Aujourd'hui, j'ai assisté à mon premier cours à Trinity College.
Autant etre franche et avouer que cette perspective m'angoissait, assez pour troubler mon sommeil, assez pour que mon esprit imagine toutes sortes de déboires tels que ne pas trouver la salle, ne pas etre sur les listes, se tromper de cours, ne strictement rien comprendre à ce qui est dit et etre interrogée...
Bref, toutes les galères possibles et imaginables pour une étudiante erasmus encore moyennement rodée à l'anglais, à l'Irlande, à sa nouvelle fac.
En plus, il fallait ajouté la réputation d'excellence associée à Trinity, quand on vient d'une université comme Lyon II, où beaucoup d'étudiants peuvent réussir sans rien faire, sans meme venir aux cours, sans meme assister à tous les examens... Bah automatiquement on se dit " Cette année, je vais grave, mais alors grave, morfler"
La réalité fut toute autre.
Un homme, la quarantaine, barbu, cheveux longs attachés en catogan, en jeans et chemise à carreaux, bref ressemblant plus à un cow-boy du far west qu'à un éminent professeur de Trinity, nous attendait dans la salle. C'était lui l'enseignant, bien loin des clichés que je m'étais fait, du genre guindé, rigide et très impressionnant.
La salle quant à elle était loin de ressembler ne serait-ce qu'à la cantine de Trinity. Effectivement, si la cantine de Trinity est lambrissée du sol au plafond et décorée de somptueux tableaux de 3 mètres de haut, la salle 5052 où le cours s'est déroulé était bien loin de tout ce faste.
Une cinquantaine, voire moins, de chaises avec tablettes pour que les étudiants s'assoient et prennent des notes ( je tiens à préciser au passage qu'il ne fait pas bon etre gaucher avec ce mobilier puisque que toutes les chaises ont leur tablette à droite), un rétroprojecteur, un tableau, une table et c'est tout. Meme pas une fenetre...
Rien qu'à cette vue, je me suis déjà sentie plus à l'aise. Le cours a commencé, et franchement... Bah il n'y avait vraiment pas de quoi passer des nuits blanches à cauchemarder dessus.
Biensur, j'ai pas tout capté, mais j'ai compris l'essentiel et surtout je me suis rendue compte, qu'à Lyon II j'avais quand meme reçu un bon enseignement. Je connaissais déjà l'ensemble des notions présentées.
Alors voilà, le charme est rompu, le mythe est brisé, la légende est terminée.
Bienvenu dans la réalité de l'université à Dublin, soit trois bouquins rien que pour ce cours à acheter pour la coquette somme de 20-25 euro chacun. Deux chapitres à préparer pour la semaine prochaine. Et advienne que pourra.
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c'est pas la mer à boire ... mais il fallait la traverser! 1 mois d'adaptation et on capte pas tout ... va falloir virer Antoine qui serait presque plus nefaste(avec son Français) que finbar avec lequel vous avez appris la délicatesse anglaise (je déconne Antoine).
RépondreSupprimertu fais quoi comme matière eunologie fallait pas aller si loin pour se retrouver dans une cave sans fenetre avec un cow boy pour prof... il y a des frenchies qui sont aussi incompréhensibles après quelques verres et qui seraient bien capables de trouver des tenues aussi sottes et grenues (dixit CM)... bref prochain stage en beaujolais pour toi avec antoine ... j'aimerai qu'il plaide sa cause après 3 bouteilles pour voir si j'arrive à comprendre (défense de vomir) de toute façon il aura la tete des photos ;-).
Machezal DAD
pour eunologie voir http://www.oenologie.fr/
RépondreSupprimerbon j'ai déconné sur l'orthographe ...je pensais que le second etait pour les oeufs avec de la liqueur...
MAchezal DAD
Hey Dad, toujours le mot pour rire, on verra si t'es aussi capable de le faire en anglais...
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