L'Irlande est un pays réputé pour ses prairies verdoyantes.
Certes, je réside à Dublin, qui est loin d'être représentative des vallées herbeuses et moutonnantes, mais malgré tout, si l'on sait dénicher les bons coins, on arrive à oublier la ville, ses rues, ses immeubles, le bêton et l'asphalte, on arrive à saisir un peu de la magie irlandaise.
Ces derniers jours, j'ai fait la découverte de quelques endroits où la nature conserve encore ses droits, et le soleil étant en plus au rendez-vous, ce furent de véritables havres de paix, d'authentiques moments de simplicité.
Assis dans l'herbe avec Antoine, Lola et Maurice, cet après-midi à papoter de tout et de rien a permis, l'espace d'un instant, d'oublier la folie dublinoise.
Je tiens d'ailleurs à préciser que Maurice n'est pas réellement un bipède doué de parole, mais un bébé écureuil pas le moins du monde farouche ou craintif.
Nous avons pu le prendre dans nos mains, le caresser : il est tout de même resté à "jouer" avec nous pas moins d'une heure, et nous a même suivis quand nous sommes partis.
La séparation a été terrible !
Certes, cela change des rencontres de soirées, celles qui compliquent la vie, qu'elles soient décevantes ou encourageantes, et qui permettent ensuite d'écrire des posts satiriques ou dithyrambiques, c'est selon.
Mais, mine de rien, en 22 ans d'existence, il ne m'était encore jamais arrivé de prendre un petit écureuil dans mes mains et d'avoir de la peine en m'éloignant et en le voyant, du coin de l'oeil, nous suivre en sautillant joyeusement.
Cela méritait bien quelques lignes... Et puis, si j'en crois certains commentaires, mon blog baisse en qualité dernièrement, donc autant leur donner raison en écrivant sur un petit rouquin irlandais qui pour une fois n'a pas fini au fond de mon lit pour ne pas me rappeler le lendemain.
Oh ! Elle était facile celle-là !
Mais, puisque le parallèle est fait, autant le prolonger...
Je dirais que le petit rouquin du parc comprenait presque mieux le mot "non" que certains mecs pourtant doués de raison, si on en croit nos cours de biologie et de philosophie...
Je suis impressionnée, par la capacité masculine à faire abstraction de ce que dit la fille. Je peux admettre que la plupart du temps, nos babillages superficiels et ininterrompus vous ennuient, et je comprends que vous préfériez mentalement couper le son, mais lorsque la fille répète "non" plus de cinquante fois, avec la voix de plus en plus réprobatrice et le visage de plus en plus fermé... Comment peut-on encore insister ?
Il faut croire que d'un sexe à l'autre, il y a plus que les chromosomes qui changent, le sens des mots aussi. Et n'allez pas me sortir une excuse scabreuse du type " Avec ton accent à couper au couteau, pas étonnant qu'il n'ait rien capté ! ", ce jeune homme était bel et bien français.
Alors voilà, comme quoi un écureuil ça peut faire réfléchir sérieusement sur la gente masculine... Et même plus...
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lundi 14 septembre 2009
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