Je ne parle que très rarement de mes études. Et pourtant elles occupent une place fondamentale dans ma vie.
Les "Sciences du Langage" ou "Language and Communication Sciences" comme on les nomme à Trinity College ( et oui, vous avez entièrement raison, cette précision c'est vraiment juste pour me la péter ) ont réussi à me passionner suffisamment pour que je décide d'y consacrer non seulement huit ans de ma vie, mais aussi ma future carrière professionnelle.
Mais dit comme ça, ça peut paraître présomptueusement pompeux et ennuyeux à mourir. C'est vrai que nombreux sont les gens qui froncent le nez à l'évocation de mes études, et pourtant, elles sont réellement intéressantes et surtout à la portée de tous. Bien sûr que les mots "master en sciences du langage" en jettent et impressionnent, mais ce ne sont justement que des mots et je vais vous démontrer que vous-mêmes, vous faîtes régulièrement de la linguistique, mais cela à votre insu, sans même vous en apercevoir.
Alors, je vous souhaite la bienvenue dans mon univers, le temps d'un article...
Commençons tout d'abord par poser les bases de la communication avec trois mots essentiels : verbal, paraverbal et non-verbal. Et plutôt que de vous en donner une définition scolaire, abstraire et rébarbative, je vais vous les illustrer à travers une mise en situation.
Vous dansez en boîte de nuit, un homme (si vous en êtes déjà un mettez-vous deux secondes dans la peau d'une femme) s'approche de vous. Il vous sussure à l'oreille : " Je t'offre un verre ?"
Contexte banal à souhait, mais examinons-le de plus près.
Le verbal, c'est ce qu'il dit, c'est-à-dire qu'il vous propose de boire un verre avec lui, jusqu'ici, ça va, rien à en redire.
Le paraverbal, c'est la manière dont il le dit, il vous sussure cette phrase à l'oreille, ce qui en change nettement la signification. En effet, monsieur est suggestif et entend bien partager plus qu'un verre avec vous.
Voilà pour la partie volontaire du message qu'il vous envoie, maintenant mettons le décodeur en route pour interpréter l'implicite involontairement contenu dans ce message.
Le non-verbal, c'est ce qu'il exprime sans le vouloir et qui n'a aucun rapport de près ou de loin avec la parole, comme cette alliance à sa main gauche qui vous hurle qu'il est marié et aussi ses yeux vitreux qui vous indiquent qu'il est bourré et enfin la trace de main sur la joue qui vous informe que vous n'êtes pas la première qu'il essaye de draguer.
Bref, vous éconduirez poliment ce monsieur et continuerez à vous trémousser sur la piste de danse. Et cela, non pas par rapport à ce qu'il a dit, ni à la manière dont il l'a dit, mais en raison de tous les autres messages qu'il vous lançait malgré lui. Car, cinq minutes plus tard, la même situation se produit et pourtant...
Vous dansez en boîte de nuit, un homme (si vous en êtes déjà un mettez-vous, encore une fois, deux secondes dans la peau d'une femme) s'approche de vous. Il vous sussure à l'oreille : " Je t'offre un verre ?"
Bon le verbal et le paraverbal restent strictment les mêmes, ces deux hommes sont animés de la même volonté, vous offrir un verre afin d'établir un premier contact qui mènera peut-être à un second plus intime.
En revanche, ce deuxième prétendant n'envoie pas du tout le même genre de messages implicites. Il porte un T-shirt de The Clash et a un médiateur accroché à sa chaîne, ce qui signifie qu'il est porté sur la musique rock (comme vous), il n'a pas d'alliance mais vous pouvez apercevoir un début de tatouage sur sa nuque ce qui laisse à penser qu'il n'est pas conventionnel (comme vous) et enfin, il a la voix et le regard clairs ce qui démontre qu'il n'est pas complètement saoûl et que demain, il se souviendra de vous.
Du coup, vous acceptez une bière... Mais vous ne rentrerez pas avec lui, car au cours de la discussion que vous aurez ensemble au bar, il s'avérera être un sombre crétin suffisant et arrogant qui vous tapera sur les nerfs.
Car il ne faut pas se fier aux apparences, s'il est vrai que le non-verbal envoie des messages implicites involontaires, on en contrôle tout de même une bonne partie.
Il y a des codes, des conventions sociales que tout à chacun peut décoder et donc encoder, s'il fait partie de cette société, comme l'alliance qui équivaut au mariage par exemple. Quoi de plus simple pour un célibataire qui veut qu'on lui fiche la paix que de mettre un anneau à son annulaire gauche.
La discussion pouvant s'éterniser, je m'arrête là-dessus, en espérant que ce petit tour dans mon monde vous aura plu.
lundi 29 mars 2010
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c'est donc pour ça tes études, savoir si oui, ou non, il faut accepter un verre!? c'est plutôt la science du brevage (or beverage and communication sciences)...
RépondreSupprimerClairo
Clairo>> Démasquée, en voilà de la finesse d'esprit, tu sais que lorsque tu écris des commentaires de ce genre, tu me fais penser à mon tendre géniteur...
RépondreSupprimerCoucou les nanas, j ai les chats qui se frottent contre la fenêtres et qui miaulent du point de vue verbal miaouh du point vue paraverbal le trou duc des chats me font penser qu ils sont en chaleur même le mal. Bref tout ça pour 3 croquettes... L homme et le chat sont bien ressemblant langage peu évoluer parade ridicule devant la fenêtre ou la glace on voit tout de suite les trous duc. Bref 3 croquettes et barrer vous les chats!!!!
RépondreSupprimerMachezal dad
j'ai failli dire "ROSS SORT DE CE CORPS" lol
RépondreSupprimermais j'ai continué, et je me suis amusée en te lisant ;)
Totalement hors sujet mais je pense bien que le mot "médiateur" n'existe pas. C'est "médiator" ou moins couramment "plectre".
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