Pourquoi arrête-t'on d'écrire un blog ?
Pourquoi après un si long silence décider de recommencer ?
Je n'ai certainement pas La Réponse mais quelques ébauches, des pistes à suivre...
On arrête quand la vie nous dépasse, quand elle déborde tant qu'elle inonde même notre "jardin secret", qu'elle envahit chaque minute de manière si totale qu'il nous reste à peine assez d'espace pour souffler, respirer.
Mais, attention, pas de méprise sur mes derniers mots, il peut autant s'agir d'une succession délirante et abracadabrante d'évènements heureux que d'une accumulation de merdes, de ratés, de déceptions ou ( et c'est sans doute le cas le plus courant ) un tourbillon des deux.
Alors, on arrête d'écrire et on pare au plus pressé, on assure là oú il faut assurer, on s'adapte, on veut tellement y arriver (quelque soit la destination ) qu'on en vient jusqu'à oublier cette autre vie qui fut la nôtre, ce blog que l'on rédigeait avec assiduité.
Et puis un jour, sans raison particulière apparente, car soyons honnêtes il y en a souvent une sous-jacente, on retrouve la mémoire...
"Ah oui... C'est vrai, j'avais un blog... J'me demande s'il est toujours en ligne ? C'est quoi déjà mon mot de passe ?"
A l'instar d'un amnésique, on se redécouvre, on se relit, on rit, on s'adonne à une sorte d'auto-voyeurisme... Très étrange si vous voulez mon avis. Et on finit par se dire, allez, pourquoi pas, un petit article supplémentaire, oú est le mal ?
Alors on écrit sur le fait d'écrire alors que l'on n'a pas couché de mots sur l'écran depuis plus de deux ans.
C'est la magie et à la fois l'horreur d'Internet, rien ne se perd complètement, tout persiste dans une sorte de néant contenant tout et rien (je plains par avance les archéologues des temps futurs qui devront écumer des milliards de milliards de données ) et dans mon cas, ça me permet un rebond.
L'ultime rebond ?
Bah, on verra bien, arrivera ce qui doit arriver, car s'il y a bien une chose que j'ai apprise durant ces deux ans et six mois -moins deux jours-, c'est bien qu'il n'y a pas vraiment de hasard, il n'y a qu'une infinités de suites de cause à effet et qu'au final cela crée du sens dans notre propre réalité.
Bref une phrase bien trop alambiquée pour dire tout simplement qu'avec ou sans nouvel article, mon monde sera comme il est supposé l'être... ou pas.
jeudi 17 octobre 2013
mardi 19 avril 2011
185- Le retour
Peut-on reprendre une relation comme on l'a laissée bien qu'entre temps des mois se soient écoulés ?
Il y a certaines personnes avec qui l'on se sent tellement à l'aise, tellement intime, tellement en accord que peu importe la fréquence à laquelle on se voit, on a toujours quelque chose à se dire, le contact est toujours immédiat, facile, spontané.
Il y a certaines personnes qui renoncent à s'accrocher à des relations à distance, qui vivent leurs amitiés au quotidien, qui ne supportent pas l'absence, le manque, le silence.
Il y a ceux qui sont toujours connectés, à un clic de nous, avec qui l'on peut communiquer même s'ils sont à des milliers de kilomètres, ou juste à un pâté de maison.
Les relations humaines évoluent avec leur époque : aujourd'hui il est possible de se parler en vidéo conférence, de s'envoyer des photos par téléphones interposés, de donner des nouvelles via un mur, de s'écrire sans papier, bref de garder le contact où que l'on soit à travers le monde.
Mais en même temps, ces heures passées à garder contact sont autant d'heures perdues pour ce qui est de créer le contact avec de nouvelles personnes.
Il paraît qu'on ne peut pas connaître personnellement plus de 110 personnes, au-delà, les visages, les noms sont vagues et ne nous reviennent pas forcément. Est-ce que cette capacité est en train d'augmenter ou alors Internet fait le boulot à notre place ?
Aujourd'hui la disponibilité de l'être humain a été poussée jusqu'à son maximum, avec tous les réseaux sociaux, tous les appareils électroniques qui existent, être injoignable relève presque du miracle ou plutôt du foutage de gueule...
Comment se fait-il qu'on n'ait pas eu de nouvelles de toi pendant trois jours ? Il y a encore des endroits où tu ne captes pas ?
Mais le fait est que c'est usant, fatiguant, voire presque du harcèlement que d'être sans cesse interpellé de quelque manière que ce soit. Et pour se rendre compte à quel point cela nous stresse, nous oppresse, il suffit de tout débranché le temps d'un weekend.
C'est désormais un luxe, des sortes de vacances que de ne pas être joignable.
Ne vous méprenez pas cependant, je suis plus qu'heureuse de vivre à une époque, où sur un coup de tête tu peux appeler un ami qui vit à Tataouine Les Bains sans plus se poser de question, où tu peux partir et revenir sans avoir tout à rattraper, où tu peux dire au revoir au lieu d'adieu.
Disons juste qu'il y a toujours un équilibre à trouver entre ce que l'on tient à garder et ce que l'on souhaite conquérir...
Il y a certaines personnes avec qui l'on se sent tellement à l'aise, tellement intime, tellement en accord que peu importe la fréquence à laquelle on se voit, on a toujours quelque chose à se dire, le contact est toujours immédiat, facile, spontané.
Il y a certaines personnes qui renoncent à s'accrocher à des relations à distance, qui vivent leurs amitiés au quotidien, qui ne supportent pas l'absence, le manque, le silence.
Il y a ceux qui sont toujours connectés, à un clic de nous, avec qui l'on peut communiquer même s'ils sont à des milliers de kilomètres, ou juste à un pâté de maison.
Les relations humaines évoluent avec leur époque : aujourd'hui il est possible de se parler en vidéo conférence, de s'envoyer des photos par téléphones interposés, de donner des nouvelles via un mur, de s'écrire sans papier, bref de garder le contact où que l'on soit à travers le monde.
Mais en même temps, ces heures passées à garder contact sont autant d'heures perdues pour ce qui est de créer le contact avec de nouvelles personnes.
Il paraît qu'on ne peut pas connaître personnellement plus de 110 personnes, au-delà, les visages, les noms sont vagues et ne nous reviennent pas forcément. Est-ce que cette capacité est en train d'augmenter ou alors Internet fait le boulot à notre place ?
Aujourd'hui la disponibilité de l'être humain a été poussée jusqu'à son maximum, avec tous les réseaux sociaux, tous les appareils électroniques qui existent, être injoignable relève presque du miracle ou plutôt du foutage de gueule...
Comment se fait-il qu'on n'ait pas eu de nouvelles de toi pendant trois jours ? Il y a encore des endroits où tu ne captes pas ?
Mais le fait est que c'est usant, fatiguant, voire presque du harcèlement que d'être sans cesse interpellé de quelque manière que ce soit. Et pour se rendre compte à quel point cela nous stresse, nous oppresse, il suffit de tout débranché le temps d'un weekend.
C'est désormais un luxe, des sortes de vacances que de ne pas être joignable.
Ne vous méprenez pas cependant, je suis plus qu'heureuse de vivre à une époque, où sur un coup de tête tu peux appeler un ami qui vit à Tataouine Les Bains sans plus se poser de question, où tu peux partir et revenir sans avoir tout à rattraper, où tu peux dire au revoir au lieu d'adieu.
Disons juste qu'il y a toujours un équilibre à trouver entre ce que l'on tient à garder et ce que l'on souhaite conquérir...
samedi 13 novembre 2010
184- Brassens avait bien raison
Le saviez-vous ? En anglais, lorsque un film est un peu trop à l'eau de rose, une fille un peu trop fleur bleue, un garçon un peu trop romantique, on le qualifie de "cheesy".
En effet tous ces coeurs d’artichaut sont coulants (et, qui sait, peut-être un peu puants aussi) comme un bon vieux camembert de Normandie qui aurait été oublié sur la table du jardin un après-midi d'été...
Bref, tout ça pour dire qu'à l'heure actuelle je découvre une phase de couple toute nouvelle pour moi : la période méga cheesy, genre plus cheezy que la pizza quatre fromages avec un supplément de mozzarella, ou même plus cheesy que le hamburger fondue de Macdo pendant les sports d'hiver, celui qui, quand on croque dedans, coule de tous les côtés tellement il est blindé de frometon !
Eh oui, il faut croire qu'on ne peut prétendre de rien, moi qui chantais en coeur avec Anaïs quand elle se moquait des couples un peu trop démonstratifs, moi qui regardais écoeurée des amoureux se bécoter trop avidement sur la voie publique en pensant acidement " il y a des hôtels pour ça, bon dieu !", moi qui jurais par mont et par vaux que jamais ô grand jamais on ne me verrait lancer ce genre d'oeillades énamourées à mon copain, que jamais de je ne le dévorerai des yeux comme si je regardais la plus belle chose qui existe sur Terre... Me voilà bien piteuse à présent que je suis capable de lui dire "je t'aime" plus de 10 fois dans la même minute, et de manière sérieusement romantique qui plus est !
Je ne l'aurais jamais cru, et j'ai d'ailleurs encore un peu de mal à le croire...
Où sont passées mes tendances légèrement féministes ? Moi qui me fais désormais un plaisir et un devoir de toujours m'assurer que mon cher et tendre ne manque de rien, qu'il n'a ni faim, ni froid, qu'il est confortablement installé, que la vie lui est douce quand il est avec moi.
Où est la Melle Manue qui l'aurait envoyé balader à la première remarque un peu machiste ou vieille France catholique ? Où est celle qui se rasait la tête sur un coup de tête, qui ne portait que des culottes en coton (tellement confortables) avec des motifs de gamine, qui regardait la gente masculine avec une minuscule mais bien réelle pointe de supériorité ?
Certains diront qu'elle a trouvé son maître, qu'elle s'est faite mater, parce qu'au final, les mecs sont plus forts que les nanas y'a pas à dire, d'autres encore affirmeront qu'elle en a enfin terminé avec son extrêmement longue et intense crise d'adolescence, qu'elle a enfin rangé au placard les dreadlocks, les fringues toutes trouées et les sourcils non épilés, mais ceux qui seront le plus proches de la vérité seront ceux qui penseront qu'elle est tout simplement et pleinement satisfaite.
Vous savez ce sentiment de bien être et de zénitude qu'on ressent après un bon repas, la satiété. On est comblé, on se sent juste bien, et rien ne peut entamer notre bonne humeur... Bah voilà, je suis repue, grosso modo c'est ça le sentiment général.
Alors j'espère que, même si j'ai fait partie de ces "gens qui voient de travers", de ces "passants honnêtes" qui jettent des "regards obliques" aux "amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics", "la saint' famille machin" ne me décochera pas trop hardiment "des propos venimeux".
En effet tous ces coeurs d’artichaut sont coulants (et, qui sait, peut-être un peu puants aussi) comme un bon vieux camembert de Normandie qui aurait été oublié sur la table du jardin un après-midi d'été...
Bref, tout ça pour dire qu'à l'heure actuelle je découvre une phase de couple toute nouvelle pour moi : la période méga cheesy, genre plus cheezy que la pizza quatre fromages avec un supplément de mozzarella, ou même plus cheesy que le hamburger fondue de Macdo pendant les sports d'hiver, celui qui, quand on croque dedans, coule de tous les côtés tellement il est blindé de frometon !
Eh oui, il faut croire qu'on ne peut prétendre de rien, moi qui chantais en coeur avec Anaïs quand elle se moquait des couples un peu trop démonstratifs, moi qui regardais écoeurée des amoureux se bécoter trop avidement sur la voie publique en pensant acidement " il y a des hôtels pour ça, bon dieu !", moi qui jurais par mont et par vaux que jamais ô grand jamais on ne me verrait lancer ce genre d'oeillades énamourées à mon copain, que jamais de je ne le dévorerai des yeux comme si je regardais la plus belle chose qui existe sur Terre... Me voilà bien piteuse à présent que je suis capable de lui dire "je t'aime" plus de 10 fois dans la même minute, et de manière sérieusement romantique qui plus est !
Je ne l'aurais jamais cru, et j'ai d'ailleurs encore un peu de mal à le croire...
Où sont passées mes tendances légèrement féministes ? Moi qui me fais désormais un plaisir et un devoir de toujours m'assurer que mon cher et tendre ne manque de rien, qu'il n'a ni faim, ni froid, qu'il est confortablement installé, que la vie lui est douce quand il est avec moi.
Où est la Melle Manue qui l'aurait envoyé balader à la première remarque un peu machiste ou vieille France catholique ? Où est celle qui se rasait la tête sur un coup de tête, qui ne portait que des culottes en coton (tellement confortables) avec des motifs de gamine, qui regardait la gente masculine avec une minuscule mais bien réelle pointe de supériorité ?
Certains diront qu'elle a trouvé son maître, qu'elle s'est faite mater, parce qu'au final, les mecs sont plus forts que les nanas y'a pas à dire, d'autres encore affirmeront qu'elle en a enfin terminé avec son extrêmement longue et intense crise d'adolescence, qu'elle a enfin rangé au placard les dreadlocks, les fringues toutes trouées et les sourcils non épilés, mais ceux qui seront le plus proches de la vérité seront ceux qui penseront qu'elle est tout simplement et pleinement satisfaite.
Vous savez ce sentiment de bien être et de zénitude qu'on ressent après un bon repas, la satiété. On est comblé, on se sent juste bien, et rien ne peut entamer notre bonne humeur... Bah voilà, je suis repue, grosso modo c'est ça le sentiment général.
Alors j'espère que, même si j'ai fait partie de ces "gens qui voient de travers", de ces "passants honnêtes" qui jettent des "regards obliques" aux "amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics", "la saint' famille machin" ne me décochera pas trop hardiment "des propos venimeux".
mardi 9 novembre 2010
183- Votre absence
C'est toujours la même chose, alors que l'hivers s'installe doucement mais sûrement, que la nuit tombe de plus en plus tôt, que le froid s'insinue sous nos lourds manteaux, et que les rues se parent de leur plus belles lumières à l'approche de Noël : je déprime.
Charles Aznavour disait qu'il lui semble "que la misère serait moins pénible au soleil", il en va de même pour l'absence, elle est moins pesante.
La solitude devient tellement difficile et douloureuse quand le monde est gris et froid.
Pourtant, toutes les vitrines s'illuminent, les guirlandes et toute sorte de personnages électriques clignotent gaiement, les rues sentent bon le chocolat chaud et à chaque pas, je croise quelqu'un les bras chargé de sacs, ces mêmes sacs remplis de cadeaux.
Mais, je me sens étrangère à cette atmosphère de fête, car ceux avec qui je voudrais être sont loin, sont ensemble, sans moi.
Je ne cesse de compter les jours qui me séparent de mon retour en France, qui me séparent de ceux que j'aime, de ceux qui m'ont vue grandir, de ceux qui me connaissent depuis toujours, qui savent mes péchés mignons, mes faiblesses culinaires, mes plus grands fous rires, et surtout qui parlent ma langue, chantent mes chansons préférées, racontent des blagues sur les Belges...
Bref, Machézal, Lyon, la Sarthe, les Petits Ponts, tous ces lieux que je connais par coeur, qui me sont familiers, où je peux conduire, où je sais qu'il y a un ami derrière presque chaque porte, où je ne me perds jamais, tous ces lieux me manquent de manière viscérale.
Je voudrais rentrer dès ce soir, m'asseoir autour d'un bon repas, regarder la Nouvelle Star, rigoler avec ma famille et mes amis, partager des moments spontanés dans ma langue maternelle.
Cette langue qui m'a permis d'exprimer mes premiers chagrins d'amour, mes premières joies, mes plus grandes réussites, mes plus fous espoirs, bref cette langue qui est une partie intégrante de ma personnalité, qui me définit, qui me fait exister, qui fait de moi ce que je suis, encore plus que mon visage ou mon prénom.
Vous l'aurez donc compris, je sature légèrement de l'anglais, de l'Irlande, de l'inexistence de boulangeries avec leurs succulentes baguettes fraîches, du manque de JJG à la radio, et surtout de votre absence, qu'aucun rouquin, aussi aimable soit-il, ne peut combler...
En espérant qu'à mon retour vous serez là...
Charles Aznavour disait qu'il lui semble "que la misère serait moins pénible au soleil", il en va de même pour l'absence, elle est moins pesante.
La solitude devient tellement difficile et douloureuse quand le monde est gris et froid.
Pourtant, toutes les vitrines s'illuminent, les guirlandes et toute sorte de personnages électriques clignotent gaiement, les rues sentent bon le chocolat chaud et à chaque pas, je croise quelqu'un les bras chargé de sacs, ces mêmes sacs remplis de cadeaux.
Mais, je me sens étrangère à cette atmosphère de fête, car ceux avec qui je voudrais être sont loin, sont ensemble, sans moi.
Je ne cesse de compter les jours qui me séparent de mon retour en France, qui me séparent de ceux que j'aime, de ceux qui m'ont vue grandir, de ceux qui me connaissent depuis toujours, qui savent mes péchés mignons, mes faiblesses culinaires, mes plus grands fous rires, et surtout qui parlent ma langue, chantent mes chansons préférées, racontent des blagues sur les Belges...
Bref, Machézal, Lyon, la Sarthe, les Petits Ponts, tous ces lieux que je connais par coeur, qui me sont familiers, où je peux conduire, où je sais qu'il y a un ami derrière presque chaque porte, où je ne me perds jamais, tous ces lieux me manquent de manière viscérale.
Je voudrais rentrer dès ce soir, m'asseoir autour d'un bon repas, regarder la Nouvelle Star, rigoler avec ma famille et mes amis, partager des moments spontanés dans ma langue maternelle.
Cette langue qui m'a permis d'exprimer mes premiers chagrins d'amour, mes premières joies, mes plus grandes réussites, mes plus fous espoirs, bref cette langue qui est une partie intégrante de ma personnalité, qui me définit, qui me fait exister, qui fait de moi ce que je suis, encore plus que mon visage ou mon prénom.
Vous l'aurez donc compris, je sature légèrement de l'anglais, de l'Irlande, de l'inexistence de boulangeries avec leurs succulentes baguettes fraîches, du manque de JJG à la radio, et surtout de votre absence, qu'aucun rouquin, aussi aimable soit-il, ne peut combler...
En espérant qu'à mon retour vous serez là...
mercredi 6 octobre 2010
182- Hiccup
Alors que j'étais dans le bus, sur le retour du boulot, une chose assez inhabituelle m'est arrivée.
J'avoue que je n'arrive même plus à me souvenir à quand remontait la dernière fois, et par là j'entends la fois précédant celle du bus.
Si je fouille dans ma mémoire, je dirais, au lycée, après les cours de courses d'orientation près de la patinoire, en plein hivers, par un vent glacial...
Spontanément, je dirais que la dernière crise aussi violente remonte donc à il y a bien 5 ans, voire plus...
Ma mère disait à l'époque que c'était ma bêtise qui ressortait, et mon père prétendait que je grandissais...
Mais aujourd'hui ces explications farfelues ne me suffisent plus, surtout quand on sait que dans Grease Anatomy, la belle-mère de Meredith en meurt parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter...
Non il me faut du scientifique, du précis, bref, du wikipedia...
"La myoclonie phrénoglottique, est un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires du diaphragme, suivies d'une constriction (resserrement circulaire) de la glotte. L'arrivée d'air est alors freinée et a du mal à pénétrer dans la trachée et les poumons, ce qui provoque une incommodité et une vibration des cordes vocales, au niveau de l'épiglotte : le bruit glottal caractéristique du hoquet s'échappe1.
Le plus souvent, le hoquet est momentané, banal et complètement inoffensif. Il touche l'ensemble de la population humaine, y compris le fœtus, et d'autres mammifères. Ce hoquet est le plus souvent lié à une dilatation de l'estomac, situé près du diaphragme, après un repas trop copieux ou ingurgité trop rapidement.
Mais il peut, dans certains cas pathologiques, se prolonger et devenir nocif pour la santé. Le hoquet « chronique » peut ainsi s'étendre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, voire plusieurs années, comme en témoigne le record de Charles Osborne, qui a hoqueté pendant 68 ans. Toutefois, ces situations sont très rares (1 personne sur 100 000 est ou a été touchée par le hoquet « chronique » 2,3) et sont, la plupart du temps, les conséquences d'une affection abdominale ou nerveuse.
Les médecins distinguent ainsi trois types de hoquets:
le hoquet bénin : le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes.
le hoquet persistant : qui dure plus de 48h.
le hoquet réfractaire : qui dure plus d'un mois."
Et quelle ne fut pas ma déception quand j'ai enfin pu diagnostiquer mon hoquet comme étant bénin !
Car, un hoquet de deux heures sans interruption, et bien si c'est inoffensif, c'est tout de même d'un ridicule notoire !
Surtout quand, dans un bus rempli de lycéens, prêts à rire du moindre cheveu en épi, vous bâillez tout en hoquetant et que le résultat de ces deux actions simultanées ne donne rien d'autre qu'un horrible bruit qui pourrait ressembler à un vagissement ou encore un brame.
Enfin, rien de bien important au final, mais toutefois l'évènement fut assez pénible et suffisamment singulier pour que je lui décerne un article sur ce blog qui devient plus mensuel qu'hebdomadaire...
Le hoquet, c'est juste une délivrance, un soulagement quotidiens que de ne pas l'avoir... C'est juste un des phénomènes physiques naturels et bénins des plus ennuyeux et des plus bruyants, avec le plus de techniques pour y remédier qui ne fonctionnent pas... Mais qui font bien marrer votre auditoire !
Du type boire un verre à l'envers, il faudra d'ailleurs m'expliquer car l'indication en elle-même est quelque peu confuse, ou encore arrêter de respirer, ou mieux croiser ses doigts de manière compliquée et douloureuse... Bref, que des solutions un peu douteuses et sans réel bien fondé...
D'ailleurs, si vous aussi vous avez un moyen "infaillible" de stopper un crise de hoquet, je vous en prie, laissez un commentaire...
J'avoue que je n'arrive même plus à me souvenir à quand remontait la dernière fois, et par là j'entends la fois précédant celle du bus.
Si je fouille dans ma mémoire, je dirais, au lycée, après les cours de courses d'orientation près de la patinoire, en plein hivers, par un vent glacial...
Spontanément, je dirais que la dernière crise aussi violente remonte donc à il y a bien 5 ans, voire plus...
Ma mère disait à l'époque que c'était ma bêtise qui ressortait, et mon père prétendait que je grandissais...
Mais aujourd'hui ces explications farfelues ne me suffisent plus, surtout quand on sait que dans Grease Anatomy, la belle-mère de Meredith en meurt parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter...
Non il me faut du scientifique, du précis, bref, du wikipedia...
"La myoclonie phrénoglottique, est un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires du diaphragme, suivies d'une constriction (resserrement circulaire) de la glotte. L'arrivée d'air est alors freinée et a du mal à pénétrer dans la trachée et les poumons, ce qui provoque une incommodité et une vibration des cordes vocales, au niveau de l'épiglotte : le bruit glottal caractéristique du hoquet s'échappe1.
Le plus souvent, le hoquet est momentané, banal et complètement inoffensif. Il touche l'ensemble de la population humaine, y compris le fœtus, et d'autres mammifères. Ce hoquet est le plus souvent lié à une dilatation de l'estomac, situé près du diaphragme, après un repas trop copieux ou ingurgité trop rapidement.
Mais il peut, dans certains cas pathologiques, se prolonger et devenir nocif pour la santé. Le hoquet « chronique » peut ainsi s'étendre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, voire plusieurs années, comme en témoigne le record de Charles Osborne, qui a hoqueté pendant 68 ans. Toutefois, ces situations sont très rares (1 personne sur 100 000 est ou a été touchée par le hoquet « chronique » 2,3) et sont, la plupart du temps, les conséquences d'une affection abdominale ou nerveuse.
Les médecins distinguent ainsi trois types de hoquets:
le hoquet bénin : le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes.
le hoquet persistant : qui dure plus de 48h.
le hoquet réfractaire : qui dure plus d'un mois."
Et quelle ne fut pas ma déception quand j'ai enfin pu diagnostiquer mon hoquet comme étant bénin !
Car, un hoquet de deux heures sans interruption, et bien si c'est inoffensif, c'est tout de même d'un ridicule notoire !
Surtout quand, dans un bus rempli de lycéens, prêts à rire du moindre cheveu en épi, vous bâillez tout en hoquetant et que le résultat de ces deux actions simultanées ne donne rien d'autre qu'un horrible bruit qui pourrait ressembler à un vagissement ou encore un brame.
Enfin, rien de bien important au final, mais toutefois l'évènement fut assez pénible et suffisamment singulier pour que je lui décerne un article sur ce blog qui devient plus mensuel qu'hebdomadaire...
Le hoquet, c'est juste une délivrance, un soulagement quotidiens que de ne pas l'avoir... C'est juste un des phénomènes physiques naturels et bénins des plus ennuyeux et des plus bruyants, avec le plus de techniques pour y remédier qui ne fonctionnent pas... Mais qui font bien marrer votre auditoire !
Du type boire un verre à l'envers, il faudra d'ailleurs m'expliquer car l'indication en elle-même est quelque peu confuse, ou encore arrêter de respirer, ou mieux croiser ses doigts de manière compliquée et douloureuse... Bref, que des solutions un peu douteuses et sans réel bien fondé...
D'ailleurs, si vous aussi vous avez un moyen "infaillible" de stopper un crise de hoquet, je vous en prie, laissez un commentaire...
mardi 21 septembre 2010
181- Dublin Match
Le souci quand on écrit plus assez régulièrement, c'est que la liste des sujets à aborder se fait de plus en plus longue...
Tellement longue qu'on en perd le fil : à force d'avoir trop à dire, on ne sait plus quoi raconter.
Si je devais faire un court sommaire des différents sujets que je voudrais aborder, ça donnerait à peu près ça :
- Une critique acerbe des constructeurs en bâtiment irlandais, qui, bien que vivant dans un pays où il pleut plus de 365 jours par an, font des balcons surélevés et complètement imperméables, qui, à la moindre goutte de pluie, se transforment en pédiluve et inondent l'appartement.
- Un témoignage poignant de ma nouvelle vie sans ordinateur personnel, depuis que mon portable a rendu l'âme, ou comment j'arrive à me réadapter, à ne plus regarder de films dans mon bain, à ne plus avoir un écran sans cesse à porter de vue pour tromper mon ennui, ma fainéantise ou ma curiosité ?
- Un récit basé sur des faits réels qui raconte comment le stade des fameux "un an" est délicat pour un couple, qui détaille comment la bulle idyllique éclate soudainement, comment le rêve s'arrête brusquement mais comment on continue à aller de l'avant, autrement.
- Un document inédit sur les familles irlandaises et la place dominante accordée à la mère, son omniprésence et son omnipotence ; sans oublier une description exhaustive de la celle de la soeur, sorte de bras droit de la mère, mais plus accessible. Avec évidemment des anecdotes véridiques et des commentaires sur le vif de la petite française que je suis qui essaye de ne pas gaffer, mais pas toujours avec succès.
Bref, j'aurais de quoi publier un magazine entier, il ne me manque plus que l'horoscope et le célèbre, mais pourtant bidon, test psychologique, du genre :
...
Poisson : vous baignerez dans les soucis cette semaine, mais la rive n'est pas loin, tenez bon et laissez vous porter par le courant, ne nagez pas contre.
Ou encore : êtes vous la bru idéale ? en une série de vingt questions à choix multiple découvrez quel genre de belle-fille sommeille en vous : la mère de substitution, la voleuse de fils, la tentation faite femme, etc.
Et il faudrait aussi ajouter à cela la rubrique pratique : comment faire face à 5 anniversaires consécutifs sans avoir à vendre un rein ?
Sans oublier le fameux courrier du coeur avec des messages tels que :
"Nono, Herby, embrassez fort Chaussette, Zao et Mimosa, sans oublier vos adorables chéris !!!"
"Morgane, accroche-toi, je suis sûre que cette année sera la bonne !!!"
" Delphinou et Audreyou, pourquoi c'est la plus jeune qui est née en premier ?"
Et bien sûr LA PHOTO COQUINE de la double page centrale... Enfin faut pas rêver non plus !
Tellement longue qu'on en perd le fil : à force d'avoir trop à dire, on ne sait plus quoi raconter.
Si je devais faire un court sommaire des différents sujets que je voudrais aborder, ça donnerait à peu près ça :
- Une critique acerbe des constructeurs en bâtiment irlandais, qui, bien que vivant dans un pays où il pleut plus de 365 jours par an, font des balcons surélevés et complètement imperméables, qui, à la moindre goutte de pluie, se transforment en pédiluve et inondent l'appartement.
- Un témoignage poignant de ma nouvelle vie sans ordinateur personnel, depuis que mon portable a rendu l'âme, ou comment j'arrive à me réadapter, à ne plus regarder de films dans mon bain, à ne plus avoir un écran sans cesse à porter de vue pour tromper mon ennui, ma fainéantise ou ma curiosité ?
- Un récit basé sur des faits réels qui raconte comment le stade des fameux "un an" est délicat pour un couple, qui détaille comment la bulle idyllique éclate soudainement, comment le rêve s'arrête brusquement mais comment on continue à aller de l'avant, autrement.
- Un document inédit sur les familles irlandaises et la place dominante accordée à la mère, son omniprésence et son omnipotence ; sans oublier une description exhaustive de la celle de la soeur, sorte de bras droit de la mère, mais plus accessible. Avec évidemment des anecdotes véridiques et des commentaires sur le vif de la petite française que je suis qui essaye de ne pas gaffer, mais pas toujours avec succès.
Bref, j'aurais de quoi publier un magazine entier, il ne me manque plus que l'horoscope et le célèbre, mais pourtant bidon, test psychologique, du genre :
...
Poisson : vous baignerez dans les soucis cette semaine, mais la rive n'est pas loin, tenez bon et laissez vous porter par le courant, ne nagez pas contre.
Ou encore : êtes vous la bru idéale ? en une série de vingt questions à choix multiple découvrez quel genre de belle-fille sommeille en vous : la mère de substitution, la voleuse de fils, la tentation faite femme, etc.
Et il faudrait aussi ajouter à cela la rubrique pratique : comment faire face à 5 anniversaires consécutifs sans avoir à vendre un rein ?
Sans oublier le fameux courrier du coeur avec des messages tels que :
"Nono, Herby, embrassez fort Chaussette, Zao et Mimosa, sans oublier vos adorables chéris !!!"
"Morgane, accroche-toi, je suis sûre que cette année sera la bonne !!!"
" Delphinou et Audreyou, pourquoi c'est la plus jeune qui est née en premier ?"
Et bien sûr LA PHOTO COQUINE de la double page centrale... Enfin faut pas rêver non plus !
lundi 23 août 2010
179- L'éveil
Ça y est, je sors enfin de ma torpeur estivale.
La fraicheur pointant de nouveau son nez à Dublin, mes idées reviennent peu à peu en place et voici venu le temps des relectures afin d'entamer un nouveau départ.
Étant étudiante, et ce depuis quasiment 20 ans, la rentrée de septembre a toujours été un moment bien plus important et crucial que le passage à la nouvelle année. Ce neuvième mois de l'année étant porteur de bien plus de promesses, de défis et de résolutions que la fête de la Saint Sylvestre.
Alors puisqu'il est temps de faire un bilan sur cette année 2010, je dirais qu'un mot s'impose afin de définir l'année scolaire précédente, paradoxale.
En effet, j'ai l'impression d'avoir été ballotée d'un antipode à un autre, d'avoir vécu de grandes joies comme d'immenses peines, d'avoir perdu des amis de toujours tout comme j'en ai retrouvé certains de jadis, j'ai été extrêmement déçue et peinée par certains comportements, mais aussi fortement émue et touchée par d'autres.
Cette année est pour l'instant et sans équivalent aucun la plus intense que j'ai jamais vécue.
Sans doute cela est-il lié au fait que j'y ai fait ma plus grande expérience de vie, à savoir partir à l'inconnu et tout recommencer à zéro dans un nouveau pays, loin des siens, avec une autre langue.
Sans doute cela est-il lié au fait que j'ai croisé l'amour au détour d'une avenue de Dublin, alors que je ne m'y attendais pas.
Sans doute cela est-il lié au fait que j'ai définitivement perdu une amie qui m'était chère.
Les raisons sont multiples, et les conséquences encore plus, ma vie a complètement changé de visage, je ne la reconnais plus, je dois me réadapter, dompter ce nouvel univers qui est désormais le mien chaque matin.
Ainsi va la vie, n'est-ce pas ? Et sans doute de grands changements, aussi douloureux soient-ils, valent mieux que la morne monotonie qui nous tue peu à peu quand on n'ose bouleverser son quotidien.
La vie est comme un grand arbre, chaque choix que l'on fait est une ramification qui nous éloigne de la sécurité du tronc pour nous mener tout en haut, à la cime, où la vue est exceptionnelle, mais la chute mortelle et la solitude plus tenace.
Chaque choix est un sacrifice et une opportunité en soit, c'est le dilemme même de notre évolution. C'est ce qui nous rend si indécis, si récalcitrants à la prise de décisions, si frileux à avancer. Nous avons peur de l'erreur fatale, de s'accrocher à une branche pourrie qui se brisera avant que l'on ait pu atteindre le sommet, nous emportant dans sa chute.
Mais, quoique l'on fasse, qu'on choisisse malgré tout de tenter l'ascension de cette arbre millénaire qu'est l'humanité, ou que l'on décide de rester chaudement blotti dans le tronc, septembre nous perturbe.
La fraicheur pointant de nouveau son nez à Dublin, mes idées reviennent peu à peu en place et voici venu le temps des relectures afin d'entamer un nouveau départ.
Étant étudiante, et ce depuis quasiment 20 ans, la rentrée de septembre a toujours été un moment bien plus important et crucial que le passage à la nouvelle année. Ce neuvième mois de l'année étant porteur de bien plus de promesses, de défis et de résolutions que la fête de la Saint Sylvestre.
Alors puisqu'il est temps de faire un bilan sur cette année 2010, je dirais qu'un mot s'impose afin de définir l'année scolaire précédente, paradoxale.
En effet, j'ai l'impression d'avoir été ballotée d'un antipode à un autre, d'avoir vécu de grandes joies comme d'immenses peines, d'avoir perdu des amis de toujours tout comme j'en ai retrouvé certains de jadis, j'ai été extrêmement déçue et peinée par certains comportements, mais aussi fortement émue et touchée par d'autres.
Cette année est pour l'instant et sans équivalent aucun la plus intense que j'ai jamais vécue.
Sans doute cela est-il lié au fait que j'y ai fait ma plus grande expérience de vie, à savoir partir à l'inconnu et tout recommencer à zéro dans un nouveau pays, loin des siens, avec une autre langue.
Sans doute cela est-il lié au fait que j'ai croisé l'amour au détour d'une avenue de Dublin, alors que je ne m'y attendais pas.
Sans doute cela est-il lié au fait que j'ai définitivement perdu une amie qui m'était chère.
Les raisons sont multiples, et les conséquences encore plus, ma vie a complètement changé de visage, je ne la reconnais plus, je dois me réadapter, dompter ce nouvel univers qui est désormais le mien chaque matin.
Ainsi va la vie, n'est-ce pas ? Et sans doute de grands changements, aussi douloureux soient-ils, valent mieux que la morne monotonie qui nous tue peu à peu quand on n'ose bouleverser son quotidien.
La vie est comme un grand arbre, chaque choix que l'on fait est une ramification qui nous éloigne de la sécurité du tronc pour nous mener tout en haut, à la cime, où la vue est exceptionnelle, mais la chute mortelle et la solitude plus tenace.
Chaque choix est un sacrifice et une opportunité en soit, c'est le dilemme même de notre évolution. C'est ce qui nous rend si indécis, si récalcitrants à la prise de décisions, si frileux à avancer. Nous avons peur de l'erreur fatale, de s'accrocher à une branche pourrie qui se brisera avant que l'on ait pu atteindre le sommet, nous emportant dans sa chute.
Mais, quoique l'on fasse, qu'on choisisse malgré tout de tenter l'ascension de cette arbre millénaire qu'est l'humanité, ou que l'on décide de rester chaudement blotti dans le tronc, septembre nous perturbe.
lundi 5 juillet 2010
178- Canary Islands
Les îles Canaries, une destination de rêve dont la simple évocation éveille en nous des images de paradis exotiques, de plages au sable de fin, de chaleur torride et tous les autres clichés du même genre... Et pourtant...
Et pourtant, les dépliants omettent de nous dire bien des choses...
Saviez-vous par exemple que bien qu'appartenant à l'Espagne, la langue dominante durant la pleine saison est l'allemand ? En effet, nos voisins germains, friands depuis les premières heures de cette archipel ultrapériphérique de l'UE, ont fait ce que l'on pourrait appeler une sorte de colonisation passive.
Bien loin des conquérants d'autrefois, ces touristes réguliers et dépensiers se sont par leur fidélité et leur nombre toujours croissant approprié la place de manière pacifique et incontestable.
C'est bien simple, tous les vendeurs, les serveurs, les réceptionnistes, les caissiers et autres employés dans les divers secteurs du tourisme parlent allemand, accessoirement espagnol mais en aucun cas anglais. Une petite anecdote pour illustrer mes propos, les seules affiches trilingues (espagnol, allemand, anglais) étaient sur des caddies à l'aéroport, mais si Willkommen et Bienvenida étaient correctement orthographiés, le Wellcome qui les accompagnait faisait franchement mauvais genre...
En voilà une surprise, n'est-ce pas ? Surtout pour mon amie anglophone, qui comme tout bon anglophone, pense que sa langue est LA LANGUE UNIVERSELLE sans exception aucune et qu'il est tout simplement scandaleux qu'on ne lui adresse pas spontanément la parole en anglais, mais avec des phrases telles que " Guten Morgen. Wie geht es Ihnen ? ", ou qui encore s'offense que la télévision soit exclusivement en allemand et en espagnol, et enrage de regarder Die Simpson...
Eh oui, il existe encore des endroits où l'anglais n'a pas assis sa suprématie, où des irréductibles s'acharnent à vous demandez " Was ?" plutôt que " What ?" et où lors de soirées karaoké, on vous propose de chanter 99 Luftballons de Nena dans sa version originale, cela va de soi...
Et j'avoue que bien que fortement surprise, cela m'a plu. D'une part, ayant appris l'allemand durant une dizaine d'années, c'était l'occasion idéale de me rafraichir un peu la mémoire, et d'autre part cette découverte est l'argument parfait à opposer aux détracteurs de la langue allemande soi-disant ringarde et aux sonorités agressives... Et toc, avec l'allemand, tu peux te dégoter un job de rêve dans un des endroits les plus fantasmatiques d'Europe. (Bon j'admets que l'argument ne fera pas long feu, mais il a le mérite d'en boucher un coin, ne serait-ce que 10 secondes)
Enfin bref, malgré tout le fait est là, dans les clichés les plus répandus des îles paradisiaques, il n'est jamais fait mention de la langue allemande, et même moi, qui suis germanophone et germanophile convaincue, je dois admettre que cela fait légèrement tâche. Être allongée sur un transat, au bord d'une piscine, avec un cocktail à la main et soudainement entendre derrière soi " Was machst du denn ? Wo ist deine Schwester ? Bring mir die Sonnebrille, bitte. Und so weiter... " c'est quelque peu désorientant...
Alors soyez avertis, si un jour vous décidiez d'aller faire bronzette du côté de Fuerteventura, que cela impliquera aussi du salami et des brötchen au petit-déjeuner, des parents criant " Achtung " à leurs bambins courant autour de la piscine, en plus des traditionnels coups de soleil et des incontournables grains de sable coincés dans votre maillot de bain...
Sur ce... Tschüß
Et pourtant, les dépliants omettent de nous dire bien des choses...
Saviez-vous par exemple que bien qu'appartenant à l'Espagne, la langue dominante durant la pleine saison est l'allemand ? En effet, nos voisins germains, friands depuis les premières heures de cette archipel ultrapériphérique de l'UE, ont fait ce que l'on pourrait appeler une sorte de colonisation passive.
Bien loin des conquérants d'autrefois, ces touristes réguliers et dépensiers se sont par leur fidélité et leur nombre toujours croissant approprié la place de manière pacifique et incontestable.
C'est bien simple, tous les vendeurs, les serveurs, les réceptionnistes, les caissiers et autres employés dans les divers secteurs du tourisme parlent allemand, accessoirement espagnol mais en aucun cas anglais. Une petite anecdote pour illustrer mes propos, les seules affiches trilingues (espagnol, allemand, anglais) étaient sur des caddies à l'aéroport, mais si Willkommen et Bienvenida étaient correctement orthographiés, le Wellcome qui les accompagnait faisait franchement mauvais genre...
En voilà une surprise, n'est-ce pas ? Surtout pour mon amie anglophone, qui comme tout bon anglophone, pense que sa langue est LA LANGUE UNIVERSELLE sans exception aucune et qu'il est tout simplement scandaleux qu'on ne lui adresse pas spontanément la parole en anglais, mais avec des phrases telles que " Guten Morgen. Wie geht es Ihnen ? ", ou qui encore s'offense que la télévision soit exclusivement en allemand et en espagnol, et enrage de regarder Die Simpson...
Eh oui, il existe encore des endroits où l'anglais n'a pas assis sa suprématie, où des irréductibles s'acharnent à vous demandez " Was ?" plutôt que " What ?" et où lors de soirées karaoké, on vous propose de chanter 99 Luftballons de Nena dans sa version originale, cela va de soi...
Et j'avoue que bien que fortement surprise, cela m'a plu. D'une part, ayant appris l'allemand durant une dizaine d'années, c'était l'occasion idéale de me rafraichir un peu la mémoire, et d'autre part cette découverte est l'argument parfait à opposer aux détracteurs de la langue allemande soi-disant ringarde et aux sonorités agressives... Et toc, avec l'allemand, tu peux te dégoter un job de rêve dans un des endroits les plus fantasmatiques d'Europe. (Bon j'admets que l'argument ne fera pas long feu, mais il a le mérite d'en boucher un coin, ne serait-ce que 10 secondes)
Enfin bref, malgré tout le fait est là, dans les clichés les plus répandus des îles paradisiaques, il n'est jamais fait mention de la langue allemande, et même moi, qui suis germanophone et germanophile convaincue, je dois admettre que cela fait légèrement tâche. Être allongée sur un transat, au bord d'une piscine, avec un cocktail à la main et soudainement entendre derrière soi " Was machst du denn ? Wo ist deine Schwester ? Bring mir die Sonnebrille, bitte. Und so weiter... " c'est quelque peu désorientant...
Alors soyez avertis, si un jour vous décidiez d'aller faire bronzette du côté de Fuerteventura, que cela impliquera aussi du salami et des brötchen au petit-déjeuner, des parents criant " Achtung " à leurs bambins courant autour de la piscine, en plus des traditionnels coups de soleil et des incontournables grains de sable coincés dans votre maillot de bain...
Sur ce... Tschüß
mardi 29 juin 2010
177- Réflexions personnelles
Les statistiques, les moyennes, les pourcentages de risque... Tous ces chiffres qui banalisent, rationalisent, et même déshumanisent les évènements traumatisants de la vie...
Et après les chiffres viennent les réponses scientifiques, les raisons pragmatiques et logiques, ces explications rationnelles et pourtant vides de sens... Car jamais elles ne répondent aux vraies interrogations de la question pourquoi ?
Car si comprendre comment tel ou tel évènement a pu se produire peut soulager un instant, cela n'apporte en aucun cas un réconfort spirituel...
La culpabilité, les questions existentielles, les doutes, eux, perdurent, nous hantent, nous bouffent...
Même si cela arrive dans 33% des cas, même si l'on n'y peut rien, même si c'est sans doute mieux ainsi... La peine immense, la tristesse sans fin, et ce vide sombre et ténébreux sont là, à nous nouer la gorge, nous serrer le ventre, nous noircir nos nuits déjà peu étoilées...
Et parce que ces chiffres et ces explications rationnelles existent, on doit s'en remettre, on doit aller de l'avant. On doit accepter ces raisons si dérisoires qui justifient pourtant tout, sans rien guérir pour autant.
Continuer alors que tout notre être se révolte de douleur, avancer alors que notre peine est si lourde à porter, tourner la page alors qu'on aimait tant lire les mots si doux qui étaient écrits dessus.
Comment un mot, une minute, une chose aussi insignifiante qu'un coup de fil peuvent ravager une vie ? Comment peut-on ignorer la fragilité de notre bonheur ? Comment peut-on ignorer notre bonheur ?
Comment le monde continue-t-il de tourner alors que notre propre univers vient de s'effondrer ?
Comment ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ?....
Et après les chiffres viennent les réponses scientifiques, les raisons pragmatiques et logiques, ces explications rationnelles et pourtant vides de sens... Car jamais elles ne répondent aux vraies interrogations de la question pourquoi ?
Car si comprendre comment tel ou tel évènement a pu se produire peut soulager un instant, cela n'apporte en aucun cas un réconfort spirituel...
La culpabilité, les questions existentielles, les doutes, eux, perdurent, nous hantent, nous bouffent...
Même si cela arrive dans 33% des cas, même si l'on n'y peut rien, même si c'est sans doute mieux ainsi... La peine immense, la tristesse sans fin, et ce vide sombre et ténébreux sont là, à nous nouer la gorge, nous serrer le ventre, nous noircir nos nuits déjà peu étoilées...
Et parce que ces chiffres et ces explications rationnelles existent, on doit s'en remettre, on doit aller de l'avant. On doit accepter ces raisons si dérisoires qui justifient pourtant tout, sans rien guérir pour autant.
Continuer alors que tout notre être se révolte de douleur, avancer alors que notre peine est si lourde à porter, tourner la page alors qu'on aimait tant lire les mots si doux qui étaient écrits dessus.
Comment un mot, une minute, une chose aussi insignifiante qu'un coup de fil peuvent ravager une vie ? Comment peut-on ignorer la fragilité de notre bonheur ? Comment peut-on ignorer notre bonheur ?
Comment le monde continue-t-il de tourner alors que notre propre univers vient de s'effondrer ?
Comment ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ?....
mercredi 16 juin 2010
176- Les brunes comptent pas pour des prunes
S'il y a bien une chose que je ne supporte pas, ce sont les hiérarchies implicites...
Et pourtant, on les trouve à peu près partout ces personnes qui, pour on ne sait quel prétexte, ont décidé qu'elles avaient un ascendant sur vous, alors que rien ne le justifie.
C'est exactement ce qui se passe à mon boulot en ce moment. Une de mes collègues, dont le seul argument vis-à-vis de moi serait son âge, qui a exactement le même statut que le reste des personnes travaillant dans l'équipe, a pourtant décidé qu'elle serait la chef... Et a réussi... Elle dirige ainsi à sa guise et selon ses humeurs notre petit groupe...
Bon déjà, si elle a réussi ce putsch c'est parce que nos vrais responsables sont au mieux des faibles, au pire n'en ont strictement rien à carrer des surveillants. Mais aussi parce que Madame ayant épousé un Irlandais (qui l'a quitté depuis), vivant en Irlande depuis 20 ans et donc étant parfaitement bilingue, pense que ce "don exceptionnel' de parler couramment deux langues la place au-dessus de nous, pauvres Français exportés depuis moins d'un an avec un accent à couper au couteau...
Mais son arme fatale, c'est qu'elle a été mannequin, attention Madame a fait la campagne de pub Heineken, et bien qu'aujourd'hui elle ait la cinquantaine, elle rentre toujours dans un 34 et s'habille à la dernière mode, tout en continuant de se teindre sa tignasse d'un noir ébène... De dos, on pourrait lui donner 20 ans encore...
Et le truc, c'est que d'une part je ne suis pas à la base une grande fan des hiérarchies, même si je sais les respecter quand elles sont justifiées et surtout raisonnées, et d'autre part, je ne supporte pas les p******* de cinquante balais qui parce qu'elles ont eu trois gosses pensent qu'elles en savent plus sur la gestion d'un groupe d'enfants que toi, la pauvre nana de 23 piges (qui au passage n'est jamais rentrée dans un 34) qui n'a eu que son BAFA et qui a juste bossé quatre années dans un collège...
Et, bien que je reste urbaine et polie, je pense qu'instinctivement elle ressent mon aversion pour elle... Aussi parce que je suis la seule à ne pas lui faire de la lèche... Il ne manquerait plus que ça, que je m'abaisse à lui faire des courbettes pour être dans ses petits papiers... Mais le fait est que du coup elle me court-circuite, et s'arrange pour qu'on ne m'appelle pas moi pour les remplacements, du coup, rien que cette semaine, j'ai vu 5 heures me filer sous le nez...
Je vous le dis, heureusement que vendredi c'est mon dernier jour et qu'après, j'ai deux mois de vacances pour oublier cette g****.
Car mon dieu, si les brunes ne comptent pas pour des prunes, cette fausse brune là mériterait que je lui en colle une, d'une parce qu'elle se pavane, de deux pour ses grands airs qui ne sont que du vent et de trois pour qu'elle se taise enfin lors de la pause repas et que l'on puisse manger tranquillement sans l'entendre parler régime ou encore débiter des phrases du type...
" Olalala, je me suis gavée à midi, j'ai mangé un saladier de carottes"
Saleté...
Et pourtant, on les trouve à peu près partout ces personnes qui, pour on ne sait quel prétexte, ont décidé qu'elles avaient un ascendant sur vous, alors que rien ne le justifie.
C'est exactement ce qui se passe à mon boulot en ce moment. Une de mes collègues, dont le seul argument vis-à-vis de moi serait son âge, qui a exactement le même statut que le reste des personnes travaillant dans l'équipe, a pourtant décidé qu'elle serait la chef... Et a réussi... Elle dirige ainsi à sa guise et selon ses humeurs notre petit groupe...
Bon déjà, si elle a réussi ce putsch c'est parce que nos vrais responsables sont au mieux des faibles, au pire n'en ont strictement rien à carrer des surveillants. Mais aussi parce que Madame ayant épousé un Irlandais (qui l'a quitté depuis), vivant en Irlande depuis 20 ans et donc étant parfaitement bilingue, pense que ce "don exceptionnel' de parler couramment deux langues la place au-dessus de nous, pauvres Français exportés depuis moins d'un an avec un accent à couper au couteau...
Mais son arme fatale, c'est qu'elle a été mannequin, attention Madame a fait la campagne de pub Heineken, et bien qu'aujourd'hui elle ait la cinquantaine, elle rentre toujours dans un 34 et s'habille à la dernière mode, tout en continuant de se teindre sa tignasse d'un noir ébène... De dos, on pourrait lui donner 20 ans encore...
Et le truc, c'est que d'une part je ne suis pas à la base une grande fan des hiérarchies, même si je sais les respecter quand elles sont justifiées et surtout raisonnées, et d'autre part, je ne supporte pas les p******* de cinquante balais qui parce qu'elles ont eu trois gosses pensent qu'elles en savent plus sur la gestion d'un groupe d'enfants que toi, la pauvre nana de 23 piges (qui au passage n'est jamais rentrée dans un 34) qui n'a eu que son BAFA et qui a juste bossé quatre années dans un collège...
Et, bien que je reste urbaine et polie, je pense qu'instinctivement elle ressent mon aversion pour elle... Aussi parce que je suis la seule à ne pas lui faire de la lèche... Il ne manquerait plus que ça, que je m'abaisse à lui faire des courbettes pour être dans ses petits papiers... Mais le fait est que du coup elle me court-circuite, et s'arrange pour qu'on ne m'appelle pas moi pour les remplacements, du coup, rien que cette semaine, j'ai vu 5 heures me filer sous le nez...
Je vous le dis, heureusement que vendredi c'est mon dernier jour et qu'après, j'ai deux mois de vacances pour oublier cette g****.
Car mon dieu, si les brunes ne comptent pas pour des prunes, cette fausse brune là mériterait que je lui en colle une, d'une parce qu'elle se pavane, de deux pour ses grands airs qui ne sont que du vent et de trois pour qu'elle se taise enfin lors de la pause repas et que l'on puisse manger tranquillement sans l'entendre parler régime ou encore débiter des phrases du type...
" Olalala, je me suis gavée à midi, j'ai mangé un saladier de carottes"
Saleté...
lundi 14 juin 2010
175- La vérité toute nue
Comme beaucoup d'entre vous le savent, je suis une fervente supportrice de la vie en colocation.
En plus d'être beaucoup moins chère, elle est également extrêmement plus riche. Eh oui, on en apprend des leçons de vie en colocation, on en échange des conseils, on en partage des expériences, on en organise des soirées démentielles quand on ne vit pas dans un clapier à lapin, qu'on appelle plus couramment "chambres étudiantes" ou encore au domicile familial...
Certes il y a aussi plus de galères, d'embrouilles, d'engueulades, d'emmerdes, de crises de nerfs, de gros pétages de plombs, mais au final, quand ça se termine, on ne se souvient en général que des bons moments, et les mauvais deviennent juste des histoires hautement comiques et farfelues à raconter pendant les longues soirées d'été, ou d'hiver, bref n'importe quand tant qu'on veille jusqu'au petit matin...
Je reste, quant à moi, profondément nostalgique des trois années que j'ai passées à Route de Vienne, et aussi de mon année de vagabondage sur Lyon entre différents appartements tous plus chaleureux les uns que les autres...
Car aujourd'hui, à Dublin, même si le calme est revenu après toutes les péripéties irlando-lituano-brésiliennes, même si j'ai désormais un lit deux places que je savoure avec délectation, même si l'appartement est vraiment génial, je partage toujours et encore ma chambre et mes colocataires sont encore et toujours des garçons...
Ma chambre de fillasse, avec ma moustiquaire en voile blanc, mes lampes murales en forme de fleur roses, mes tapis ronds roses aussi et surtout mon immense table de toilette avec tout mon maquillage, mes bijoux, mes bidules pour les cheveux me manque...
Mes colocataires féminines avec qui je faisais des soins de peau, des gâteaux, des soirées confidences et bonbons devant un film d'amour me manquent aussi terriblement.
Ici, c'est plutôt discussions portant sur l'informatique, le sport ou le boulot, films d'action et séries du type Star Gate... C'est sympa aussi... L'ambiance mec est beaucoup plus cool, décontractée et franche, mais elle est aussi moins bavarde, complice et rigolote...
En revanche, il y a des choses qui ne changent pas, tel que le plaisir de se mettre en tenue d'Ève quand on a l'appartement juste pour soi... Sauf que la mixité étant de rigueur, et mon colocataire pas très regardant sur l'heure, j'ai eu plusieurs fois le plaisir de fermer les yeux en entrant dans le salon, à la vue de mon colocataire nu comme un vers avec juste un tiroir à couverts ouvert pour cacher ses bijoux de famille...
Oui, vous avez le droit le rire...
Même si sur le moment c'est plus embarrassant et gênant que poilant... Sans aucun mauvais jeux de mots...
Bref, comme vous vous en doutez, si j'en parle à cet instant dans cet article, c'est que l'évènement s'est reproduit pas plus tard que cet après-midi, alors que je rentrais des courses... Et franchement, je dois avouer que ça m'a mise de bonne humeur... Non pas de voir mon colocataire dans le plus simple appareil, mais de repenser à cet épisode culte de Friends...
http://www.youtube.com/watch?v=Aqn_lpsrNEA
En plus d'être beaucoup moins chère, elle est également extrêmement plus riche. Eh oui, on en apprend des leçons de vie en colocation, on en échange des conseils, on en partage des expériences, on en organise des soirées démentielles quand on ne vit pas dans un clapier à lapin, qu'on appelle plus couramment "chambres étudiantes" ou encore au domicile familial...
Certes il y a aussi plus de galères, d'embrouilles, d'engueulades, d'emmerdes, de crises de nerfs, de gros pétages de plombs, mais au final, quand ça se termine, on ne se souvient en général que des bons moments, et les mauvais deviennent juste des histoires hautement comiques et farfelues à raconter pendant les longues soirées d'été, ou d'hiver, bref n'importe quand tant qu'on veille jusqu'au petit matin...
Je reste, quant à moi, profondément nostalgique des trois années que j'ai passées à Route de Vienne, et aussi de mon année de vagabondage sur Lyon entre différents appartements tous plus chaleureux les uns que les autres...
Car aujourd'hui, à Dublin, même si le calme est revenu après toutes les péripéties irlando-lituano-brésiliennes, même si j'ai désormais un lit deux places que je savoure avec délectation, même si l'appartement est vraiment génial, je partage toujours et encore ma chambre et mes colocataires sont encore et toujours des garçons...
Ma chambre de fillasse, avec ma moustiquaire en voile blanc, mes lampes murales en forme de fleur roses, mes tapis ronds roses aussi et surtout mon immense table de toilette avec tout mon maquillage, mes bijoux, mes bidules pour les cheveux me manque...
Mes colocataires féminines avec qui je faisais des soins de peau, des gâteaux, des soirées confidences et bonbons devant un film d'amour me manquent aussi terriblement.
Ici, c'est plutôt discussions portant sur l'informatique, le sport ou le boulot, films d'action et séries du type Star Gate... C'est sympa aussi... L'ambiance mec est beaucoup plus cool, décontractée et franche, mais elle est aussi moins bavarde, complice et rigolote...
En revanche, il y a des choses qui ne changent pas, tel que le plaisir de se mettre en tenue d'Ève quand on a l'appartement juste pour soi... Sauf que la mixité étant de rigueur, et mon colocataire pas très regardant sur l'heure, j'ai eu plusieurs fois le plaisir de fermer les yeux en entrant dans le salon, à la vue de mon colocataire nu comme un vers avec juste un tiroir à couverts ouvert pour cacher ses bijoux de famille...
Oui, vous avez le droit le rire...
Même si sur le moment c'est plus embarrassant et gênant que poilant... Sans aucun mauvais jeux de mots...
Bref, comme vous vous en doutez, si j'en parle à cet instant dans cet article, c'est que l'évènement s'est reproduit pas plus tard que cet après-midi, alors que je rentrais des courses... Et franchement, je dois avouer que ça m'a mise de bonne humeur... Non pas de voir mon colocataire dans le plus simple appareil, mais de repenser à cet épisode culte de Friends...
http://www.youtube.com/watch?v=Aqn_lpsrNEA
dimanche 6 juin 2010
174- Les grands personnages ne sont pas tous dignes du grand écran
Je sais que les personnes célèbres suscitent toujours une certaine curiosité chez nous, les êtres lambda par excellence.
Comment sont-ils arrivés là où ils en sont ? Quelle a été leur recette du succès ? Qu'ont-ils dû traverser, affronter, supporter, sacrifier pour atteindre l'immortalité ?
Mais après, il faut aussi être réaliste, certaines personnes deviennent célèbres sans avoir eu de vie exceptionnelle, ni une personnalité hors du commun... Elles ont eu de la chance, ont été populaires plus par accident que de par leur volonté propre.
Si je parle de cela aujourd'hui, c'est parce que récemment en France, il y a eu une forte tendance aux films biographiques dédiés à des femmes célèbres. Et comme toujours, dès qu'un filon marche, on le surexploite, il n'y a qu'à observer le phénomène des comédies musicales... Après Notre Dame, on a juste été saturé.
Bref, il y a eu le succès mondial de La Môme, où Marion Cotillard crevait juste l'écran dans une interprétation saisissante d'Edith qui, reconnaissons-le, était une femme peu ordinaire, passionnée et passionnante, enflammée et enflammante, etc...
Et là, ça a été le début de la fin. Sont ensuite sortis dans la foulée Françoise Sagan et Coco avant Chanel, histoire de bien nous dégouter des film de genre biographique en nous faisant faire une overdose.
Je n'ai pas vu Sagan, donc je n'émettrai aucun commentaire si ce n'est que sa sortie trop proche de celle de La Môme a sans doute atténué son succès auprès du public.
En revanche, je viens de regarder Coco avant Chanel, et honnêtement je me suis fait c**** pendant quasiment deux heures.
Oui c'était une orpheline, oui elle a su avoir de l'audace quelques fois, mais bon, comme dirait ma grand-mère "pas de quoi casser trois pattes à un canard". Ou alors l'interprétation placide et agaçante de mademoiselle Tautou aura réussi à ôter tout ce qui faisait l'unicité et l'originalité de cette créatrice de mode. Bref, le film est sans intérêt et le premier rôle mal joué de surcroit, un vrai désastre.
Tout ça pour dire que toutes les personnes célèbres et mortes ne méritent pas d'une part de voir leur vie devenir un chef-d'œuvre du grand écran, car certaines ont été ordinaires, et cela ne peut que rassurer l'être lambda que nous sommes.
Mais bon avec Gainsbourg, qui est un film excellent et peu banal, la tendance est lancée pour les hommes, à quand la vie de Johnny en 180 minutes sur grand écran ? Les paris sont lancés.
Comment sont-ils arrivés là où ils en sont ? Quelle a été leur recette du succès ? Qu'ont-ils dû traverser, affronter, supporter, sacrifier pour atteindre l'immortalité ?
Mais après, il faut aussi être réaliste, certaines personnes deviennent célèbres sans avoir eu de vie exceptionnelle, ni une personnalité hors du commun... Elles ont eu de la chance, ont été populaires plus par accident que de par leur volonté propre.
Si je parle de cela aujourd'hui, c'est parce que récemment en France, il y a eu une forte tendance aux films biographiques dédiés à des femmes célèbres. Et comme toujours, dès qu'un filon marche, on le surexploite, il n'y a qu'à observer le phénomène des comédies musicales... Après Notre Dame, on a juste été saturé.
Bref, il y a eu le succès mondial de La Môme, où Marion Cotillard crevait juste l'écran dans une interprétation saisissante d'Edith qui, reconnaissons-le, était une femme peu ordinaire, passionnée et passionnante, enflammée et enflammante, etc...
Et là, ça a été le début de la fin. Sont ensuite sortis dans la foulée Françoise Sagan et Coco avant Chanel, histoire de bien nous dégouter des film de genre biographique en nous faisant faire une overdose.
Je n'ai pas vu Sagan, donc je n'émettrai aucun commentaire si ce n'est que sa sortie trop proche de celle de La Môme a sans doute atténué son succès auprès du public.
En revanche, je viens de regarder Coco avant Chanel, et honnêtement je me suis fait c**** pendant quasiment deux heures.
Oui c'était une orpheline, oui elle a su avoir de l'audace quelques fois, mais bon, comme dirait ma grand-mère "pas de quoi casser trois pattes à un canard". Ou alors l'interprétation placide et agaçante de mademoiselle Tautou aura réussi à ôter tout ce qui faisait l'unicité et l'originalité de cette créatrice de mode. Bref, le film est sans intérêt et le premier rôle mal joué de surcroit, un vrai désastre.
Tout ça pour dire que toutes les personnes célèbres et mortes ne méritent pas d'une part de voir leur vie devenir un chef-d'œuvre du grand écran, car certaines ont été ordinaires, et cela ne peut que rassurer l'être lambda que nous sommes.
Mais bon avec Gainsbourg, qui est un film excellent et peu banal, la tendance est lancée pour les hommes, à quand la vie de Johnny en 180 minutes sur grand écran ? Les paris sont lancés.
jeudi 3 juin 2010
173- Lettre ouverte
Toi,
Et bien, cela faisait longtemps que notre correspondance, quelle qu'elle soit, n'avait pas été aussi abondante et régulière.
On se retrouve tout en se perdant en quelque sorte... Mais j'hésite à laisser cette phrase dans mon mail qui pourrait être interprétée comme un énième poignard... Allez, je tente le coup, car elle sonne bien et que toi aussi tu aimes les jolies phrases même si elles sont un peu tristes.
Je te remercie de m'avoir éclairé les méandres de ton esprit, de m'avoir invitée dans l'intimité des nœuds de tes sentiments, de m'avoir laissée entrer dans le labyrinthe de tes pensées.
Les sentiments sont sans doute ce qu'il y a de plus compliqué chez l'être humain, car ils sont par nature irrationnels. On ne peut donc ni les contrôler, ni les orienter, et parfois on n'arrive même pas à les comprendre. La seule chose dont on soit capable, c'est de les cacher, de les étouffer, de les combattre, sans savoir par avance si l'on sera vainqueur sur nous-même, ni combien de temps prendra la bataille.
Certains sont plus doués que d'autres, certains supportent mieux la souffrance, certains acceptent le sacrifice, d'autres non.
Le fait est que ressentir c'est vivre, créer et détruire.
Alors si tu veux ressentir d'autres sensations, t'endormir dans les bras d'autres femmes, t'adonner à de nouveaux ballets avec la gente féminine, tester ton art, tester ces demoiselles... Je ne peux que te dire "fonce".
Mais attention, quand on joue avec le feu, on se brûle parfois. Et toi qui penses éteindre d'anciennes flammes en les noyant dans les yeux d'inconnue, tu pourrais bien en allumer une nouvelle. Déclencher une étincelle, provoquer un incendie...
Et, c'est sincèrement tout ce que je te souhaite.
Les anciennes flammes ne s'éteignent jamais totalement, et peuvent même renaitre de leurs cendres des années après, mais de nouvelles flammes peuvent briller si ardemment qu'elles te rendront aveugle à tout ce qui n'est pas leur lumière.
(...)
Car encore une fois, les sentiments sont de sombres dédales où l'on se perd parfois si l'on n'est pas guidé par les liens tissés depuis des années avec une personne...
(...)
Quant à ton rêve, mon côté scientifique te dira que c'est une banale coïncidence, mon côté freudien te dira que c'est un peu simpliste comme analyse, et qu'il faut approfondir la réflexion, et enfin mon côté le moins terre-à-terre te dira que notre inconscient, siège de nos sentiments s'exprime librement la nuit sur toute notre vie émotionnelle dont on n'a pas forcément conscience puisque notre raison, notre rationnel l'inhibe, l'ignore, le réduit au silence quand nous sommes éveillés.
Et moi qui ne me souviens presque jamais de mes rêves...
(...)
A très bientôt Toi
Et bien, cela faisait longtemps que notre correspondance, quelle qu'elle soit, n'avait pas été aussi abondante et régulière.
On se retrouve tout en se perdant en quelque sorte... Mais j'hésite à laisser cette phrase dans mon mail qui pourrait être interprétée comme un énième poignard... Allez, je tente le coup, car elle sonne bien et que toi aussi tu aimes les jolies phrases même si elles sont un peu tristes.
Je te remercie de m'avoir éclairé les méandres de ton esprit, de m'avoir invitée dans l'intimité des nœuds de tes sentiments, de m'avoir laissée entrer dans le labyrinthe de tes pensées.
Les sentiments sont sans doute ce qu'il y a de plus compliqué chez l'être humain, car ils sont par nature irrationnels. On ne peut donc ni les contrôler, ni les orienter, et parfois on n'arrive même pas à les comprendre. La seule chose dont on soit capable, c'est de les cacher, de les étouffer, de les combattre, sans savoir par avance si l'on sera vainqueur sur nous-même, ni combien de temps prendra la bataille.
Certains sont plus doués que d'autres, certains supportent mieux la souffrance, certains acceptent le sacrifice, d'autres non.
Le fait est que ressentir c'est vivre, créer et détruire.
Alors si tu veux ressentir d'autres sensations, t'endormir dans les bras d'autres femmes, t'adonner à de nouveaux ballets avec la gente féminine, tester ton art, tester ces demoiselles... Je ne peux que te dire "fonce".
Mais attention, quand on joue avec le feu, on se brûle parfois. Et toi qui penses éteindre d'anciennes flammes en les noyant dans les yeux d'inconnue, tu pourrais bien en allumer une nouvelle. Déclencher une étincelle, provoquer un incendie...
Et, c'est sincèrement tout ce que je te souhaite.
Les anciennes flammes ne s'éteignent jamais totalement, et peuvent même renaitre de leurs cendres des années après, mais de nouvelles flammes peuvent briller si ardemment qu'elles te rendront aveugle à tout ce qui n'est pas leur lumière.
(...)
Car encore une fois, les sentiments sont de sombres dédales où l'on se perd parfois si l'on n'est pas guidé par les liens tissés depuis des années avec une personne...
(...)
Quant à ton rêve, mon côté scientifique te dira que c'est une banale coïncidence, mon côté freudien te dira que c'est un peu simpliste comme analyse, et qu'il faut approfondir la réflexion, et enfin mon côté le moins terre-à-terre te dira que notre inconscient, siège de nos sentiments s'exprime librement la nuit sur toute notre vie émotionnelle dont on n'a pas forcément conscience puisque notre raison, notre rationnel l'inhibe, l'ignore, le réduit au silence quand nous sommes éveillés.
Et moi qui ne me souviens presque jamais de mes rêves...
(...)
A très bientôt Toi
mardi 1 juin 2010
172- La méthode Coué
L'appréhension.
C'est un sentiment inutile dans le meilleur des cas, mais qui peut très rapidement devenir nuisible s'il nous empêche de vivre, s'il nous gâche nos vies, s'il nous empoisonne nos nuits, nous rendant insomniaque, irritable, inefficace car trop stressé.
Et pourtant, même moi qui suis parfaitement consciente de ce fait, qui suis peu soumise aux aléas du stress, il m'arrive d'appréhender...
On ne peut pas s'en défendre, ce sentiment de peur à la simple idée que le pire pourrait arriver est plus fort que nous. Une sorte de tendance incontrôlable au pessimisme, à envisager les plus sombres scénarios.
On pourrait dire que cela vient d'un manque de confiance en soi, mais justement, je crois que l'appréhension vient d'un manque de confiance en l'autre. Une peur irraisonnée de ne pas le connaitre suffisamment, qu'il ne soit pas à la hauteur de ce que l'on attend, de ce que l'on espère de lui. Un sentiment d'incertitude extrême quant à sa réaction.
Oui, cette angoisse est différente d'un simple stress avant un examen où il s'agit simplement de reprendre confiance en soi, de se maitriser et de donner le meilleur de soi. L'appréhension est due au fait qu'il y ait un facteur inconnu dans l'équation, l'autre.
Ainsi on appréhende la réaction de quelqu'un, ce qu'il va dire, comment il va prendre les choses. On craint l'autre, on craint qu'il nous rejette, qu'il nous blesse, qu'il nous juge.
Car pour ressentir de l'appréhension il faut d'abord se mettre en péril, s'exposer à autrui, s'engager, prendre des décisions qui ne nous concernent pas uniquement.
Mais peu importe le pourquoi du comment au final... Le fait est que c'est inutile, car si effectivement notre appréhension était justifiée, rien ne sert de se pourrir la vie avant, le moment en lui-même sera suffisamment désagréable, alors autant limiter les dégâts. Et dans le cas ou elle était injustifiée, elle nous aura causé bien des soucis inutiles, bien des nuits blanches vaines, bien des pensées maussades stériles. Et on se passe aisément de ce genre de superflu.
Alors sachant cela, pourquoi raisonnablement nous n'arrivons pas à nous défaire de ce sentiment. Et bien parce qu'il est la face opposée de l'espoir.
Tout comme nous ne cessons jamais d'espérer, de croire que le meilleur puisse nous arriver, nous ne cessons jamais d'appréhender, d'imaginer que le pire puisse se produire.
L'appréhension et l'espoir sont les deux facettes d'une même ignorance de l'avenir. On ne sait de quoi demain sera fait, mais l'on ne cesse d'émettre plus ou moins consciemment des hypothèses quant à celui-ci. C'est une sorte d'activité permanente, comme un bourdonnement sourd dans nos crânes... En effet les centaines d'imprévus qui jalonnent chaque jour nos vie nous oblige sans cesse à recommencer le long calcul de l'équation compliquée de nos vies.
Et pourtant, ce calcul est vain, car certaines données nous échapperont jusqu'au dernier moment, car nous sommes faillibles et faibles, car nous sommes extraordinaires et absurdes, car la destinée humaine ne réside à la fois en rien et en tout.
Mais un peu de méthode Coué ne nous ferait pas de mal en ce qui concerne l'appréhension, car toute idée qui se grave dans notre esprit tend à devenir réalité dans la mesure du possible. Ainsi, avant de convaincre l'autre, soyons d'abord sûrs et certains nous-mêmes, nous n'en seront que plus convaincants.
C'est un sentiment inutile dans le meilleur des cas, mais qui peut très rapidement devenir nuisible s'il nous empêche de vivre, s'il nous gâche nos vies, s'il nous empoisonne nos nuits, nous rendant insomniaque, irritable, inefficace car trop stressé.
Et pourtant, même moi qui suis parfaitement consciente de ce fait, qui suis peu soumise aux aléas du stress, il m'arrive d'appréhender...
On ne peut pas s'en défendre, ce sentiment de peur à la simple idée que le pire pourrait arriver est plus fort que nous. Une sorte de tendance incontrôlable au pessimisme, à envisager les plus sombres scénarios.
On pourrait dire que cela vient d'un manque de confiance en soi, mais justement, je crois que l'appréhension vient d'un manque de confiance en l'autre. Une peur irraisonnée de ne pas le connaitre suffisamment, qu'il ne soit pas à la hauteur de ce que l'on attend, de ce que l'on espère de lui. Un sentiment d'incertitude extrême quant à sa réaction.
Oui, cette angoisse est différente d'un simple stress avant un examen où il s'agit simplement de reprendre confiance en soi, de se maitriser et de donner le meilleur de soi. L'appréhension est due au fait qu'il y ait un facteur inconnu dans l'équation, l'autre.
Ainsi on appréhende la réaction de quelqu'un, ce qu'il va dire, comment il va prendre les choses. On craint l'autre, on craint qu'il nous rejette, qu'il nous blesse, qu'il nous juge.
Car pour ressentir de l'appréhension il faut d'abord se mettre en péril, s'exposer à autrui, s'engager, prendre des décisions qui ne nous concernent pas uniquement.
Mais peu importe le pourquoi du comment au final... Le fait est que c'est inutile, car si effectivement notre appréhension était justifiée, rien ne sert de se pourrir la vie avant, le moment en lui-même sera suffisamment désagréable, alors autant limiter les dégâts. Et dans le cas ou elle était injustifiée, elle nous aura causé bien des soucis inutiles, bien des nuits blanches vaines, bien des pensées maussades stériles. Et on se passe aisément de ce genre de superflu.
Alors sachant cela, pourquoi raisonnablement nous n'arrivons pas à nous défaire de ce sentiment. Et bien parce qu'il est la face opposée de l'espoir.
Tout comme nous ne cessons jamais d'espérer, de croire que le meilleur puisse nous arriver, nous ne cessons jamais d'appréhender, d'imaginer que le pire puisse se produire.
L'appréhension et l'espoir sont les deux facettes d'une même ignorance de l'avenir. On ne sait de quoi demain sera fait, mais l'on ne cesse d'émettre plus ou moins consciemment des hypothèses quant à celui-ci. C'est une sorte d'activité permanente, comme un bourdonnement sourd dans nos crânes... En effet les centaines d'imprévus qui jalonnent chaque jour nos vie nous oblige sans cesse à recommencer le long calcul de l'équation compliquée de nos vies.
Et pourtant, ce calcul est vain, car certaines données nous échapperont jusqu'au dernier moment, car nous sommes faillibles et faibles, car nous sommes extraordinaires et absurdes, car la destinée humaine ne réside à la fois en rien et en tout.
Mais un peu de méthode Coué ne nous ferait pas de mal en ce qui concerne l'appréhension, car toute idée qui se grave dans notre esprit tend à devenir réalité dans la mesure du possible. Ainsi, avant de convaincre l'autre, soyons d'abord sûrs et certains nous-mêmes, nous n'en seront que plus convaincants.
samedi 29 mai 2010
171- L'instant T
Le contrôle, cette sensation rassurante, sécurisante, valorisante, de savoir où l'on va, comment, en combien de temps, avec qui et pourquoi.
C'est une quête de chaque minute, une attention de tous les instants afin d'en avoir plus et de ne surtout pas le perdre. Il faut que l'on soit maitre de nos vies, de nos destinées, de notre avenir.
Et pourtant, tant de choses, tant d'éléments sont hors de notre portée, nous échappent complètement. Si l'on analyse rationnellement le sujet, on peut dire que la seule et unique chose que l'on a c'est le sens de l'équilibre.
Tant que l'on arrive à jongler avec toutes les imprévus que la vie nous réserve, tant que l'on ne se laisse pas désarçonner, démonter ou encore aplatir par un enchainement de surprises impromptues, non voulues, absolument pas prévues, alors on avance.
La marche est un état de déséquilibre permanent, où l'on alterne rapidement la station sur un pied puis sur l'autre, et dans cette possibilité permanente et menaçante de tomber, on avance, on reste debout, on tient le coup.
Et finalement, même si notre "logos" prétend dominer et diriger nos vies, notre pathos est infiniment plus puissant. Beaucoup de gens sont déchirés entre leur logos et leur pathos, mais dans 90% des cas, si l'implication émotionnelle est puissante, alors la raison n'a tout simplement aucune chance de gagner, c'est un match perdu d'avance par KO au premier round.
Mais en plus du fait que la majorité de nos décisions les plus importantes soient irrationnelles, il y a l'énorme part de chance et de hasard dans nos vies.
Certaines rencontres bouleversent nos vies à tout jamais, tout comme certaines fatalités ou certaines décisions. L'effet papillon est insolemment maitre de nos vies.
A une seconde prêt on rate un bus et un entretien d'embauche, mais on croise au détour d'une rue l'amour de notre vie.
La vie ce n'est pas uniquement des opportunités à saisir, c'en est aussi à manquer. Il faut parfois rater des choses, échouer dans certains domaines pour se découvrir, avoir une révélation quant à ce que nous sommes, ce que nous voulons, ce dont nous sommes capables.
"Le destin conduit celui qui accepte et traine celui qui refuse."
Il y a des choses sur lesquelles notre impact est absolument nul et il faut s'en faire une raison et continuer d'avancer, sans tomber, malgré l'équilibre précaire dont nous disposons.
Car finalement, la seule certitude que l'on puisse avoir c'est justement qu'il n'y en a aucune. Rien n'est définitif, rien n'est irrévocable si ce n'est la mort. Ainsi tant que l'on est en vie, il faut savoir apprécier ce que l'on a sans regretter ce que l'on a perdu ni trop penser à ce que l'on pourrait avoir.
La jouissance est un plaisir du présent, de l'instant T.
C'est une quête de chaque minute, une attention de tous les instants afin d'en avoir plus et de ne surtout pas le perdre. Il faut que l'on soit maitre de nos vies, de nos destinées, de notre avenir.
Et pourtant, tant de choses, tant d'éléments sont hors de notre portée, nous échappent complètement. Si l'on analyse rationnellement le sujet, on peut dire que la seule et unique chose que l'on a c'est le sens de l'équilibre.
Tant que l'on arrive à jongler avec toutes les imprévus que la vie nous réserve, tant que l'on ne se laisse pas désarçonner, démonter ou encore aplatir par un enchainement de surprises impromptues, non voulues, absolument pas prévues, alors on avance.
La marche est un état de déséquilibre permanent, où l'on alterne rapidement la station sur un pied puis sur l'autre, et dans cette possibilité permanente et menaçante de tomber, on avance, on reste debout, on tient le coup.
Et finalement, même si notre "logos" prétend dominer et diriger nos vies, notre pathos est infiniment plus puissant. Beaucoup de gens sont déchirés entre leur logos et leur pathos, mais dans 90% des cas, si l'implication émotionnelle est puissante, alors la raison n'a tout simplement aucune chance de gagner, c'est un match perdu d'avance par KO au premier round.
Mais en plus du fait que la majorité de nos décisions les plus importantes soient irrationnelles, il y a l'énorme part de chance et de hasard dans nos vies.
Certaines rencontres bouleversent nos vies à tout jamais, tout comme certaines fatalités ou certaines décisions. L'effet papillon est insolemment maitre de nos vies.
A une seconde prêt on rate un bus et un entretien d'embauche, mais on croise au détour d'une rue l'amour de notre vie.
La vie ce n'est pas uniquement des opportunités à saisir, c'en est aussi à manquer. Il faut parfois rater des choses, échouer dans certains domaines pour se découvrir, avoir une révélation quant à ce que nous sommes, ce que nous voulons, ce dont nous sommes capables.
"Le destin conduit celui qui accepte et traine celui qui refuse."
Il y a des choses sur lesquelles notre impact est absolument nul et il faut s'en faire une raison et continuer d'avancer, sans tomber, malgré l'équilibre précaire dont nous disposons.
Car finalement, la seule certitude que l'on puisse avoir c'est justement qu'il n'y en a aucune. Rien n'est définitif, rien n'est irrévocable si ce n'est la mort. Ainsi tant que l'on est en vie, il faut savoir apprécier ce que l'on a sans regretter ce que l'on a perdu ni trop penser à ce que l'on pourrait avoir.
La jouissance est un plaisir du présent, de l'instant T.
dimanche 23 mai 2010
170- Le jardin d'Eden
Les enfants sont vraiment des êtres fascinants.
Tout d'abord il y a leur spontanéité. Les enfants étant amoraux, c'est à dire n'ayant pas encore des notions bien distinctes et définies du bien et du mal ( et non pas immoraux, attention à ne pas confondre ) ils ne sont pas encore guindés par toutes les règles sociales et disent ce qu'ils pensent, comme ils le pensent, au moment où ils le pensent... Sans avoir ne serait-ce qu'une fraction de seconde l'intention de blesser, ou encore de nuire ou de mettre dans l'embarras.
" Mémé elle pique, je ne veux pas l'embrasser "
" Non je ne peux pas vous passer Maman au téléphone, elle fait caca "
" Tu sais des fois, bah moi j'ai le zizi tout dur "
Ensuite, il y a leur curiosité "à l'état pure". Un enfant découvrant chaque jour un peu plus le monde et toutes les choses saugrenues qui le composent n'a pas encore de standards, de normes. On pourrait avancer sans trop se tromper, que si par exemple un enfant voyait un jour son père entrer en volant dans la cuisine, il se contenterait de dire à sa mère, sans la moindre frayeur, juste intrigué " Oh, regarde maman, papa vole ". Alors que de son côté, la mère paniquerait de cette entrave à son système de normes et penserait perdre la tête, ou encore être face à un phénomène "paranormal" justement.
Il y a aussi leur innocence, à quel point ils prêtent foi aux paroles de l'adulte. L'enfant, comme le qualifie Nietzsche est un "chameau", c'est à dire docile, et pouvant à l'instar d'une éponge absorber une quantité très importantes d'informations. Ainsi, ils croient à la petite souris qui vient chercher sous notre oreiller des dents de lait et déposer une pièce en échange, ils croient qu'à chaque cuillère de soupe avalée ils grandissent un petit peu, ils n'envisagent pas une seule seconde que l'adulte puisse leur mentir. Ainsi, on peut les voir accepter des explications farfelues telles que...
" Tu sais tes carottes seront tristes et très jalouses si tu ne manges que les petits pois "
" Attention, si tu louches et qu'il y a un courant d'air, tu vas rester bloqué "
" Méfiez-vous, j'ai des yeux derrière la tête et même si j'écris au tableau, je verrais qui fait des bêtises "
Mais à côté de toutes ces particularités propres à l'enfance qui en font d'excellents candidats pour avoir une imagination fertile et débordante et qui leur permettent de s'amuser d'un rien. Observez attentivement une cours de récréation de maternelle, la plupart du temps, leur activité favorite est de courir, ils rigolent comme des fous de traverser la cour comme des petites bombes.Oui, à côté de toutes ces caractéristiques, l'enfant est d'ores et déjà un adulte en devenir, est d'ores et déjà une personne à part entière avec son caractère propre.
C'est pourquoi, tout comme avec les adultes, on a un feeling immédiat avec certains mômes et d'autres avec qui cela ne passe définitivement pas. C'est assez absurde en soi, mais complètement vrai, déjà à 3 ans, ils y a certains gosses avec qui vous accrochez et d'autres non et vice versa, eux-mêmes du haut de leur trois pommes, vont se sentir plus à l'aise avec certains adultes qu'avec d'autres.
Et puis il y a leur mimétisme, la manière dont ils imitent spontanément les grandes personnes. Dans leurs expressions orales " Ah bah formidable, tu as renversé ton verre d'eau dans mon assiette, bravo ", ou encore dans leurs jeux de rôles ""On dira que toi tu es la maman et tu appelles le papa au travail ", dans certaines de leurs attitudes comme quand ils marchent avec les chaussures à talons de maman. Bref, instinctivement, ils sont mus par leur aspiration à grandir, à devenir un monsieur ou une madame.
Et pourtant, c'est un monde bien doux que celui de l'enfance et les sacrifices et les déceptions seront énormes et nombreux avant d'atteindre la maturité. Gad Elmaleh le dit d'ailleurs dans un de ses sketches " un enfant de six ans, ça parle comme un mec bourré ", et oui les enfants sont ivres au naturel, la vie n'a pas encore eu le temps de jouer son rôle de cellule de dégrisement.
Bref, tout ça pour dire, qu'après quatre années à côtoyer des adolescents en crise, j'apprécie vraiment de retrouver la candeur de l'enfance et que chaque journée de travail passée avec eux est comme un aperçu du paradis perdu.
L'Éden c'est l'enfance et nous en avons tous été expulsés quand nous avons croqué le fruit de la connaissance.
Tout d'abord il y a leur spontanéité. Les enfants étant amoraux, c'est à dire n'ayant pas encore des notions bien distinctes et définies du bien et du mal ( et non pas immoraux, attention à ne pas confondre ) ils ne sont pas encore guindés par toutes les règles sociales et disent ce qu'ils pensent, comme ils le pensent, au moment où ils le pensent... Sans avoir ne serait-ce qu'une fraction de seconde l'intention de blesser, ou encore de nuire ou de mettre dans l'embarras.
" Mémé elle pique, je ne veux pas l'embrasser "
" Non je ne peux pas vous passer Maman au téléphone, elle fait caca "
" Tu sais des fois, bah moi j'ai le zizi tout dur "
Ensuite, il y a leur curiosité "à l'état pure". Un enfant découvrant chaque jour un peu plus le monde et toutes les choses saugrenues qui le composent n'a pas encore de standards, de normes. On pourrait avancer sans trop se tromper, que si par exemple un enfant voyait un jour son père entrer en volant dans la cuisine, il se contenterait de dire à sa mère, sans la moindre frayeur, juste intrigué " Oh, regarde maman, papa vole ". Alors que de son côté, la mère paniquerait de cette entrave à son système de normes et penserait perdre la tête, ou encore être face à un phénomène "paranormal" justement.
Il y a aussi leur innocence, à quel point ils prêtent foi aux paroles de l'adulte. L'enfant, comme le qualifie Nietzsche est un "chameau", c'est à dire docile, et pouvant à l'instar d'une éponge absorber une quantité très importantes d'informations. Ainsi, ils croient à la petite souris qui vient chercher sous notre oreiller des dents de lait et déposer une pièce en échange, ils croient qu'à chaque cuillère de soupe avalée ils grandissent un petit peu, ils n'envisagent pas une seule seconde que l'adulte puisse leur mentir. Ainsi, on peut les voir accepter des explications farfelues telles que...
" Tu sais tes carottes seront tristes et très jalouses si tu ne manges que les petits pois "
" Attention, si tu louches et qu'il y a un courant d'air, tu vas rester bloqué "
" Méfiez-vous, j'ai des yeux derrière la tête et même si j'écris au tableau, je verrais qui fait des bêtises "
Mais à côté de toutes ces particularités propres à l'enfance qui en font d'excellents candidats pour avoir une imagination fertile et débordante et qui leur permettent de s'amuser d'un rien. Observez attentivement une cours de récréation de maternelle, la plupart du temps, leur activité favorite est de courir, ils rigolent comme des fous de traverser la cour comme des petites bombes.Oui, à côté de toutes ces caractéristiques, l'enfant est d'ores et déjà un adulte en devenir, est d'ores et déjà une personne à part entière avec son caractère propre.
C'est pourquoi, tout comme avec les adultes, on a un feeling immédiat avec certains mômes et d'autres avec qui cela ne passe définitivement pas. C'est assez absurde en soi, mais complètement vrai, déjà à 3 ans, ils y a certains gosses avec qui vous accrochez et d'autres non et vice versa, eux-mêmes du haut de leur trois pommes, vont se sentir plus à l'aise avec certains adultes qu'avec d'autres.
Et puis il y a leur mimétisme, la manière dont ils imitent spontanément les grandes personnes. Dans leurs expressions orales " Ah bah formidable, tu as renversé ton verre d'eau dans mon assiette, bravo ", ou encore dans leurs jeux de rôles ""On dira que toi tu es la maman et tu appelles le papa au travail ", dans certaines de leurs attitudes comme quand ils marchent avec les chaussures à talons de maman. Bref, instinctivement, ils sont mus par leur aspiration à grandir, à devenir un monsieur ou une madame.
Et pourtant, c'est un monde bien doux que celui de l'enfance et les sacrifices et les déceptions seront énormes et nombreux avant d'atteindre la maturité. Gad Elmaleh le dit d'ailleurs dans un de ses sketches " un enfant de six ans, ça parle comme un mec bourré ", et oui les enfants sont ivres au naturel, la vie n'a pas encore eu le temps de jouer son rôle de cellule de dégrisement.
Bref, tout ça pour dire, qu'après quatre années à côtoyer des adolescents en crise, j'apprécie vraiment de retrouver la candeur de l'enfance et que chaque journée de travail passée avec eux est comme un aperçu du paradis perdu.
L'Éden c'est l'enfance et nous en avons tous été expulsés quand nous avons croqué le fruit de la connaissance.
jeudi 20 mai 2010
169- Insomnie
Les insomnies...
Quelqu'un de très sage m'a dit un jour que lorsqu'il est impossible de dormir, que lorsque le sommeil se dérobe sans cesse comme de l'eau entre les mains, que lorsque la quiétude refuse catégoriquement de venir à soi, il faut écrire.
Il faut se lever de son lit, faire un tour de son appartement, boire un verre d'eau et mettre sur papier les sombres idées qui vous maintiennent éveillé.
Alors je m'exécute.
Récemment, j'ai fait l'acquisition d'un lit deux places, voilà quasiment deux ans que je n'avais pas eu ce privilège, dormant à droite où à gauche sur des matelas gonflables, des canapés, ou encore avec une amie... En Irlande, quand j'ai de nouveau eu mon chez moi, le prix des loyers m'a contrainte à partager une chambre, et donc à dormir dans un lit une place.
Mais voilà, à présent, j'ai de nouveau un lit deux places... Et je m'y sens affreusement seule, comme abandonnée, perdue.
C'est fou comme un infime détail m'a amenée à réfléchir, à reconsidérer ma situation, à retourner encore et encore les faits dans mon esprit.
Il y a des soirs comme celui-ci, où l'espoir déserte complètement votre cœur, où vous songez avec amertume qu'il ne vous aimera jamais autant que vous l'aimez, que tous vos efforts sont irrévocablement voués à l'échec, que tous vos désirs les plus ardents ne seront jamais réels, n'existeront jamais que dans vos rêves les plus fous.
Je m'interroge... N'ai-je vu, entendu, compris que ce que je voulais voir, entendre, comprendre ? Mon objectivité a-t-elle été faussée par mon envie de réciprocité ?
Ai-je interprété chacun de ses actes, chacune de ses paroles à travers mon amour pour lui, sans voir la vérité.
Vivrais-je dans le déni, le mensonge, la folie ?
Il a toujours été sincère et honnête avec moi, mais moi non, je crois m'être moi-même menée en bateau, m'être moi-même prise pour la dernière des idiotes. Et c'est sans doute la pire des situations, quand on est soi-même coupable de briser son propre cœur.
Sans que l'on puisse y faire quoique ce soit, on se retrouve bourreau et victime à la fois.
J'avoue que lors de nuits telles que celle-là, mon étroitement minable lit une place me manque, ainsi que les ronflements de mon ancien colocataire. Oui l'aspect onirique de la chambre d'enfant, l'innocence qui va avec, toute la confiance et la béatitude qui sont les attributs de l'enfance sont cruellement absents d'un lit deux places.
Un lit deux places est un désert de solitude quand il n'est pas partagé.
Quelqu'un de très sage m'a dit un jour que lorsqu'il est impossible de dormir, que lorsque le sommeil se dérobe sans cesse comme de l'eau entre les mains, que lorsque la quiétude refuse catégoriquement de venir à soi, il faut écrire.
Il faut se lever de son lit, faire un tour de son appartement, boire un verre d'eau et mettre sur papier les sombres idées qui vous maintiennent éveillé.
Alors je m'exécute.
Récemment, j'ai fait l'acquisition d'un lit deux places, voilà quasiment deux ans que je n'avais pas eu ce privilège, dormant à droite où à gauche sur des matelas gonflables, des canapés, ou encore avec une amie... En Irlande, quand j'ai de nouveau eu mon chez moi, le prix des loyers m'a contrainte à partager une chambre, et donc à dormir dans un lit une place.
Mais voilà, à présent, j'ai de nouveau un lit deux places... Et je m'y sens affreusement seule, comme abandonnée, perdue.
C'est fou comme un infime détail m'a amenée à réfléchir, à reconsidérer ma situation, à retourner encore et encore les faits dans mon esprit.
Il y a des soirs comme celui-ci, où l'espoir déserte complètement votre cœur, où vous songez avec amertume qu'il ne vous aimera jamais autant que vous l'aimez, que tous vos efforts sont irrévocablement voués à l'échec, que tous vos désirs les plus ardents ne seront jamais réels, n'existeront jamais que dans vos rêves les plus fous.
Je m'interroge... N'ai-je vu, entendu, compris que ce que je voulais voir, entendre, comprendre ? Mon objectivité a-t-elle été faussée par mon envie de réciprocité ?
Ai-je interprété chacun de ses actes, chacune de ses paroles à travers mon amour pour lui, sans voir la vérité.
Vivrais-je dans le déni, le mensonge, la folie ?
Il a toujours été sincère et honnête avec moi, mais moi non, je crois m'être moi-même menée en bateau, m'être moi-même prise pour la dernière des idiotes. Et c'est sans doute la pire des situations, quand on est soi-même coupable de briser son propre cœur.
Sans que l'on puisse y faire quoique ce soit, on se retrouve bourreau et victime à la fois.
J'avoue que lors de nuits telles que celle-là, mon étroitement minable lit une place me manque, ainsi que les ronflements de mon ancien colocataire. Oui l'aspect onirique de la chambre d'enfant, l'innocence qui va avec, toute la confiance et la béatitude qui sont les attributs de l'enfance sont cruellement absents d'un lit deux places.
Un lit deux places est un désert de solitude quand il n'est pas partagé.
dimanche 16 mai 2010
168- Lobotomie
Les bonnes résolutions, ou plus précisément se mettre à la diet'...
Si l'on en croit les magazines féminins, c'est toujours le moment idéal pour s'y mettre...
Avant la rentrée de septembre, pour remettre de l'ordre dans son métabolisme après l'anarchie alimentaire des vacances d'été.
Avant Noël, afin de pouvoir faire quelques excès pendant les fêtes de fin d'année sans trop culpabiliser.
Après le nouvel An, parce que finalement on culpabilise à mort des quelques grammes pris suite au régime foie gras et papillotes en chocolat, et aussi parce que c'est LA bonne résolution par excellence.
Avant la Saint Valentin, pour être éblouissante le jour J dans notre fourreau de soie une taille trop petit et avoir une chance d'attraper un gars à la soirée organisée par des célibataires pour des célibataires à laquelle vous participez.
Après les fêtes de pâques, afin d'éliminer les montagnes de chocolat englouties à l'occasion.
Et enfin, avant l'été, pour pouvoir porter, sans être ridicule, ce petit bikini rouge si sexy que vous vous êtes acheté en solde cet hiver.
Bref, en gros sur un an, vous pouvez être au régime une bonne douzaine de mois, et ça tombe bien parce que c'est toujours le moment idéal.
Mitonnez des soupes hypocaloriques, hypernutritives et surtout dignes d'un restaurant étoilé du guide Michelin pendant les froides soirées d'hivers.
Concoctez des poêlés de légumes sucrées salées originales au printemps grâce à la profusion de légumes du moment et innovez dans les apéritifs végétaliens.
Régalez vous de fruits à tous les repas durant l'été aride, c'est frais, juteux, désaltérant, désoxydant, bon car luttant contre le cancers, le vieillissement, le tartre et même la cellulite.
Redécouvrez les légumes d'antan à l'automne et surtout partez à la chasse aux champignons, ajoutez une touche light de terroir dans votre vie, votre frigo, votre estomac et perdez du poids.
Et paradoxalement tous ces régimes sont inédits, éclairs, ultra efficaces, radicaux, définitifs, économiques, simples comme un jeu d'enfant et surtout pas le moins du monde frustrants...
Étrange dans ce cas de devoir en suivre un au moins six fois par an, de râler à chaque fois que l'on doit s'y mettre, de craquer toutes les deux heures une fois qu'on le fait, et surtout de vouloir en avoir aussi vite fini avec.
Il y a quelque chose qui cloche quelque part...
L'erreur se trouve peut-être dans la facilité promise, ou encore dans les résultats suggérés, ou même dans le public visé.
Il est vrai que l'on ne cible pas avec ses régimes les vrais obèses, mais bien les femmes complexées.
Complexées de ne pas ressembler à des mannequins au quotidien, complexées de ne pas rentrer dans la taille XS, complexées de leur humanité bien différente des photos sur papier glacé et des images à la TV.
Et parce qu'on suscite la honte chez elles, parce qu'elles finissent par avoir leur corps en horreur, elles décident de prendre des mesures radicales, de se mettre au régime draconien.
S'en suit une plus ou moins longue période de privation, de mauvaise humeur, d'irritabilité, de fatigue et d'obsession.
En effet, il faut savoir qu'une femme qui, et c'est un euphémisme, "fait attention", ne parle que de calories, ne rêve que de nourriture, ne pense qu'à la quantité de graisse contenue dans chaque aliment, même dans l'eau, passe le plus clair de son temps à cuisiner, faire les courses, inventer de nouvelles recettes et a de moins en moins de vie sociale afin d'éviter toute tentation et donc tout écart.
Si jamais elle parvient à perdre du poids de manière significative, ce qui n'est pas la majorité des cas, loin de là, alors il y aura en effets secondaires l'euphorie du shopping, mais aussi la fièvre de la balance et enfin, un report constant du poids à atteindre. Allez, j'ai déjà perdu 5 kilos, autant en perdre 10.
Bref c'est un cercle vicieux et sans fin, puisqu'une fois le poids idéal atteint, à chaque gramme repris, tout l'arsenal de guerre sera ressorti. Les femmes nouvellement sveltes sont plus aux aguets qu'un soldat sur le champ de bataille, prêtes à ouvrir le feu au moindre signe, attentives au moindre changement, surveillant leur reflet dans le miroir des heures durant, comme si soudainement il allait apparaitre quelque part un hideux bourrelet ou encore pire de la cellulite.
Et il y aurait encore tant à dire sur le sujet, la lobotomie est tellement profonde, tellement entérinée dans nos mœurs que finalement la normale est devenue le mode régime et non le mode non régime.
Oui, désormais, il semble inutile de préciser "Non merci, je suis au régime quelques jours", il faudrait plutôt déclarer "Oh oui, merci, je ne suis pas au régime pour quelques jours".
Si l'on en croit les magazines féminins, c'est toujours le moment idéal pour s'y mettre...
Avant la rentrée de septembre, pour remettre de l'ordre dans son métabolisme après l'anarchie alimentaire des vacances d'été.
Avant Noël, afin de pouvoir faire quelques excès pendant les fêtes de fin d'année sans trop culpabiliser.
Après le nouvel An, parce que finalement on culpabilise à mort des quelques grammes pris suite au régime foie gras et papillotes en chocolat, et aussi parce que c'est LA bonne résolution par excellence.
Avant la Saint Valentin, pour être éblouissante le jour J dans notre fourreau de soie une taille trop petit et avoir une chance d'attraper un gars à la soirée organisée par des célibataires pour des célibataires à laquelle vous participez.
Après les fêtes de pâques, afin d'éliminer les montagnes de chocolat englouties à l'occasion.
Et enfin, avant l'été, pour pouvoir porter, sans être ridicule, ce petit bikini rouge si sexy que vous vous êtes acheté en solde cet hiver.
Bref, en gros sur un an, vous pouvez être au régime une bonne douzaine de mois, et ça tombe bien parce que c'est toujours le moment idéal.
Mitonnez des soupes hypocaloriques, hypernutritives et surtout dignes d'un restaurant étoilé du guide Michelin pendant les froides soirées d'hivers.
Concoctez des poêlés de légumes sucrées salées originales au printemps grâce à la profusion de légumes du moment et innovez dans les apéritifs végétaliens.
Régalez vous de fruits à tous les repas durant l'été aride, c'est frais, juteux, désaltérant, désoxydant, bon car luttant contre le cancers, le vieillissement, le tartre et même la cellulite.
Redécouvrez les légumes d'antan à l'automne et surtout partez à la chasse aux champignons, ajoutez une touche light de terroir dans votre vie, votre frigo, votre estomac et perdez du poids.
Et paradoxalement tous ces régimes sont inédits, éclairs, ultra efficaces, radicaux, définitifs, économiques, simples comme un jeu d'enfant et surtout pas le moins du monde frustrants...
Étrange dans ce cas de devoir en suivre un au moins six fois par an, de râler à chaque fois que l'on doit s'y mettre, de craquer toutes les deux heures une fois qu'on le fait, et surtout de vouloir en avoir aussi vite fini avec.
Il y a quelque chose qui cloche quelque part...
L'erreur se trouve peut-être dans la facilité promise, ou encore dans les résultats suggérés, ou même dans le public visé.
Il est vrai que l'on ne cible pas avec ses régimes les vrais obèses, mais bien les femmes complexées.
Complexées de ne pas ressembler à des mannequins au quotidien, complexées de ne pas rentrer dans la taille XS, complexées de leur humanité bien différente des photos sur papier glacé et des images à la TV.
Et parce qu'on suscite la honte chez elles, parce qu'elles finissent par avoir leur corps en horreur, elles décident de prendre des mesures radicales, de se mettre au régime draconien.
S'en suit une plus ou moins longue période de privation, de mauvaise humeur, d'irritabilité, de fatigue et d'obsession.
En effet, il faut savoir qu'une femme qui, et c'est un euphémisme, "fait attention", ne parle que de calories, ne rêve que de nourriture, ne pense qu'à la quantité de graisse contenue dans chaque aliment, même dans l'eau, passe le plus clair de son temps à cuisiner, faire les courses, inventer de nouvelles recettes et a de moins en moins de vie sociale afin d'éviter toute tentation et donc tout écart.
Si jamais elle parvient à perdre du poids de manière significative, ce qui n'est pas la majorité des cas, loin de là, alors il y aura en effets secondaires l'euphorie du shopping, mais aussi la fièvre de la balance et enfin, un report constant du poids à atteindre. Allez, j'ai déjà perdu 5 kilos, autant en perdre 10.
Bref c'est un cercle vicieux et sans fin, puisqu'une fois le poids idéal atteint, à chaque gramme repris, tout l'arsenal de guerre sera ressorti. Les femmes nouvellement sveltes sont plus aux aguets qu'un soldat sur le champ de bataille, prêtes à ouvrir le feu au moindre signe, attentives au moindre changement, surveillant leur reflet dans le miroir des heures durant, comme si soudainement il allait apparaitre quelque part un hideux bourrelet ou encore pire de la cellulite.
Et il y aurait encore tant à dire sur le sujet, la lobotomie est tellement profonde, tellement entérinée dans nos mœurs que finalement la normale est devenue le mode régime et non le mode non régime.
Oui, désormais, il semble inutile de préciser "Non merci, je suis au régime quelques jours", il faudrait plutôt déclarer "Oh oui, merci, je ne suis pas au régime pour quelques jours".
samedi 1 mai 2010
167- Il y a des choses auxquelles on n'échappe pas...
Voilà un sacré bout de temps que je n'ai pas écrit. Je ne compte certainement pas abandonner mon blog, mais il y a des périodes dans la vie, où il nous est tout bonnement impossible de se réserver cinq minutes pour soi, rien que pour soi, juste pour soi.
Des moments où les évènements s'enchainent à tour de rôle et à une telle vitesse que l'on ne peut absolument pas toucher terre, à peine reprendre son souffle.
Et ces instants intenses, même si l'on a aimé les vivre à fond, sont épuisants. Et honnêtement, malgré le petit passage de flottement qui nous perturbe quand cela s'arrête, il est un fait unanime que l'on se sent soulagé, libéré, relaxé que cela soit finalement terminé.
Ce dernier mois à Dublin a juste été complètement énorme. La dernière semaine d'Antoine, mon colocataire et antérieurement bon samaritain depuis plus d'un an, a été quant à elle juste énormissime.
Dans les faits, rien d'exceptionnel, on n'était pas dans le sensationnel, loin de là, mais dans le relationnel, l'émotionnel et tout ce qui est du domaine du sentiment, c'était fort en chocolat dirons-nous, histoire de ne pas virer dans le mélodramatique qu'il abhorre par-dessus tout.
Mais voilà, vous n'y échapperez pas, Antoine est parti, définitivement rentré en France, et comme ce blog n'aurait jamais vu le jour sans lui, il est de mon devoir de leur dédier un article à lui et sa superbe personne.
La flatterie n'épargne personne, et bien qu'il jouera sans doute les modestes comme l'usage le demande, nul n'ignore qu'intérieurement il se délectera d'autant de compliments, qu'un tel hommage leur soit rendu à lui et sa splendeur.
Antoine, de là où tu es, sache bien évidemment que nous regrettons tes opéras nocturnes habités de passion et de fougue, que nous nous languissons de ta touche artistique qui donnait naissance à des chefs-d'œuvres de papier toilette, ou des innovations culinaires inaccessibles au commun des mortels.
Antoine, sache que nous te louons tous et à travers différents cultes chaque jour que tu fais, Romain passe des heures devant Roller Coster en ton hommage, Eamon porte tes vêtements abandonnés derrière toi, y trouvant un peu de ta présence, Jérémy cuisine des tas de plats communs essayant un jour atteindre un dixième de ton génie, Hannah reste Hannoine, Gary et George se sont recueillis en ermite et ont fait voeu de chasteté, et moi, j'écris tes louanges.
O Saint Antoine, notre mentor à toutes et à tous, que ces mots puissent atteindre ton royal regard et effleurer ton impérial cœur.
A tout jamais ta fidèle disciple...
Des moments où les évènements s'enchainent à tour de rôle et à une telle vitesse que l'on ne peut absolument pas toucher terre, à peine reprendre son souffle.
Et ces instants intenses, même si l'on a aimé les vivre à fond, sont épuisants. Et honnêtement, malgré le petit passage de flottement qui nous perturbe quand cela s'arrête, il est un fait unanime que l'on se sent soulagé, libéré, relaxé que cela soit finalement terminé.
Ce dernier mois à Dublin a juste été complètement énorme. La dernière semaine d'Antoine, mon colocataire et antérieurement bon samaritain depuis plus d'un an, a été quant à elle juste énormissime.
Dans les faits, rien d'exceptionnel, on n'était pas dans le sensationnel, loin de là, mais dans le relationnel, l'émotionnel et tout ce qui est du domaine du sentiment, c'était fort en chocolat dirons-nous, histoire de ne pas virer dans le mélodramatique qu'il abhorre par-dessus tout.
Mais voilà, vous n'y échapperez pas, Antoine est parti, définitivement rentré en France, et comme ce blog n'aurait jamais vu le jour sans lui, il est de mon devoir de leur dédier un article à lui et sa superbe personne.
La flatterie n'épargne personne, et bien qu'il jouera sans doute les modestes comme l'usage le demande, nul n'ignore qu'intérieurement il se délectera d'autant de compliments, qu'un tel hommage leur soit rendu à lui et sa splendeur.
Antoine, de là où tu es, sache bien évidemment que nous regrettons tes opéras nocturnes habités de passion et de fougue, que nous nous languissons de ta touche artistique qui donnait naissance à des chefs-d'œuvres de papier toilette, ou des innovations culinaires inaccessibles au commun des mortels.
Antoine, sache que nous te louons tous et à travers différents cultes chaque jour que tu fais, Romain passe des heures devant Roller Coster en ton hommage, Eamon porte tes vêtements abandonnés derrière toi, y trouvant un peu de ta présence, Jérémy cuisine des tas de plats communs essayant un jour atteindre un dixième de ton génie, Hannah reste Hannoine, Gary et George se sont recueillis en ermite et ont fait voeu de chasteté, et moi, j'écris tes louanges.
O Saint Antoine, notre mentor à toutes et à tous, que ces mots puissent atteindre ton royal regard et effleurer ton impérial cœur.
A tout jamais ta fidèle disciple...
samedi 24 avril 2010
166- La flatterie scientifique
J'ai toujours été agacée mais paradoxalement fascinée par tous ces remèdes miracles, toutes ces explications astrologiques, numériques ou encore nominales de nos vies, toutes ces analyses et ses propositions de réponses qui pullulent désormais sur le net, mais qui depuis la nuit des temps inondent la littérature et plus récemment les magazines féminins.
On l'aborde souvent comme un jeu, on le prend à la légère, on le fait plus pour déconner qu'autre chose, mais pourtant une part de nous est attirée par ce "surnaturel", ce "para-scientifique". Car même si nous évoluons dans une société profondément rationnelle où la science a écrasé la foi, nous savons pertinemment que la science n'explique pas tout et que l'histoire de l'humanité regorge de mystères inexplicables, de miracles divins ou autres évènements magiques.
Alors, même si l'on est convaincu de ne pas y croire, même si l'on est persuadé que ce n'est qu'un ramassis d'âneries écrit par un charlatan avide de prendre leur argent aux naïfs et aux crédules, on lit quand même... Histoire de voir...
Histoire de voir ce nouveau remède miracle pour perdre du poids qui, comme les 34864817 précédents remèdes parus cette année à travers le monde, serait inédit, facile et surtout 100% efficace... Sauf pour nous évidemment, ce qui nous humilie profondément car en plus d'avoir quelques kilos en trop, ce qui n'est pas facile dans la société actuelle, cela nous fait passer pour des imbéciles incapables de les perdre alors qu'apparemment c'est un jeu d'enfant.
Histoire de voir la compatibilité de notre prénom avec ceux de nos hypothétiques partenaires. Il est vrai que si nos prénoms sont fait pour s'entendre, à quoi bon chercher ailleurs? Bien sûr que notre voisin Edmond de 70 ans est notre homme idéal, nos initiales s'accordent à 99%.
Histoire de nous connaitre nous-mêmes, à travers divers tests psychologiques. Il est vrai que des réponses pré-écrites par des êtres lambda n'ayant pas plus de connaissances psychologiques et anthropologiques que votre Tante Edna de la Creuse peuvent vous apporter une réelle conscience de vous-même, de votre personnalité profonde et intime...
Notre côté narcissique nous pousse à trouver des textes qui parlent de nous, qui nous éclairent sur nous, qui vantent nos qualités, qui admirent nos traits de caractère, qui nous prévoient un avenir radieux et hors du commun.
Nous recherchons une sorte de flatterie scientifique... D'ailleurs beaucoup s'accorderont à dire qu'ils ne croient en leur horoscope que lorsque celui-ci leur annonce une excellente journée, beaucoup ne retiendront que les bons côtés de l'analyse de leur prénom sans en retenir les défauts, beaucoup ne croiront que ce qu'ils veulent croire.
C'est à dire ce qui leur fait plaisir, ce qui les flatte... La question est maintenant pourquoi sont-ce majoritairement les femmes qui ont recours à ce genre de procédés, comme l'astrologie, la numérologie, etc ?
Auriez-vous une réponse ?
On l'aborde souvent comme un jeu, on le prend à la légère, on le fait plus pour déconner qu'autre chose, mais pourtant une part de nous est attirée par ce "surnaturel", ce "para-scientifique". Car même si nous évoluons dans une société profondément rationnelle où la science a écrasé la foi, nous savons pertinemment que la science n'explique pas tout et que l'histoire de l'humanité regorge de mystères inexplicables, de miracles divins ou autres évènements magiques.
Alors, même si l'on est convaincu de ne pas y croire, même si l'on est persuadé que ce n'est qu'un ramassis d'âneries écrit par un charlatan avide de prendre leur argent aux naïfs et aux crédules, on lit quand même... Histoire de voir...
Histoire de voir ce nouveau remède miracle pour perdre du poids qui, comme les 34864817 précédents remèdes parus cette année à travers le monde, serait inédit, facile et surtout 100% efficace... Sauf pour nous évidemment, ce qui nous humilie profondément car en plus d'avoir quelques kilos en trop, ce qui n'est pas facile dans la société actuelle, cela nous fait passer pour des imbéciles incapables de les perdre alors qu'apparemment c'est un jeu d'enfant.
Histoire de voir la compatibilité de notre prénom avec ceux de nos hypothétiques partenaires. Il est vrai que si nos prénoms sont fait pour s'entendre, à quoi bon chercher ailleurs? Bien sûr que notre voisin Edmond de 70 ans est notre homme idéal, nos initiales s'accordent à 99%.
Histoire de nous connaitre nous-mêmes, à travers divers tests psychologiques. Il est vrai que des réponses pré-écrites par des êtres lambda n'ayant pas plus de connaissances psychologiques et anthropologiques que votre Tante Edna de la Creuse peuvent vous apporter une réelle conscience de vous-même, de votre personnalité profonde et intime...
Notre côté narcissique nous pousse à trouver des textes qui parlent de nous, qui nous éclairent sur nous, qui vantent nos qualités, qui admirent nos traits de caractère, qui nous prévoient un avenir radieux et hors du commun.
Nous recherchons une sorte de flatterie scientifique... D'ailleurs beaucoup s'accorderont à dire qu'ils ne croient en leur horoscope que lorsque celui-ci leur annonce une excellente journée, beaucoup ne retiendront que les bons côtés de l'analyse de leur prénom sans en retenir les défauts, beaucoup ne croiront que ce qu'ils veulent croire.
C'est à dire ce qui leur fait plaisir, ce qui les flatte... La question est maintenant pourquoi sont-ce majoritairement les femmes qui ont recours à ce genre de procédés, comme l'astrologie, la numérologie, etc ?
Auriez-vous une réponse ?
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