Pourquoi arrête-t'on d'écrire un blog ?
Pourquoi après un si long silence décider de recommencer ?
Je n'ai certainement pas La Réponse mais quelques ébauches, des pistes à suivre...
On arrête quand la vie nous dépasse, quand elle déborde tant qu'elle inonde même notre "jardin secret", qu'elle envahit chaque minute de manière si totale qu'il nous reste à peine assez d'espace pour souffler, respirer.
Mais, attention, pas de méprise sur mes derniers mots, il peut autant s'agir d'une succession délirante et abracadabrante d'évènements heureux que d'une accumulation de merdes, de ratés, de déceptions ou ( et c'est sans doute le cas le plus courant ) un tourbillon des deux.
Alors, on arrête d'écrire et on pare au plus pressé, on assure là oú il faut assurer, on s'adapte, on veut tellement y arriver (quelque soit la destination ) qu'on en vient jusqu'à oublier cette autre vie qui fut la nôtre, ce blog que l'on rédigeait avec assiduité.
Et puis un jour, sans raison particulière apparente, car soyons honnêtes il y en a souvent une sous-jacente, on retrouve la mémoire...
"Ah oui... C'est vrai, j'avais un blog... J'me demande s'il est toujours en ligne ? C'est quoi déjà mon mot de passe ?"
A l'instar d'un amnésique, on se redécouvre, on se relit, on rit, on s'adonne à une sorte d'auto-voyeurisme... Très étrange si vous voulez mon avis. Et on finit par se dire, allez, pourquoi pas, un petit article supplémentaire, oú est le mal ?
Alors on écrit sur le fait d'écrire alors que l'on n'a pas couché de mots sur l'écran depuis plus de deux ans.
C'est la magie et à la fois l'horreur d'Internet, rien ne se perd complètement, tout persiste dans une sorte de néant contenant tout et rien (je plains par avance les archéologues des temps futurs qui devront écumer des milliards de milliards de données ) et dans mon cas, ça me permet un rebond.
L'ultime rebond ?
Bah, on verra bien, arrivera ce qui doit arriver, car s'il y a bien une chose que j'ai apprise durant ces deux ans et six mois -moins deux jours-, c'est bien qu'il n'y a pas vraiment de hasard, il n'y a qu'une infinités de suites de cause à effet et qu'au final cela crée du sens dans notre propre réalité.
Bref une phrase bien trop alambiquée pour dire tout simplement qu'avec ou sans nouvel article, mon monde sera comme il est supposé l'être... ou pas.
jeudi 17 octobre 2013
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