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mardi 1 décembre 2009

127- Les journées "vieille fille"

La vie d'une célibataire jeune et jolie ne se résume pas toujours à un défilé de soirées toutes plus folles les unes que les autres, ni à des nuits de sexe sauvage avec des inconnus, ou encore à des journées shopping, piscine, sauna, cinéma, etc.

Et oui, il y a des jours "vieille fille".

Aujourd'hui était une journée "vieille fille" pour moi. Je suis restée en pyjama toute la journée, et pas le genre de pyjama sexy avec un petit short en satin coordonné avec un top légèrement transparent. J'ai ce genre de vetements, mais là, je me la suis joué mèmère avec un vieux caleçon tout détendu rose délavé, et un vieux débardeur blanc taché, mais si confortables, et pour couronner le tout je suis enroulée, telle une fajitas dans une espèce de couverture rose à moitié doudou, à moitié peignoire.

Ca ne fait pas tellement envie, n'est-ce pas ?

Mais, le pire reste à venir, si vous trouvez la description de ma tenue abominable, sachez que ce que j'ai fait de ma journée est encore moins avouable et plus honteux.

A la base, en jeune femme active et dynamique, j'avais prévu de me lever aux alentours de 8H30, de bosser mes dossiers pour la fac, puis aller à la piscine nager mon kilomètre quotidien, de faire quelques courses en rentrant et enfin de finir par un brin de ménage.

Je vous jure, j'avais meme fait une de mes fameuses "to do list".

Mais la réalité s'est avérée bien différente. Déjà, je ne me suis levée qu'à 10H, ce qui est certes mieux que ma marmotte de coloc, Antoine, qui a dormi jusqu'à 14H, mais hélas insuffisant, le temps d'émerger, il était déjà rapidement 11H, et on se retrouve quasiment à la moitié de la journée sans qu'on ait vu le temps passer.

Et puis j'ai fait l'erreur fatale de m'octroyer le droit de regarder un épisode d'une série célèbrissime pour ses quatres femmes au foyer qui passent leur temps en commérages soupçonneux sur leur voisinage... Mais ayant mégavidéo en illimité grace à la générosité d'un ami qui a payé et partage son code, je ne me suis évidemment pas arretée à un seul épisode et j'ai ensuite enchainé sur des films...

Ah, les films d'amour américains... Ces navets qui n'ont de réel que, que, que... En fait qui n'ont absolument rien de réel et qui font rever pour ça d'ailleurs. J'en ai regardé un, deux, trois...

Et frustrée de voir autant de beaux sentiments si aseptisés, si prévisibles, si romancés et d'etre malgré tout émue et jalouse de celle qui se marie à la fin et de son bonheur hollywoodien si parfaitement parfait avec juste la dose d'humour et de déboirs nécessaire... J'ai du passer mes nerfs sur quelques chose.

Ah ça, on peut dire que je l'ai fait le ménage, tout y est passé, des portes de placards à la hotte de cuisine, en passant par les rebords de fenetres, etc... Une vraie forcenée ominubilée par la saleté, un étranger qui m'aurait vue pour la première fois aurait pu croire que je suis le genre de femme maniaco-dépressive et surtout sans vie.

Du coup, plutot que d'y accorder les soixantes minutes habituelles, j'ai bien mis trois longues heures à récurer, astiquer, laver, aspirer et tout le tralala. Mais ça m'a soulagée.

Alors voilà, maintenant, je suis dans un appartement parfaitement propre et rangé, comme neuf presque, toujours en pyjama et en train de vous décrire ce qu'est une journée "vieille fille".

Et pour ce qui est de la suite, car une journée "vieille fille" dure jusqu'à tard dans la soirée, au moins 22H... Je me prévois un bon petit plateau-repas devant un autre film à l'eau de rose, puis un long bain brulant avec plein de mousse et bon bouquin et enfin une bonne nuit de sommeil pour me réveiller demain fraiche, reposée et surtout motivée.

Car des journées comme celle d'aujourd'hui, une par mois, que dis-je, une par trimestre c'est amplement suffisant, croyez-moi. Demain ma tete et mon corps travailleront activement et surtout le soir, je serai récompensée pour tous mes efforts de la plus agréable manière qui soit...

Oui, il y aura un Irlandais dans les parages, vous avez bien compris le sous-entendu.

Alors voilà, c'était une confession peu ragoutante mais honnete de ce à quoi ressemble parfois, mais plutot occasionnellement, une journée de jeune et jolie célibataire. Le tableau était plutot pathétique, je le sais, mais d'un autre coté ça aide à désacraliser la vie de reve que peut avoir une Française de 22 ans célibataire à Dublin.

Et oui, il y a ces journées "vieille fille" où on donnerait tout pour avoir un chéri, sérieux, aimant et bon amant. Ou alors, encore mieux, ses bonnes copines de toujours pour papoter ensemble, raler ensemble, grignoter ensemble...

Ah...

Mais bon, ce n'était qu'un égarement passager, demain retour à la croqueuse de vie que je suis....

jeudi 15 octobre 2009

108- Du grand latin...

Bon, la vie à Dublin, je commence à m'y faire...

Finir les soirées tot, donc, de ce fait, les commencer très prématurément, ça je gère, les gens avec qui je suis sortie hier pourront le confirmer, ainsi que les toilettes du pub...Meme si j'avais quand meme une grosse heure de retard... Mais bon, on ne se refait pas en deux mois à peine...

N'avoir que six heures de fac par semaine rassemblées sur deux jours, avec le reste du temps pour soi, je m'y habitue sans trop de difficultés. J'arrive sans trop de mal à occuper tout ce temps libre, entre les sorties, le sport, les mecs, internet, le ménage de l'appart' ( puisqu'il semble qu'à la majorité machiste de la colocation, j'ai été officiellement élue conchita de ces messieurs... Bah oui, c'est bien connu, voyons, les femmes, le ménage elles adorent ça...)

Marcher, encore et toujours, pour tout et n'importe quoi, lever le point après ces satanés conducteurs qui se croient tout permis, du genre rouler à droite et manquer d'écraser une jeune Française encore mal acclimatée. Mes pieds et mes cuisses ont enfin terminé de souffrir, je n'ai plus d'ampoules ni de courbatures, ni de brulures dues au frottement. Bref, j'ai définitivement basculé du coté piéton, l'autre jour j'ai meme refusé qu'on me paye un taxi, c'est pour dire...

Mais, il y a une chose à laquelle je ne m'adapte pas, et peut-etre parce que finalement c'est la meme partout dans le monde et que déjà en France, ça me posait quelques problèmes, les hommes.

Comment ralentit-on une relation qui évolue dans un sens non désiré ?

Comment en reste-t'on au stade amical de plan cul régulier, sans enchainer sur une relation plus officielle, plus sérieuse, plus exclusive, bref plus prise de tete ?

Comment se fait-il qu'après quasiment un mois sans donner de nouvelles, et alors que j'en avais totalement fait mon deuil, Damien me renvoit un sms en s'excusant de son comportement ?

Comment se fait-il qu'Eamon qui ne voulait rien de sérieux se décide à m'offrir des places de spectacle, à m'inviter au cinéma ?

Comment comprendre la psychologie masculine ?

Quand on est prete à s'engager ils s'enfuient en courant, quand on n'en a rien à carrer, ils s'accrochent désespéremment, quand on n'a pas d'opinion sur eux, ils se révèlent décevants, et quand on en a une bonne, ils le sont tout autant...

Bref, biensur qu'il n'y a aucune réponse, aucun mode d'emploi, aucune télécommande secrète qui permettrait de mettre un décodeur et de comprendre d'emblée leurs intentions réelles.

Biensur que les relations humaines, c'est un tel casse-tete que depuis des millénaires, l'homme écrit à ce sujet sans jamais parvenir à un consensus.

Biensur que je me la joue fillette effarouchée dans mes propos et qu'à travers de telles pensées je contribue à l'enterrinement de préjugés tels que "les femmes sont chiantes", "les femmes sont d'éternelles insatisfaites", "les femmes sont des pisseuses"...

Mais, quand meme, il y a parfois de telles coincidences qui se produisent qu'on ne peut s'empecher de douter, de se demander si le sort s'acharne sur nous, si quelqu'un là-haut nous en veut à mort et a décidé de se venger en nous faisant tourner en bourrique.

Du calme. Les prises de tete c'est pour les personnes en couple, et moi, officiellement, je suis encore une célibataire sereine. Alors carpe et diem et alea jacta est...

dimanche 9 août 2009

070- Androgynie future

L'idéal masculin a changé c'est indéniable.

Fini les fantasmes sur les grosses brutes incapables d'exprimer le moindre sentiment, excepté quand ils grognent pendant l'amour. Terminé le temps où les hommes s'enorgueillissaient de ne rien connaître à la mode, " de vulgaires bouts de tissus", de ne jamais mettre les pieds dans la cuisine, " chérie, j'ai faim, ça vient oui ou m...!", et d'avoir une épouse obéissante qui soit à la fois une bonne maîtresse de maison, une bonne ménagère et une bonne mère.

Attention, je ne dis pas que ce genre de spécimen n'existe plus, bien au contraire, il est encore très largement répandu. Non, j'affirme seulement que ce n'est plus le stéréotype de l'idéal masculin pour la gente féminine.

On pourrait expliquer ce changement par la révoltion de mai 68 avec la libération de la femme, mais à vrai dire je ne suis ni une ex soixant-huitarde ni une fanatique absolue de cette époque et de ce mouvement.

Non, pour moi qui suis née dix-neuf ans après, les féministes qui brûlaient leur soutien-gorges sur les places publiques n'ont pas tellement influencé ma conception de l'homme idéal.

En revanche, comme des tas de filles de ma génération, et même celle d'avant je dirais, il y a eu ces films cultes que l'on a regardés encore et encore, en fantasmant encore et encore sur le héro, en rêvant chaque nuit d'être à la place de l'héroïne, en frissonant immanquablement aux mêmes scènes pourtant connues par coeur.

Dirty Dancing, avec un Patrick Swayze érotique à souhait : à la fois loubard, mauvais garçon, rebelle mais aussi sensuellement érotique quand il danse. Ainsi un homme bourré de testotérone car bien musclés et plein de virilité, mais qui laisse s'exprimer une forte part de féminité : il danse et même que pour danser il porte des pantalons plutôt moulants !

Sexe Intentions, ou Ryan Phillippe incarne majestueusement le stéréotype du Don Juan... Don Juan qui tombe finalement amoureux. Il a la classe, il est romantique à souhait (la scène mythique de l'escalator) mais c'est aussi un vrai mec costaud qui se bat. Et puis histoire d'entériner les préjugés mysogynes : il est aussi riche ! (eh oui ! les femmes sont vénales !)

Bon, je sais qu'il en faudrait un troisième, mais après, il y en a des tas qui se valent à peu près et surtout ne valent pas les deux précédents, qui restent sans équivalents : Orgueil et Préjugés, Grease, Pretty Woman, Flash Dance, Coup de Foudre à Nottinghill, etc. J'en oublie sans doute des tas, et je sais que ma meilleure amie est en train de sauter devant son ordi en me lisant car j'ai oublié de citer SON film d'amour préféré, d'un autre côté, je ne l'ai encore jamais vu en entier...

Enfin bref, tout ça pour en arriver à une conclusion indéniable : notre idéal masculin s'est largement féminisé. Cela ne signifie pas que nous rêvons toutes d'un métrosexuel qui passe plus de temps que nous dans la salle de bain le matin et dont les crèmes sont plus nombreuses que les nôtres sur l'étagère, certainement pas (en ce qui me concercne tout du moins).

Simplement il est clair que notre romantisme a été influencé par cette culture cinématographique qui met en avant un homme assumant ses sentiments, les revendicants, se battant pour eux, tout en gardant quelque chose dans le caleçon. Et aussi un homme qui sait s'habiller, qui sait danser, qui n'a pas peur de son côté féminin quoi.

Tout ça pour dire que même si le bon vieux macho n'est pas mort, et qu'il lui reste un charme indéniable, il faut désormais qu'il soit tempéré par cette touche de féminité qui le rend touchant.

Qu'en pensez-vous ? L'homme se féminise-t-il effectivement ? Le fantasme de la brute est-il bel et bien mort et enterré ? Les féministes de mai -68 ont-elles fini par avoir le nombril entre les seins ? Le métrosexuel n'est-il pas plus une meilleure copine qu'un compagnon ? La femme est-elle réellement plus exigeante quant au choix de son compagnon ou ne peut-elle pas se le permettre sachant qu'il y a 2% de femmes de plus que d'hommes dans le monde et que cela condamne d'emblée ces 2% au célibat, du moins dans les pays monogames..?

Ryan Phillippe et Patrick Swayze m'ont-ils condamnée au célibat en me rendant trop romantique ?

dimanche 8 mars 2009

005- La 'flemmingite' aigüe, ou symtpôme du lendemain de cuite

Bon, ok, je sais, c'est de la triche d'écrire deux messages le dimanche soir, parce qu'on n'en a pas écrit le samedi.

Oui, un blog quotidien, ça veut pas dire sept messages par semaine, mais un message chaque jour.

Oui, mon manque absolu de considération à votre égard, à vous, mes fidèles lecteurs, vous choque.

Oui, je manque de volonté et l'absence de régularité qui en découle vous perturbe au plus au point et désynchronise vos chakras.

MEA CULPA

Mais voilà, il y a la "journée glandouille"...

Certains appellent cela être en mode flemmard, ou encore canapé, peu importe...

Le fait est que le principe reste le même dans l'absolu : tirer un maximum de plaisir de ne faire qu'un minimum d'efforts.

Ces jours-là, on comate devant M6 ou W9, selon si on a envie de se regarder des séries ou des émissions à la con, vautrés dans le canapé, avec la ferme résolution de n'en bouger qu'en cas d'extrême nécessité.

On se fait livrer des pizzas, ou alors on passe au McDrive, on encore on grignote un peu tout et n'importe quoi, en gros, vous l'avez compris il s'agit avant tout de ne pas manger sain et en trop grande quantité et cela sur une longue période.

Tout en éructant le coca, boisson oficielle de ce genre de journée, vêtus d'un pyjama "tue-l'amour" par excellence, vous papotez.

Vous rêvez déjà aux rencontres que vous pourrez faire ce soir, aux charmant(e)s garçons/filles que vous allez séduire...

Comme vous suivez aussi la télé d'un oeil distrait, vous fantasmez également sur le romantisme de Chandler/Monica, ou sur le corps de rêve de Naomie, tout en envisageant d'acheter un de ces quatre cette crème dont Pénélope Cruz vante les mérites, c'est vrai que vos pores devraient être réduites...

Pour résumer, c'est le paroxysme du bonheur, s'imaginer une vie de rêve, s'inventer un avenir radieux, alors qu'à cet instant présent vous êtes l'incarnation du "coach potatoe".

N'empêche, se comporter comme un vieux bout de beurre ramolli, n'avoir aucune once de féminité/virilité, dire des choses débiles et sans grand intérêt, mais en compagnie de ses meilleurs potes qui font de même... c'est relaxant.

Mieux qu'un sauna, qu'un hammam, mieux qu'un massage d'une durée inférieure à deux heures, ce genre de journée inutile, c'est un peu atteindre le nirvana.

Ce sont ces instants précieux qui nous feront toujours regretter un petit peu notre célibat et notre jeunesse.

Alors, CARPE DIEM !