Bon, la vie à Dublin, je commence à m'y faire...
Finir les soirées tot, donc, de ce fait, les commencer très prématurément, ça je gère, les gens avec qui je suis sortie hier pourront le confirmer, ainsi que les toilettes du pub...Meme si j'avais quand meme une grosse heure de retard... Mais bon, on ne se refait pas en deux mois à peine...
N'avoir que six heures de fac par semaine rassemblées sur deux jours, avec le reste du temps pour soi, je m'y habitue sans trop de difficultés. J'arrive sans trop de mal à occuper tout ce temps libre, entre les sorties, le sport, les mecs, internet, le ménage de l'appart' ( puisqu'il semble qu'à la majorité machiste de la colocation, j'ai été officiellement élue conchita de ces messieurs... Bah oui, c'est bien connu, voyons, les femmes, le ménage elles adorent ça...)
Marcher, encore et toujours, pour tout et n'importe quoi, lever le point après ces satanés conducteurs qui se croient tout permis, du genre rouler à droite et manquer d'écraser une jeune Française encore mal acclimatée. Mes pieds et mes cuisses ont enfin terminé de souffrir, je n'ai plus d'ampoules ni de courbatures, ni de brulures dues au frottement. Bref, j'ai définitivement basculé du coté piéton, l'autre jour j'ai meme refusé qu'on me paye un taxi, c'est pour dire...
Mais, il y a une chose à laquelle je ne m'adapte pas, et peut-etre parce que finalement c'est la meme partout dans le monde et que déjà en France, ça me posait quelques problèmes, les hommes.
Comment ralentit-on une relation qui évolue dans un sens non désiré ?
Comment en reste-t'on au stade amical de plan cul régulier, sans enchainer sur une relation plus officielle, plus sérieuse, plus exclusive, bref plus prise de tete ?
Comment se fait-il qu'après quasiment un mois sans donner de nouvelles, et alors que j'en avais totalement fait mon deuil, Damien me renvoit un sms en s'excusant de son comportement ?
Comment se fait-il qu'Eamon qui ne voulait rien de sérieux se décide à m'offrir des places de spectacle, à m'inviter au cinéma ?
Comment comprendre la psychologie masculine ?
Quand on est prete à s'engager ils s'enfuient en courant, quand on n'en a rien à carrer, ils s'accrochent désespéremment, quand on n'a pas d'opinion sur eux, ils se révèlent décevants, et quand on en a une bonne, ils le sont tout autant...
Bref, biensur qu'il n'y a aucune réponse, aucun mode d'emploi, aucune télécommande secrète qui permettrait de mettre un décodeur et de comprendre d'emblée leurs intentions réelles.
Biensur que les relations humaines, c'est un tel casse-tete que depuis des millénaires, l'homme écrit à ce sujet sans jamais parvenir à un consensus.
Biensur que je me la joue fillette effarouchée dans mes propos et qu'à travers de telles pensées je contribue à l'enterrinement de préjugés tels que "les femmes sont chiantes", "les femmes sont d'éternelles insatisfaites", "les femmes sont des pisseuses"...
Mais, quand meme, il y a parfois de telles coincidences qui se produisent qu'on ne peut s'empecher de douter, de se demander si le sort s'acharne sur nous, si quelqu'un là-haut nous en veut à mort et a décidé de se venger en nous faisant tourner en bourrique.
Du calme. Les prises de tete c'est pour les personnes en couple, et moi, officiellement, je suis encore une célibataire sereine. Alors carpe et diem et alea jacta est...
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jeudi 15 octobre 2009
108- Du grand latin...
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