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mercredi 12 août 2009

073- Le calme avant la tempête

On aurait pu s'attendre à ce que dès mon premier jour, j'aille vaillemment à l'attaque de Dublin, surtout après une première soirée aussi accueillante.

Le fait est, que non, je n'ai strictement rien fait aujourd'hui, à part glandouiller dans mon nouvel appartement.

"Mais comment cela se fait-il ?" vous demandez vous, n'est-ce pas ?

Il y a plusieurs raisons à cela :

Déjà, le contre coup, je réalise enfin ce qui m'arrive et j'avoue que ça me sonne un peu, à ajouter à cela l'avion, et trois nuits précédentes à peu et mal dormir à cause de l'excitation mais aussi d'une grosse toux dès que j'osais m'allonger... Bref je suis K-O, au sens propre du terme, et j'avoue qu'une journée à ne rien faire et bah ça fait du bien.

De plus, si hier j'étais en compagnie de trois charmants garçons, l'un d'eux a rejoint la France dès ce matin, et les deux autres sont au boulot : donc je suis toute seule dans ce vaste appartement.

Si au moins je pouvais profiter de ce temps pour m'installer mais je ne peux même pas : il y a des travaux dans ma chambre jusqu'à jeudi et les autres placards sont plein de trucs à Finbar que je n'ose pas bouger sans son autorisation, même s'il risque de ne pas avoir tellement le choix, parce que le placard de la chambre est trop petit pour contenir toutes mes affaires.

"Mais elle a qu'à chercher du travail cette feignasse !" pensez vous intérieurement avec mépris.

Or il se trouve que pour travailler légalement à Dublin, il me faut un pps number

http://www.irishlinks.co.uk/pps-number-ireland.htm

Autrement dit, sans ce petit numéro assez simple à obtenir, je suis bloquée : en effet, l'expérience de mes futurs ex-colocataires m'a appris que ce numéro devait figurer sur mon C.V. et que sans lui, les employeurs irlandais étaient plus que réticents à l'embauche. Mais aussi, que sans ce numéro je ne pouvais ouvrir un compte en banque en Irlande, ce qui est également nécessaire à mon futur employeur.

Ainsi je flemmarde sans aucune culpabilité : Finbar ne m'ayant pas fait d'attestation de logement, je ne peux pas entamer les démarches pour obtenir mon pps number, ni aucunes autres démarches en conséquence.

Obligée de ne rien faire, contrainte au repos, si c'est pas génial.

Tout est ligué pour que je reste au calme aujourd'hui, alors histoire de ne pas contrarier le destin, je vais docilement l'écouter et me reposer bien sagement.

Car si Wenesday était un mercredi calme, dès demain ce sera la tempête d'activités En pro des listes j'en ai déjà fait une très complète, avec tout en haut le fameux pps number et dès que j'aurais obtenu de Finbar toutes les informations qu'il me manque, genre où imprimer et faire des photocopies, etc, et bien je n'aurais plus aucune excuses à ne rien faire.

"Mais elle pourrait visiter, au moins !" songez-vous perfidement

Oh et puis ça suffit, hein ! J'attends que Finbar me dise où je peux me procurer un plan gratuit de la ville et de ses transports en commun, et puis aussi qu'il pleuve comme ça je pourrais sortir mon parapluie et puis j'ai le droit d'être fatiguée et d'avoir un petit coup de blues à l'idée d'être aussi loin de ceux que j'aime...

Cela ne va pas durer,je suis sûre que dès demain, une fois mes valises ouvertes et défaites et mes premières démarches administratives accomplies, je me sentirai déjà mieux, mais là, j'ai besoin de ce jour d'inactivité avant de lancer définitivement la machine.

Eh oui ! même Mademoiselle Manue a ses faiblesses ( même si on lui a quand même mis beaucoup de bâtons dans les roues cette fois-ci ), mais elles sont éphémères

dimanche 8 mars 2009

005- La 'flemmingite' aigüe, ou symtpôme du lendemain de cuite

Bon, ok, je sais, c'est de la triche d'écrire deux messages le dimanche soir, parce qu'on n'en a pas écrit le samedi.

Oui, un blog quotidien, ça veut pas dire sept messages par semaine, mais un message chaque jour.

Oui, mon manque absolu de considération à votre égard, à vous, mes fidèles lecteurs, vous choque.

Oui, je manque de volonté et l'absence de régularité qui en découle vous perturbe au plus au point et désynchronise vos chakras.

MEA CULPA

Mais voilà, il y a la "journée glandouille"...

Certains appellent cela être en mode flemmard, ou encore canapé, peu importe...

Le fait est que le principe reste le même dans l'absolu : tirer un maximum de plaisir de ne faire qu'un minimum d'efforts.

Ces jours-là, on comate devant M6 ou W9, selon si on a envie de se regarder des séries ou des émissions à la con, vautrés dans le canapé, avec la ferme résolution de n'en bouger qu'en cas d'extrême nécessité.

On se fait livrer des pizzas, ou alors on passe au McDrive, on encore on grignote un peu tout et n'importe quoi, en gros, vous l'avez compris il s'agit avant tout de ne pas manger sain et en trop grande quantité et cela sur une longue période.

Tout en éructant le coca, boisson oficielle de ce genre de journée, vêtus d'un pyjama "tue-l'amour" par excellence, vous papotez.

Vous rêvez déjà aux rencontres que vous pourrez faire ce soir, aux charmant(e)s garçons/filles que vous allez séduire...

Comme vous suivez aussi la télé d'un oeil distrait, vous fantasmez également sur le romantisme de Chandler/Monica, ou sur le corps de rêve de Naomie, tout en envisageant d'acheter un de ces quatre cette crème dont Pénélope Cruz vante les mérites, c'est vrai que vos pores devraient être réduites...

Pour résumer, c'est le paroxysme du bonheur, s'imaginer une vie de rêve, s'inventer un avenir radieux, alors qu'à cet instant présent vous êtes l'incarnation du "coach potatoe".

N'empêche, se comporter comme un vieux bout de beurre ramolli, n'avoir aucune once de féminité/virilité, dire des choses débiles et sans grand intérêt, mais en compagnie de ses meilleurs potes qui font de même... c'est relaxant.

Mieux qu'un sauna, qu'un hammam, mieux qu'un massage d'une durée inférieure à deux heures, ce genre de journée inutile, c'est un peu atteindre le nirvana.

Ce sont ces instants précieux qui nous feront toujours regretter un petit peu notre célibat et notre jeunesse.

Alors, CARPE DIEM !