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jeudi 24 septembre 2009

093- Internet is back

Avant de commencer cet article a proprement parler, je tiens d'ores et déjà à préciser que mon ordinateur est en train de mourir. Mon clavier est atteint d'une hémiplégie sévère, ainsi de nombreuses touches ont cessé de fonctionner, tels que l'accent circonflexe, le point d'exclamation, le slash... Donc ne me tenez pas rigueur du manque de ponctuation ou encore des fautes d'accentuation, celles-ci n'étant pas le résultat de lacunes en langue française mais la conséquence d'un clavier paralytique.

De plus, comme le titre de mon article l'indique, si je n'ai pas écrit durant ces dix derniers jours, ce n'est certainement pas par manque d'enthousiasme vis-à-vis de mon blog, mais parce qu'il n'a pas fallu moins de dix jours à la société qui nous fournit Internet pour simplement modifier notre contrat et rétablir la ligne... Il y a des choses qui ne diffèrent pas, où que l'on soit dans le monde, comme la lenteur des administrations.

Mais bon, votre privation de mes aventures dublinoises est désormais terminée, votre soulagement est d'ailleurs palpable par delà la mer et les frontières. Je sens que vous revivez en lisant avidement ce nouvel article...

Et je dois admettre qu'à moi aussi, ça me fait un bien fou d'enfin raconter à nouveau mes petits tracas quotidiens, mes découvertes, mes anecdotes, et tout et tout...

Alors, par où commencer, car il s'en est passé des choses depuis le dernier post... Oh oui...

Vous vous souvenez de Finbar, et de l'impression que j'avais de vivre dans son appartement et non pas de partager un appartement avec lui...? Il est parti.

Et depuis, nous vivons en mode camping, puisqu'en partant, il a emporté avec lui tout ce qui lui appartenait, soit la quasi totalité de l'appartement...



C'est assez bizarre de ne plus avoir la moindre vaisselle, meme pas un simple ouvre-boite pour pouvoir manger les conserves de "beans" à la tomate...

A vrai dire, je le prends plutot bien car c'est plutot risible en soi. Hier soir, Felipe, sa copine, Antoine et moi, étions quatre à manger avec seulement une fourchette, rescapée in extremis de l'ouragan Finbar...

C'est ce genre de situation qui resserrent les liens, la preuve en est que nous avons passé une soirée entière à nous marrer comme ça ne nous était pas arrivé depuis trop longtemps, vu que notre ami Finbar mettait souvent fin aux réjouissances...

Bref, actuellement, l'appartement ressemble plus à un terrain de camping qu'autre chose, mais au moins tous les campeurs s'entendent bien entre eux et il n'y a plus de malaise, c'est déjà ça.

Sinon, parlons des universités irlandaises et de la fameuse Freshers' Week. Je me serais tout bonnement crue dans un film américain, à la différence près qu'en Irlande le temps est gris et pluvieux.

Des dizaines de stands, avec de la pizza gratuite, des mascottes (des vraies hein, c'est à dire un homme dans un costume géant d'ours brun avec un T-shirt de l'équipe de football américain de Trinity College), des étudiants de tous les cotés qui t'interpellent, te hèlent pour te proposer de rejoindre le club d'escalade, ou celui de voile, celui des catholiques pratiquants, ou encore celui de jeux de société de l'université. Tous essayant de t'attirer avec de la bouffe du genre barbes à papa ou encore crepes. Il y avait meme un taureau mécanique et des jeux de type chateaux gonflables.

J'ai du me frotter plusieurs fois et très fort les yeux pour etre sure et certaine que je ne revais et que c'était bien ma nouvelle université où j'étais, et non pas un reve dans lequel je serais l'héroine d'un quelconque film de teenagers américains.



Assez incroyable et vraiment hallucinant, là j'ai vraiment senti que je n'étais plus en France.

Quand plus tard, nous avons été conviés au pot d'accueil des étudiants étrangers et que cette fois-là, il y avait du vin à volonté, avec des serveurs qui passaient parmi nous pour nous resservir, une fois encore je me suis dis "Wouah, c'est pas à Lyon II qu'ils feraient un truc pareil ".

Enfin bref, la Freshers'Week c'est le bien, et j'ai d'ailleurs été "faible" puisque j'ai adhéré à un club, la DUISS, soit Dublin University International Students Society. En gros je vais rencontré plein d'autres étudiants qui baragouinent l'anglais, qui regardent du mauvais coté de la route pour traverser, qui sont perdus dans les dédales de Trinity College, qui sursautent quand le passage piéton se met à sonner soudainement d'un bruit étrange et toujours surprenant et qui meurent d'envie de rencontrer de nouveaux gens et de faire la fete...

Oui, c'est surtout la fete qui rassemble tous ces étudiants, d'ailleurs ce soir, je vais faire ma première soirée étudiante, on verra bien ce que cela va donner...

Donc, à suivre dans les prochains posts...

samedi 8 août 2009

069- Le soleil, la plage... et les amours de vacances !

De retour de trois semaines de vacances en petite et Grande-Bretagne, sans la moindre connection internet valable, me revoilà d'attaque pour mon blog !

Votre soulagement est palpable d'ici, à travers mon écran : vous trembliez déjà que je n'ai plus l'inspiration et la motivation d'écrire et que mon blog prenne fin aussi soudainement qu'il a commencé un jour !

Et bien non, c'est reparti de plus bel !

Et pour coller au thème, quoi de mieux qu'une petite réflexion sur les amours de vacances ?

C'est réellement une période à part entière et des rencontres particulières que celles des vacances. On est loin de chez nous, libéré de notre réputation, de notre routine et de nos préjugés, on profite du dépaysement.

L'amour de vacances fait donc aussi office de dépaysement : il ne colle pas au type de gars qu'on aurait dragué durant l'année. Mais alors pas du tout.

Pour ma part, parce que je n'échappe pas à la règle, et c'est d'ailleurs ce qui me permet d'en parler, je suis plutôt séduite par les "intellectuels-artistes" au quotidien. Je recherche un être brillant et captivant, un homme que je peux écouter parler durant des heures sans me lasser, avec un côté passionné, habité, décalé. Le genre de type capable de partager une passion, de te transmettre sa flamme, de te donner envie d'apprendre, de découvrir, de te dépasser. Et biensûr de te faire rire, car il ne faut pas douter de la sagesse populaire : "femme qui rit, à moitié dans ton lit" !

J'ai donc eu une amourette de vacances aux antipodes de mes critères habituels : peu bavard, pas passionné et encore moins passionnant, jeune dans sa tête même s'il n'avait que deux ans de moins que moi : il venait tout juste d'avoir son bacalauréat, c'est mignon !

Bref, heureusement qu'il avait une belle gueule, un sex-appeal hypertrophié et des potes marrants... Et que moi-même, j'avais la mer à perte de vue sous les yeux, des grains de sable entre mes doigts de pieds et de la vodka dans les veines !

Mais c'est là que réside tout le charme des vacances : le changement. Parce qu'on ne va certainement pas me faire croire que c'est reposant de dormir sous tente alors que c'est vraiment super-méga inconfortable en comparaison à notre bon vieux lit. Parce qu'il est faux d'affirmer que revivre sans internet, sans réseau téléphonique, sans livraison de pizza ça soulage. Parce qu'avoir tout son linge serré dans une minuscule valise où les insectes prennent un malin plaisir à entrer, devoir marcher dans le noir pour aller aux douches, lire avec une lampe de poche à dynamo : c'est sympa certes, mais parce qu'on sait pertinemment qu'il y aura un retour à notre petit confort qui sera d'autant plus appréciable qu'il nous aura manqué.

Alors voilà, les amours de vacances tirent leur charme de leur particularité et aussi leur éphémérité : complètement différents de ceux que l'on embrasse d'habitude et surtout destinés à ne devenir qu'un agréable souvenir.

Valentin... (petit soupir, sourire vague et yeux rêveurs, mais absolument rien de plus )

Comme quoi, même notre sentimentalisme à besoin de vacances et de changement.

Et vous, les vacances ont-elles été riches en dépaysement ? Avez-vous flirté avec vos opposés ? Embrassé le contraire ? Apprécié la différence ?