Quand je me réveille avec un mal de crâne et des nausées aussi horribles, je serais tentée de me dire : plus jamais.
Fini la vodka premier prix, fini les repas uniquement liquides, fini de boire jusqu'à en vomir, plusieurs fois dans la nuit. Fini, fini, fini.
Et pourtant, je sais pertinemment que dès que l'occasion se représentera, je serai incapable de résister à la tentation plus de trente secondes.
J'adore faire la fête, c'est plus fort que moi !
Tout comme personne ne peut s'empêcher de regarder une jolie fille qui passe, je ne peux pas refuser une invitation.
Bon je sais ce que la plupart des gens répondraient " On peut s'amuser sans boire ! L'alcool n'est pas nécessaire pour faire la fête ! Les gens bourrés c'est même plutôt relou ! etc"
Je suis parfaitement d'accord, j'ai de nombreuses fois passé d'excellentes soirées sans une goutte d'alcool. Par exemple, une nuit blanche en boîte de nuit, avec deux copines, toutes les trois déguisées, avec en tout et pour tout, un verre de coca dans le sang !
Mais par expérience, connaissant toutes les manières de faire la fête, déchirée ou non, je crois que ceux qui ont inventé le slogan "sans alcool, la fête est plus folle" se sont bien foutu de la gueule du monde, si je peux me permettre d'être aussi vulgaire.
Parce que soyons sincères, certes la "gueule de bois" ce n'est pas agréable, mais si on fait abstraction de ce fait, voire mieux, si on est capable de s'arrêter avant, on ne peut qu'admettre que lorsqu'on est ivre, le monde est bien plus marrant !
Plus d'inhibitions, disparus les complexes, envolée la timidité, adieu les convenances, fini la politesse et bonjour folie !
J'aime être saoule, parce que ça me procure la meilleure excuse du monde pour enfin faire exploser ce carcan social qui m'oppresse au quotidien. Attention, je ne suis pas en train de dire que je joue un rôle les jours de semaine, non, seulement ça me permet de relâcher la pression, d'évacuer le stress et la frustration de cinquante heures d'études et de boulot hebdomadaires...
Et puis, l'ébriété, c'est quand même une circonstance atténuante... même s'il ne faut pas en abuser !
Et comme je sais intimement que cette période ne durera pas éternellement, que bientôt j'entrerai dans l'ère des bons repas bien arrosés entre adultes, j'avoue que je n'ai que peu de scrupules. Certes, ça sera sympa aussi, je n'en doute pas, mais je suis certaine que je serai tout de même heureuse d'avoir profité un maximum de mon célibat et de mon indépendance actuels.
Tout comme je repense toujours avec plaisir à mes années lycée baignées d'insouciance, d'irresponsabilité, de bière et de vin blanc en bouteilles plastiques immondes !
Disons que je n'ai pas peur de changer, d'évoluer, je veux juste ne pas avoir de regrets, de sensation de jeunesse trop vite écourtée.
Ce qui me fait sourire en revanche, c'est quand je pense que j'arrêterai totalement la fête pour devenir mère. Finalement je vais troquer les "gueules de bois" contre les nausées matinales, les joies de l'ivresse contre les joies du trop plein d'hormones, la maladresse d'une fille saoule contre l'impotence d'une femme avec un ventre démesuré et des pieds gonflés.
Finalement, je me prépare plus qu'autre chose aux affres de la grossesse, une sorte d'entrainement intensif ! Et qui pourrait, non, qui oserait me reprocher de vouloir un jour être enceinte et de tout faire pour que cela se passe au mieux !
Non mais quelle hypocrite je fais ! N'empêche, c'est vrai que toute thèse est défendable avec un peu de bagou !
Affichage des articles dont le libellé est gueule de bois. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gueule de bois. Afficher tous les articles
dimanche 19 avril 2009
Inscription à :
Articles (Atom)