Aujourd'hui rien ne va plus...
Hier j'obtenais sûrement mes licences avec mention, j'étais prise en tant qu'animatrice pour un stage linguistique à Gallway et avant tout je partais étudier en Irlande pour un an.
Mais c'est du passé, tous ces projets partent en fumée suite à une accumulation de poisses diverses et variées.
Comme quoi, on a beau se battre, lutter, résister, on ne maîtrise pas grand chose, voire rien du tout. Mais plutôt que s'acharner à vouloir orienter sa vie, à vouloir la diriger envers et contre tout, j'ai décidé de laisser aller.
"Les destins conduisent celui qui accepte et traînent celui qui refuse"
Du coup, j'arrive à un choix assez dilemmatique voyager ou étudier. Soit je poursuis en Master l'année prochaine et je m'engage pour encore huit ans d'études car je souhaite continuer jusqu'en doctorat et par là, je sacrifie mon désir de voyage. Soit, je cesse mes études après mes deux licences et je pars en vadrouille, mais sans autre projet précis que faire des rencontres, des expériences, des découvertes, avec le risque énorme de ne jamais reprendre le chemin de la faculté.
J'avoue que je suis vraiment dans une impasse, et que mon côté intellectuel mène une lutte acharnée à mon côté farfelu extraverti.
A la fois, les études c'est travailler pour son avenir, mais c'est aussi encore des années de précarité, de privations, de galères sans certitude de tenir le coup. Quant à voyager, c'est à la fois la valorisation totale du présent, profiter de la vie et de la jeunesse avant tout, mais avec la négation, le refoulement de demain.
En fait la vraie question est la suivante : quel est le plus gros sacrifice ?
Est-ce qu'il me sera plus insupportable de finir comme vulgaire caissière à 45 ans alors que j'avais le potentiel pour mener de grandes études ou d'être enseignante-chercheuse au même âge mais de n'avoir jamais passé plus de deux mois à l'étranger dans le cadre de vacances ?
Comment savoir quels regrets me mineront le plus ?
Actuellement, après avoir passé pas moins de dix-sept ans de ma vie sur les bancs de l'école, je crois que mon envie de voyager, d'oser, de tenter quite à me rétamer correctement est légerement dominante sur celle de réussir.
Enfin, à vrai dire, nous ne sommes qu'en avril, je n'envisagerai sérieusement cette question qu'en juin. Bah oui, pourquoi se prendre la tête dès à présent sur un problème qui n'aura pas de solution avant juin/juillet.
Donc, sans plus me poser de questions, je me roule un joint, en imaginant toutes les options de "demain" que j'ai :
-une coloc' sur Lyon avec des amies et toujours un boulot précaire et des études prenantes
-un erasmus en Finlande ou en Irlande, bah oui quoi, j'espère toujours un peu
-un sac à dos, un peu d'argent en poche, un billet d'avion et beaucoup de courage et de curiosité
-...
Ah, penser sans réfléchir, c'est si agréablement reposant... Songer sans se poser de questions, juste imaginer sans élaborer. Voilà un exercice de relaxation idéal.
Je ne comprends décidément pas pourquoi l'état nous refuse l'accès légal à cet état... Nous serions pourtant tellement plus dociles !
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