Je ne sais pas si c'est monnaie courante dans l'univers des bloggeurs, mais cet article est une sorte de réaction à retardement à l'article 386- Mirrors de Ben Reilly.
(http://thebestplace.fr/2009/04/20/386-%e2%80%93-mirrors/)
Disons que sa lecture m'a conduite à une réflexion sur les rapports humains.
Il paraît que lorsque l'on rencontre une personne, tout se joue dans la première minute du contact, voire au premier regard. Cette observation abonde en faveur de la véracité du "coup de foudre". Mais au-delà, elle réaffirme aussi l'importance des apparences, du paralangage et du non-langage.
Je m'explique : le paralangage est constitué par tout un système arbitraire de signes reconnus dans des sociétés plus ou moins larges. Par exemple l'alliance qui témoigne d'un engagement marital, ou encore la soutane qui témoigne d'un engagement religieux. Bref, notre tenue vestimentaire et tous les accessoires qui la composent reflètent notre appartenance plus ou moins prononcée à une catégorie sociale. D'ailleurs c'est de là que découlent les appelations punk, racaille, skateur, babos, etc.
Ensuite, il y a le non-langage, ou la communication indicielle, c'est à dire les indices que l'on donne involontairement à notre interlocuteur. L'accent, par exemple, va nous trahir, comme le dit si bien l'expression. Lors d'un entretien notre nervosité va s'exprimer par un tremblement de la voix, une sudation excessive, ou encore un regard fuyant. Donc, en plus de notre dégaine, notre attitude, elle aussi, envoit des messages.
Et à cela vient s'ajouter la théorie des atomes crochus : lors d'une rencontre entre deux personnes, les corps s'échangent plus ou moins d'atomes et cela de manière complètement incontrôlable et imprévisible. Il semblerait que plus le nombres d'atomes échangés est important, plus il y ait ce fameux feeling entre les deux.
Ainsi, si on résume, lorsque l'on rencontre un parfait inconnu, en moins d'une minute, il y a un échange considérable d'informations qui se transmettent mutuellement et qui vont influer sur l'envie de chacun de poursuivre ou non l'expérience.
Mais, j'ai bien précisé dans le cas d'une rencontre avec un parfait inconnu. Or, lorsque l'on rencontre quelqu'un avec qui on a fait connaissance sur internet, est-ce la même chose ?
Il arrive régulièrement à des gens de se décider à se parler de visu et cela après une période plus ou moins longue d'échanges virtuels.
Il y a donc une sorte d'inversion de l'ordre canonique de la rencontre, puisqu'on a d'abord discuté avec la personne avant d'avoir eu le premier contact "filtrant".
Mais, pour être franche, je doute que la complicité virtuelle établie au préalable ait beaucoup d'influence... Je crois que dans certains cas, Internet ne fait que retarder l'inévitable, c'est à dire l'absence totale d'affinités, malgré de nombreux points communs existants... La faute aux atomes crochus ? A notre pseudo-personnalité trop éloignée de nous ?
Et dans le cas inverse, où affinités il y a, naturellement une sorte de table rase est faite, et on repart de zéro, on réapprend à se connaître, on reparle des mêmes choses, mais en vrai, avec peut-être un peu moins de surprise les premiers temps...
Bref, Internet ne permet pas de connaître une personne, parce que finalement, plus que ce qu'il dit, pense, raconte, etc, il y a tout cette dimension physico-matérielle qui entre en ligne de compte et qui n'est pas perceptible virtuellement.
Ainsi, le premier vrai contact reste et demeure le test décisif entre deux personnes.
Et je dis cela sans émettre aucun avis à ce sujet, à savoir si c'est bien ou pas, juste ou non, puisque c'est un fait.
Alors, aux éternels défenseurs de la célèbre "beauté intérieure", qui rejettent la superficialité et crachent sur les préjugés, je rappelle qu'il n'existe aucun accès direct à cette partie de notre être et qu'on ne peut, par conséquent, pas repprocher aux gens de ne pas la voir, si soi-même on ne se met pas en mode communicatif.
L'image, encore l'image, toujours l'image, c'est indéniable.
lundi 20 avril 2009
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Oui ça se fait de répondre à des post d'autres blog... c'est même bien vu.
RépondreSupprimerBienvenue dans le monde merveilleux de la blogosphère, c'est un peu comme Dallas, le pétrole en moins.
Sinon pour le post, je ne suis pas entièrement d'accord pour la partie sur le Oueb. Parce que même si l'apparence joue un rôle très important dans le processus social (c'est un fait comme tu dis), le fait de procéder "à l'envers" offre une possibilité différente. Et malgré tout quand tu sens que ça colle niveau personnalité que ça soit en ligne ou je sais pas moi.. au téléphone, et bah c'est bon signe.
Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il existe aussi un métalangage et un non langage, dans le chat ou au téléphone.
Les blancs, le style, les abréviation, l'utilisation de smiley ou non, sont autant de signes qui renseignent sur l'autres. Du coup la rencontre sur le web bien que moins complète, reste possible et plausible.
Et je parle pas de beauté intérieure là hein, parce que je suis d'accord avec toi pour le coup.
Mais malgré tout et ça aussi c'est un fait, en ligne, ou ailleurs le métalangage existe. En fait il existe partout...
test
RépondreSupprimertest 2
RépondreSupprimerEtienne> Effetcivement quand tu parles avec quelqu'un sur msn, et que tu as l'impression que tu lis un rébus tant il a d'émoticônes, tu peux te douter que c'est un teenager... Donc oui le non-langage existe, tout comme le paralangage, puisqu'il me semble que sur Internet aussi, il existe des catégories, genre les "kikoo lol". Et de plus, je n'ai jamais dit que la rencontre était impossible, j'ai seulement dit qu'elle était imprévisible... Ma conviction reste que tant qu'on n'a pas vu une personne, même si on a des points communs et des affinités par écrit, on ne sait pas comment se déroulera le face à face. Preuve en est, les échanges scolaires avec des correspondants qu'on t'attribue en fonction d'un dossier rempli au préalable et auxquels tu écris...
RépondreSupprimerMorgane> Maintenant que ça fonctionne, tu n'as plus d'excuses pour ne pas me laisser de commentaires ^^
RépondreSupprimerEtienne> et juste pour corriger, attention, le métalangage, c'est genre les défintions dans le dictionnaire, c'est utilisé le langage pour expliquer le langage... ^^
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