Affichage des articles dont le libellé est adolescents. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est adolescents. Afficher tous les articles

samedi 17 octobre 2009

109- Les phases régressives


Vous connaissez le phénomène de phases régressives. Inexplicable, incontrolable et surtout mémorable, en ce qui me concerne.

En ce moment, je suis en plein dedans, et cela s'exprime de diverses manières.

Tout d'abord, je ne tiens plus l'alcool, je suis revenue au stade des cuites adolescentes où tu vomis trois fois dans la nuit, et encore une fois sur le matin, et où tu as la nausée des heures durant.

Hier soir, réduite à l'état de loque, j'étais franchement pas jolie à voir, et ça faisait très longtemps que je n'étais pas tombée aussi bas. Meme pas capable de faire l'amour, c'est dire à quel point je me suis mise minable.

Je me demande s'il n'y a pas un lien avec la piscine ? Comme si etre sportive et etre fetarde appartenaient à la meme capacité et que plus tu es l'un moins tu es l'autre et inversement... A réfléchir...

En tout cas, ça fait deux soirées de suite que je finis bien avant la fin et que je ne vais pas jusqu'au bout de la nuit, comme la warior que j'étais, que je devrais encore etre.

Donc ce soir, modération sera le mot d'ordre, histoire de voir si j'ai vraiment ou non perdu momentanément mon don de buveuse et si j'entame une grosse phase régressive, ou si c'était simplement passager et éphémère...

Le test de la tete au-dessus de la cuvette sera décisif. Croisons les doigts.

Mais, à part mon seuil de tolérance à l'alcool, j'ai récemment remarqué que mon niveau d'anglais stagne à nouveau. Si j'ai amélioré ma pratique de la langue de manière phénoménale ces deux derniers mois, ça fait une semaine que j'ai l'impression de ne plus rien capter, de ne plus trouver mes mots, de ne plus avancer.

Je fais répéter tous les gens cinq fois quand ils parlent, pour parfois hocher la tete en faisant mine d'avoir compris, alors que j'ai toujours pas capté... Mais le pire c'est que je perds aussi mon français, en ce moment, ça m'arrive des douzaines de fois par jour de ne pas trouver mes mots dans ma langue maternelle, de l'avoir sur le bout de la langue mais de ne pas réussir à mettre la main dessus...

Bah quoi, c'est pourtant facile de mettre la main sur le bout de la langue, non ?

Ah... Ah... Ah...

Et puis, il y a mon sommeil, moi qui suis une groOOOosse dormeuse, le genre à faire sans problème des tours de cadran voire plus, le genre à dormir à poings fermés meme si il y a un boucan d'enfer autour, le genre à s'endormir comme une masse après trois lignes d'un bouquin, bah je suis en panne.

Je me réveille tous les jours avant midi (bon aussi à cause des putains de travaux à deux mètres de notre fenetre, un marteau piqueur, c'est pas non plus très discret faut l'admettre), j'ai du mal à trouver le sommeil, mais surtout, je ne dors plus profondément. Maintenant j'engueule Antoine parce qu'il ronfle, alors que pendant six mois j'ai dormi à moins de dix centimètres de lui et j'ai rien entendu, je me réveille toutes les deux heures parce que je meurs de soif...

Bref, je suis toute cassée. Je crois qu'il faut que j'arrete de me leurrer, je suis en pleine phase régressive. Tout tend à le montrer. Donc, d'avance, ce soir, si je suis sans dessus dessous, après quelques verres et que les toilettes deviennent mes meilleures amies, soyez indulgents avec moi, c'est indépendant de ma volonté.

Satanée phase régressive, vivement qu'elle se termine.

lundi 15 juin 2009

054- On devrait les empêcher d'avoir quinze ans !

L'adolescent est, je l'affirme, le spécimen le plus haïssable du genre humain.

Déjà, il est ingrat physiquement : c'est la période de l'acnée, du duvet au dessus de la bouche, des voix qui muent, des appareils dentaires, des modes vestimentaires à la con, des coiffures merdiques. Bon sang, qu'est-ce que c'est hideux de devenir adulte ( hormonalement parlant ).

Je vous jure, des fois, je regarde les élèves que j'ai en face de moi et j'ai l'impression de voir des monstres de foire !

Et encore s'il n'y avait que leur apparence de risible, il y a aussi leur manière de parler, avec toutes leurs expressions à deux "dollars" qu'ils utilisent dix fois par 'phrase', parce que l'adolescent ne maitrise pas tellement la syntaxe : la syntaxe ça craint !

Donc résumons, nous nous trouvons devant une sorte d'être avachi, qui ne cesse de râler et de se plaindre et qui demande sans cesse à aller aux toilettes, histoire de vérifier si sa coiffure bétonnée au gel n'a pas bougé, alors que je suis sûre que même après s'être douché, elle tient encore tellement ils ont la main lourde sur le pot de glue.

Ajouter à cela que l'adolescent à honte de tout et n'a jamais envie de rien. Discuter avec un surveillant, c'est la honte, et faut surtout pas être content de faire une sortie à Walibi, non, évidemment, c'est vraiment la loose d'aller à Walibi au lieu de se taper deux heures de trigonométrie.

De trigo quoi ? Bof, ça craint de toute façon.

L'adolescent est également sans cesse pendu à son téléphone portable, en train d'envoyer des textos à son pote qui se trouve juste à côté, mais parler c'est ringard, le sms y'a que ça de vrai. Du coup, il est sans cesse en rade de forfait et ne se gène pas pour en taxer. Et c'est pareil pour les cigarettes : l'adolescent est accro, à la récréation, il doit forcément trouver le moyen de fumer en cachette, sinon il ne tiendra pas jusqu'à midi, il va faire une crise de nerfs pendant le cours d'arts plastiques.

Bref l'adolescent fait tout pour se faire remarquer, et si on a le malheur de le regarder, il t'agresse. M... ! Tu crois que je serais sur ton dos si t'écoutais pas ta musique tellement fort en permanence que même le principal à l'autre bout du couloir doit l'entendre !

De plus, l'adolescent un est spécimen ingrat, obstiné, de mauvaise foi, prétentieux et méprisant.

Si tu autorises deux élèves à se mettre à côté pour discuter, ils te reprochent de ne pas en plus les autoriser à se prendre en photo avec leur portable, mais ils le font quand même et te traitent de parano quand tu les prends en flag'. Ils nient sans vergogne et te balancent un truc du genre "Nan mais c'est bon, arrête de faire ta belle, tu crois que tu sers à quelque chose... franchement ?"

Si l'adolescent connaît ses droits sur le bout des doigts, il ignore l'existence du mot devoir. Selon lui le terme "respect" est unilatéral et ne s'applique qu'à lui-même : en gros il peut te parler comme à un chien mais t'as pas intérêt de lui répondre, même poliment, parce que c'est humiliant.

D'ailleurs, un adolescent à plein de principes à la con :

- faut surtout pas le toucher... Mon dieu, tu pourrais le contaminer si tu avais le malheur de le frôler par inadvertence.

- faut surtout pas l'obliger à quoi que ce soit... Nan mais tu comprends, c'est déjà trop dur de ne rien foutre, alors si en plus je dois aller m'asseoir dans une salle de classe, je vais crever.

- faut surtout pas lui expliquer ton point de vue... De toute façon, personne me comprend à part Sherifa Luna !

- faut pas lui demander de se taire quand il parle, ni lui demander de répondre quand il se tait... Je suis libre, j'ouvre ma bouche si je veux !

Et la liste est infinie, interminable, ou minable tout court.

Franchement, rien ne trouve grâce à leur yeux, tout est pourri, à chier ou trop con, même la télévision qu'ils squattent des heures durant, même internet qu'ils utilisent plus longtemps que leur lit, même leur nouveau portable et leurs nouvelles baskets qui ont dû coûter un max à leurs "darons".

Vous comprendrez aisément que j'en ai ras le bol de mon taff, que me lever le matin pour aller voir ces visages cafits de boutons et me prendre immanquablement la tête avec eux, ça me fatigue.

Quatre ans que je passe la moitié de mon temps avec ses espèces de créatures grotesques et irritantes. Je leur ai longtemps trouvé des excuses, j'ai longtemps relativisé, mais là, y'en a marre de ces merdeux qui se prennent pour Louis XIV (bien qu'ils ne sachent pas qui sait).

Ils sont tellement détestables que j'ai des fois des envies de stérilisation : me faire enlever l'utérus pour ne jamais avoir à me dire un jour que la tête à claque, qui me pique des sous pour fumer en cachette, et, qui se permet de me demander de l'arrêter cinq cents mètres avant son collège, parce que c'est la honte d'avoir une mère comme moi, est sorti de mon vagin...