveux onduler à leur gré.

CQFD

vendredi 17 avril 2009

023- Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Parfois la nature ne fait pas si bien les choses...

Pour vous mettre un peu dans le bain, je vous dirais que mon article est un peu un prolongement, une réaction, une anticipation aussi du sketch de Florence Foresti sur la Création (que je recommande vivement d'ailleurs).

C'est vrai quoi, il y a des aberrations...

Par exemple, quant à la libido des filles, ou ne généralisons pas, quant à ma libido à moi : pourquoi faut-il toujours que le moment où moi j'ai le plus envie de sexe soit celui où je suis le moins désirable ?

Deux cas de figure sont récurrents actuellement et même parfois s'additionnent !

Tout d'abord, il y a les fois où je suis passablement ivre. Bah oui ! l'alcool désinhibe, mais dans mon cas je dirais aussi qu'il excite, qu'il aiguise les sens et les sensations, et qu'il avive le désir. Le problème majeur étant que, lorsque je suis saoule, j'ai, comme la majorité des gens, un mal fou à articuler mes phrases entre elles et à les articuler tout court. J'ai un discours complètement décousu mais de toute façon quasi incompréhensible. De plus, toute tentative de grâce ou de sensualité est tout de suite plus ridicule au mieux, ou plus vulgaire, au pire, quand la fille a les yeux vitreux et sent la vodka à un kilomètre à la ronde! Et pourtant... Et pourtant... Je donne ma parole que ce sont ces nuits-là, où je suis rentrée en titubant et en pouffant pour tout et n'importe quoi, que j'ai le plus assuré quand un gars a tout de même accepté de partager ma nuit.

Eh oui, il faut croire que c'est presque une règle universelle : moins tu brilles, mieux tu baises! C'est vrai que le sexe, c'est loin d'être cérébral et que du coup, tout individu à tendance intellectuelle aura plus de mal à laisser son côté bestial l'emporter complètement, et assurera moins qu'un gros con qui ne pensera à rien d'autre qu'au sexe et au plaisir... Mais bon, je ne fais aucunes généralités... Même si, en ce qui me concerne, mes meilleurs plans cul n'avaient vraiment pas inventé le fil à couper le beurre (comme dirait ma grand-mère)...

Et ensuite il y a le cas des "ragnagna", ou menstruations en langage médical. C'est une des périodes les plus frustrantes du mois ! Pour ne parler que de moi, c'est une période, où, malgré le mal de ventre vite calmé par un mélange coriace d'ibuprofène et de paracétamol, je suis envahie d'hormones, j'en déborde littéralement. En gros, c'est une semaine où tout mon corps ne semble aspirer qu'à une seule et unique chose, alors que justement, il ne peut pas. C'est vrai quoi! Alors que les seins légèrement gonflés sont ultra sensibles, que nous sommes parfaitement lubrifiées pour le coup, que le risque de tomber enceinte frôle le zéro absolu, et que toutes les cinq minutes, un frisson, ou une bouffée de chaleur nous traverse, le fait que nous ayons nos règles nous rend abominables et surtout intouchables.

Attention, je suis persuadée que certains garçons ont peur que cela soit contagieux !

C'est quand même un scandale et une sacrée arnaque de Dame Nature que de nous avoir programmées pour éprouver un maximum de désir au moment où nos partenaires nous évitent le plus !

MÔsieur ne trouve pas ça propre... MÔsieur trouve que ça sent mauvais... MÔsieur ne veut pas risquer de tâcher ses draps (qu'il n'a pas changés depuis plus d'un mois, soit dit en passant)... MÔsieur ne trouve pas ça sexy...!

Et après, on s'étonne que les femmes soient d'une humeur exécrable durant cette période, mais si déjà elles n'étaient pas au paroxysme de la frustration, peut-être qu'elles auraient moins tendance à s'irriter pour un oui ou pour un non, et peut-être qu'elles n'adopteraient pas le comportement d'une chatte sauvage dès qu'un homme entre dans leur périmètre !

Et puis, ça arrive que les deux tombent en même temps : t'as tes règles et tu es bourrée par-dessus le marché ! Alors là, à moins d'avoir déjà un copain, très tolérant, sous la main, dans 90% des cas, la frustration sera terrible et engendrera à n'en pas douter une profonde orgie alimentaire, avec évidemment des incontournables tels que le chocolat, le gras, le salé, bref tous les trucs interdits en temps normal, mais qui sont les seuls aptes à pouvoir donner un peu de réconfort...!

Alors voilà, aujourd'hui j'ai assez mal au ventre, et je compte sortir ce soir...

Les paris sont ouverts : du coït ou du chocolat, lequel sera au rendez-vous ?

mercredi 15 avril 2009

022- Les copains d'abord

Je connais ma meilleure amie depuis le collège : elle a redoublé sa troisième et s'est ainsi retrouvée catapultée dans mon collège, dans ma classe, dans ma vie.

On a accroché dès le départ, bien qu'elle soit fan d'Eminem et moi de Matmatah. En plus elle faisait allemand LV1 comme moi, donc même au lycée, nous avions encore beaucoup de cours en commun malgré le fait que nous ne soyons pas dans la même filière.

Actuellement ça fait plus de dix jours qu'on dort ensemble, dans le même lit, presque toutes les nuits, soit chez elle soit chez moi (mais ne vous faites pas de fausses idées cochonnes !). Donc, c'est évident, on se connaît très bien, parfaitement, par cœur...

Et pourtant, je la découvre encore et elle est capable de me surprendre alors que ça fait plus d'une demie douzaine d'années qu'on se fréquente assidument.

J'ai en effet découvert que ma meilleure amie, Noëmie (oui, ça s'écrit avec un tréma), était une excellente joueuse de Scrabble, fait assez rare dans notre génération, il faut l'admettre. Du coup, ça fait trois soirs de suite qu'on y joue jusqu'à des heures tardives et qu'en général, elle me mets des sacrées pâtées, avec des mots à 100 points ! Mais bon c'est aussi une question de chance (pour elle) et de malchance (pour moi)!

Donc voilà, on a passé tellement de temps à se saouler et faire la fête, à se rendre à des concerts et des festivals que je ne savais même pas que j'avais juste à côté de moi une fanatique de jeux de société, qui en plus d'aimer y jouer, excelle à y jouer.

Il aura fallu un séjour à la campagne sans le satellite, ni la TNT, avec un seul ordinateur pour sept personnes, pour que me soit révélée cette facette de sa personnalité.

Au passage, j'ai également appris qu'elle avait une phobie inexplicable et incontrôlable des vaches et qu'elle pourrait assez facilement devenir une cleptomane de chats...

Bref, je crois que c'est une des personnes les plus extraordinaires que je connaisse, bien qu'elle soit très mauvaise gagnante. Eh oui! c'est le genre de fille à ne pas se lasser de vous taquiner et il faut savoir que j'ai relativement horreur de perdre, surtout à un jeu comme le Scrabble. Mais bon, au moins, c'est une adversaire de taille et à nous deux, on peut, sans aucun problème, jouer des heures et des heures.

C'est là que j'en viens à me poser certaines questions : alors que j'ai le projet de vivre plus tard en communauté, et que cette communauté sera fondée par mon couple et celui de Noëmie, ainsi qu'un troisième dont on ignore encore l'identité, alors que je veux et j'exige un copain qui aimera faire de longues soirées jeux de société, autour d'une table, entre couples, alors que je veux absolument que mon futur copain et le futur copain de Noëmie s'entendent comme larrons en foire... Alors que toutes mes exigences me semblent vraiment très exigeantes, je me demande si finalement ma meilleure amie n'est pas en quelque sorte l'homme de ma vie ?

Bah oui, c'est vrai, alors que passer le reste de ma vie avec un seul et unique garçon me terrifie, voire me dégoûte à certains moments, envisager de vivre le reste de ma vie à ses côtés à elle me semble une nécessisté...

Je m'interroge aussi sur ma capacité à placer l'amour au premier, ou au moins sur le même plan que l'amitié... Car pour l'instant, ça a toujours été mission impossible, mes amies avant tout le reste, même le mec le plus génial qui soit...!

Et puis, est-ce possible qu'il existe quelque part un type avec lequel je réussirai à créer un degré de complicité aussi élevé et intime qu'avec mes amies ?

J'en doute, parce qu'un garçon et ben ça reste un garçon... hélas et tant mieux à la fois.

Bref, ma vie s'annonce tout de même compliquée et hors de commun, mais c'est bien ce qui me donne envie de la construire.

mardi 14 avril 2009

021- Ricochets

Wouah, il y a des semaines comme ça, où on est entraîné dans un tourbillon qui ne nous laisse pas une seule seconde pour souffler, pour se poser, donc pour écrire !

Après ce genre de banalité, je pourrais directement enchaîner sur l'excuse : comme je ne voulais pas bâcler le travail, j'ai préféré m'abstenir et attendre d'avoir suffisamment de temps pour me consacrer à mon blog... et blablabla et blablabla.

Ou encore prétexter un manque d'inspiration, et pleurer sur mon incapacité à être et à rester une bloggeuse... et blablabla et blablabla.

Mais je ne vous ferai pas l'affront de mentir, d'inventer une excuse rocambolesque, ça je le réserve encore et toujours à mes parents, et à mes profs à l'occasion !

Non, "La vérité est ailleurs", pour ne rien citer.

Remontons le temps jusqu'à ce fameux mercredi, où, en allant consulter le bureau virtuel de ma faculté, un message urgent m'attendait : mes deux campus étaient fermés jusqu'au 13 avril, date de mes vacances étudiantes, si besoin est de le préciser... Mon cerveau sur le coup n'a rien capté, et naturellement, comme si de rien n'était, j'ai remis un site de streaming, pour finir les saisons de Malcolm.

Puis cette information a résonné sur toutes les messageries des étudiants de Lyon 2, s'est propagée, s'est insinuée pour finir par exploser.

Mon portable sonne, une pote : "Salut, du coup on est en vacances, j'ai trop besoin de sortir, t'es de la partie ?" Une seconde d'hésitation parce que je suis en mode loque et que mon compte en banque est largement dans le rouge, puis le mot "vacances" semble enfin obtenir du sens, les connexions s'opèrent entre mes neurones et je réalise !

"Pas trop tôt" me direz-vous, ce à quoi je répondrai "Mais pas trop tard non plus..."

Il y eut une soirée le mercredi, il y eut une grasse mat' le jeudi.

Il y eut une soirée le jeudi, il y eut une grasse mat' le vendredi.

Il y eut une nuit quasi blanche le vendredi, il y eut un sourire le samedi.

Il y eut une soirée le samedi, il y eut une grasse mat' le dimanche.

Il y eut une ébauche de soirée le dimanche, il y eut une frustration le lundi.

Il y eut une soirée, hélas écourtée, le lundi, car il y eut un réveil strident le mardi.

Un simple appel a fait ricochet et a donné naissance à une semaine de résurrection sociale. J'ai déconnecté, au sens propre comme au figuré. Je me suis perdue dans les méandres des nuits lyonnaises, de leurs éclairages blafards, de leurs mains carresantes, de leurs lèvres possessives, et de leurs réveils tardifs.

Egarée, j'ai oublié l'Irlande, les licences, les tracas quotidiens, les gros soucis, les responabilités, le blog...

Mais en aucun cas je ne rougis de cette errance, bien au contraire... Je recommencerais, encore et encore et encore.

Et ce matin, mon réveil a retenti, j'en avais presque oublié la sonnerie, depuis le temps... Je me suis levée, sans difficulté aucune, sans regret non plus, ni même un brin de nostalgie, juste profondément sereine. J'ai récupérée ma meilleure amie, nous avons roulé en direction de la campagne, le soleil sur nos visages et dans nos têtes. Il était quand même temps de s'aérer l'esprit, de changer d'air, de faire peau neuve.

Hammam , sauna, un kilomètre nagé sans râler, je suis sûre et certaine que je vous épate... et ce n'est qu'un début, je finirai par vous éblouir, voire vous assujettir.

mardi 7 avril 2009

020-OEdipe

Des fois, alors que j'allume mon ordinateur, une soudaine nausée m'envahit. Il faut savoir qu'à la base je ne suis pas du tout, mais alors vraiment pas une fanatique d'internet, d'informatique ou encore d'ordinateur.

C'est bien simple, tout ce qu'il y a sur mon ordinateur, ce sont mes différents collocataires qui l'ont mis, de mes images de fond à mes dossiers musique, en passant par mes favoris.

Et oui, pour une hérétique telle que moi, ça ne pose strictement aucun souci de partager son environnement numérique. A vrai dire, quand je me suis retrouvée SDF en septembre, j'ai sans aucun souci abandonné mon portable quasiment 6 mois dans ma chambre de gamine et je ne l'ai récupéré presque qu'à contre coeur... Parce que le mec chez qui je squatte, lui il aime internet et qu'il en avait marre qu'en plus de sa salle de bain, j'utilise son ordi.

En fait voilà, pour moi, un ordinateur c'est comme un appart'. Oui c'est cool quand il est bien aménagé et quand il y a tout le nécessaire, mais qu'est-ce que c'est ch... quand même d'y faire le ménage régulièrement, et aussi d'aller faire les courses, de faire ses lessives... Bref, pour ne vous citer qu'un exemple, vous n'imaginez pas la corvée que ça a été pour moi de me faire une playlist deezer, je l'avais écrit sur ma liste à côté de trier mes cours, c'est pour dire !

Autre symptôme de mon archaïsme, la tête de mon ordi : mon écran est sale, mon clavier n'a plus de touche "p" et les touches "z", "k", "c" commencent à lâcher. A ajouter que certaines fois, le ventilateur fait un boucan de malade, parce que les nombreuses chutes de mon ordi ont dû casser quelques petits éléments en plastoque qui, si l'ordi n'est pas parfaitement à l'horiontal, se prennent dans le ventilo et le font ressembler à un moteur de tracteur.

De plus il faut croire que j'influence ma machine, puisque mon ordinateur est réfractaire à l'installation de tout nouveau logiciel, même les mises à jours msn, il les refuse. Ce n'est pas par manque de place, non, ça j'ai vérifié, c'est juste qu'il doit y avoir un p... de virus, que je ne sais pas éradiquer, et qu'il bloque tout nouvel élément, même les antivirus, du coup, j'en ai pas !

Mais voilà, tout remonte à mon enfance, mon père étant ingénieur informaticien, on a eu très tôt des ordinateurs chez nous, mais c'était pas vraiment du bol. J'ai le souvenir de la pénibilité des leçons qu'il nous dispensait, il fallait qu'on apprenne à utiliser excel, word, alors que je voulais juste jouer au ping-pong électronique avec le curseur. Bref, déjà on a tout de suite eu le côté relou de l'informatique et en plus il nous surveillait toujours quand on l'utilisait, dès qu'on avait un problème, il nous le résolvait. Du coup, à la fois parce que mon père a toujours tout fait à notre place, et à la fois parce que dès qu'on était sur l'ordi, il n'était jamais très loin, bah je suis devenue réfractaire à tout cela.

Un gamin de 10 ans se débrouillerait sans doute mieux que moi... Et le plus atroce, c'est que je suis déjà dépassée maintenant, alors que je sais pertinemment que ce n'est que l'aube d'une nouvelle ère nano-electronique.

Mais, si l'informatique n'est vraiment pas mon fort, le relationnel, si en revanche. Du coup, j'espère bien faire de nouveau des collocations avec des pro de l'informatique, et pourquoi pas envisager de me mettre en couple avec un mec avec de légères tendances geek...

Mon dieu, serais-je en train d'envisager que mon futur mec ait des points communs avec mon père, voire lui ressemble ?

lundi 6 avril 2009

019- Alternative

Aujourd'hui rien ne va plus...

Hier j'obtenais sûrement mes licences avec mention, j'étais prise en tant qu'animatrice pour un stage linguistique à Gallway et avant tout je partais étudier en Irlande pour un an.

Mais c'est du passé, tous ces projets partent en fumée suite à une accumulation de poisses diverses et variées.

Comme quoi, on a beau se battre, lutter, résister, on ne maîtrise pas grand chose, voire rien du tout. Mais plutôt que s'acharner à vouloir orienter sa vie, à vouloir la diriger envers et contre tout, j'ai décidé de laisser aller.

"Les destins conduisent celui qui accepte et traînent celui qui refuse"

Du coup, j'arrive à un choix assez dilemmatique voyager ou étudier. Soit je poursuis en Master l'année prochaine et je m'engage pour encore huit ans d'études car je souhaite continuer jusqu'en doctorat et par là, je sacrifie mon désir de voyage. Soit, je cesse mes études après mes deux licences et je pars en vadrouille, mais sans autre projet précis que faire des rencontres, des expériences, des découvertes, avec le risque énorme de ne jamais reprendre le chemin de la faculté.

J'avoue que je suis vraiment dans une impasse, et que mon côté intellectuel mène une lutte acharnée à mon côté farfelu extraverti.

A la fois, les études c'est travailler pour son avenir, mais c'est aussi encore des années de précarité, de privations, de galères sans certitude de tenir le coup. Quant à voyager, c'est à la fois la valorisation totale du présent, profiter de la vie et de la jeunesse avant tout, mais avec la négation, le refoulement de demain.

En fait la vraie question est la suivante : quel est le plus gros sacrifice ?

Est-ce qu'il me sera plus insupportable de finir comme vulgaire caissière à 45 ans alors que j'avais le potentiel pour mener de grandes études ou d'être enseignante-chercheuse au même âge mais de n'avoir jamais passé plus de deux mois à l'étranger dans le cadre de vacances ?

Comment savoir quels regrets me mineront le plus ?

Actuellement, après avoir passé pas moins de dix-sept ans de ma vie sur les bancs de l'école, je crois que mon envie de voyager, d'oser, de tenter quite à me rétamer correctement est légerement dominante sur celle de réussir.

Enfin, à vrai dire, nous ne sommes qu'en avril, je n'envisagerai sérieusement cette question qu'en juin. Bah oui, pourquoi se prendre la tête dès à présent sur un problème qui n'aura pas de solution avant juin/juillet.

Donc, sans plus me poser de questions, je me roule un joint, en imaginant toutes les options de "demain" que j'ai :

-une coloc' sur Lyon avec des amies et toujours un boulot précaire et des études prenantes
-un erasmus en Finlande ou en Irlande, bah oui quoi, j'espère toujours un peu
-un sac à dos, un peu d'argent en poche, un billet d'avion et beaucoup de courage et de curiosité
-...

Ah, penser sans réfléchir, c'est si agréablement reposant... Songer sans se poser de questions, juste imaginer sans élaborer. Voilà un exercice de relaxation idéal.

Je ne comprends décidément pas pourquoi l'état nous refuse l'accès légal à cet état... Nous serions pourtant tellement plus dociles !

dimanche 5 avril 2009

018- No smoking !

Voici mon tout premier article d'avril, et vous pouvez me remercier grâcieusement de vous avoir épargné un message sur "les poissons du 1er avril", ou encore sur "le changement d'heure et son impact socio-économique".

Même si, vous vous en doutez, ma clémence n'est dûe qu'à un regain d'activités extraordinaire cette semaine, qui ne m'a laissé que peu de temps pour dormir, et encore moins pour écrire évidemment !

Mouahahahahahah, je n'ai aucune pitié, s'il me prend un jour l'envie de vous faire subir une longue tirade sur la récolte traditionnelle des truffes dans le massif central, vous subirez !

Aujourd'hui, j'ai fait la queue pendant trente longues minutes, alors que ma voiture était en warning sur une voie de circulation, et cela pour quoi ?

Pour acheter des cigarettes.

Ces longues minutes d'attente en tête à tête avec moi-même, plutôt que m'énerver, m'ont rendue songeuse... De toutes les façons, j'étais encore trop "raide de la veille" pour avoir la force ne serait-ce que de me vexer.

D'une part, j'ai réalisée à quel point j'étais accro à la nicotine. A vrai dire, depuis que je suis une fumeuse régulière, soit officiellement 15 ans, mais officieusement plus jeune..., il ne m'étais jamais réellement arrivé de galère de ce genre.

Je n'avais encore jamais su jusqu'à quel point j'étais prête à aller pour fumer. Parce qu'autant le dire tout de suite, les contraintes c'est pas mon truc, et les dépendances encore moins. Je suis le genre de personne à affirmer haut et fort qu'on a déjà tellement d'obligations sociales et inévitables actuellement, qu'il es inutile de s'encombrer avec de nouveaux "poids".

Et pourtant, c'est bien moi, cette même fille, qui toute penaude faisait la queue sagement pour obtenir sa ration de tabac. Ca craint grave je trouve ! Alors naturellement, j'ai songé à arrêter, mais finalement, il y a pour l'instant, plus d'inconvénients à s'acharner à se sevrer, qu'à continuer tranquillement... Il faut juste que je sois plus prévoyante à l'avenir.

Ensuite, j'en suis arrivée à me demander, pourquoi il y avait la queue devant un tabac. Il n'y a pas de pénurie, pas de videur à l'entrée qui laisse entrer à son gré, bref ce n'est franchement pas une scène habituelle.

Non, les files c'est plus courant pour la cantine, pour le cinéma, pour tous ces trucs qui ont des horraires relativement fixes. Alors qu'un tabac...

J'ai d'abord compris qu'un dimanche soir à 20H30, il n'y avait plus énormément de bureaux de tabac encore ouverts, même à Lyon... Mais en observant mieux mes compagnons d'attente, j'ai surtout capté qu'en fait, devant ce tabac, et sur 15 mètres de trottoir j'avais tout autour de moi, à mon instar, des "raides de la veille".

Bah oui, on peut s'acheter des clopes n'importe quand et n'importe où, quasiment, alors pourquoi attendre le dimanche soir, qu'il n'y ait plus qu'un seul tabac d'ouvert dans cinq quartiers à la ronde, pour le faire ?

La réponse s'impose d'elle-même, tous ces inconnus, ont, la veille, fait la fiesta. Du même coup, ils ont fumé plus que de coutume, ou alors ont offert des cigarettes à une jolie fille qu'ils convoitaient, ou encore ont perdu leur paquet à moitié plein, alors qu'ils titubaient complètement bourrés, ou même les trois !

Le fait est, qu'au milieu de tous ces gens que je ne connaissais pas, au milieu de tous ces visages anonymes, je me suis sentie tellement semblable à eux. Aucun de nous n'étant totalement remis de sa soirée, aucun de nous n'étant réellement prêt à entamer une nouvelle semaine, mais chacun avec ce besoin de fumer...

Voilà, j'ai beau être contre le communautarisme et les catégorisations excessives, je dois l'admettre, je suis et j'appartiens hélas à la race maudite des fumeurs.

Wouah trop dur pour moi !