Je suis une personne profondément lâche, un déserteur ( ça n'existe pas au féminin ce mot, hein ?), une fille ingrate, une aînée égoïste, quelqu'un de méchant même.
En fait, peu importe quel ignoble qualificatif on peut trouver pour désigner ma conduite, mais ma décision est prise.
Je fais une croix sur ceux qui se considèrent comme mes parents.
Ce soir, j'ai passé plus de deux heures au téléphone entre l'un et l'autre, et ça a été le déclic.
Tout est parti d'un simple mail qui s'intitulait banalement "pour info" de la part de mon père, mais il y a eu une cascade de conséquences catastrophiques.
Mon père a pleuré, ma mère a pleuré, j'ai entendu des horreurs inomables sur l'un et sur l'autre, de la part de l'un et de l'autre, et là j'en ai eu assez.
Assez de devoir les croire, assez de leur sincérité respective, assez de leurs justifications, de l'épanchement de leur souffrance, assez d'être leur intermédiaire....Assez de ce divorce.
Ce qui est ironique, c'est que quand tes parents se séparent, ils s'obstinent à te rabâcher que ça ne change strictement rien pour toi, que tu gardes ton papa et ta maman.
Mais, si effectivement, le divorce n'assassine pas au sens propre du terme tes géniteurs, ils les transforment en monstres.
Insidieusement, l'image que tu t'étais faite d'eux s'étiole, s'assombrit, et finalement est réduite à néant.
Bah oui quand tu les entends chacun leur tour débiter des atrocités sur l'autre, des atrocités qui datent parfois du temps où ils étaient encore mariés, et ben tu te dis qu'en fait tout ça c'était du bluff.
En fait, le malheur révèle la véritable personnalité des gens, et si moi je suis une lâche, une ingrate ou tout un tas d'autres trucs, mes parents quand à eux sont ne sont plus que des personnes qui ne savent que me faire souffrir.
Alors, puisque je suis majeure et vaccinée, et bien, je décide que moi aussi je vais divorcer d'eux, ils ne me rendent plus heureuse.
C'est à la fois la décision la plus dure que je n'ai jamais eu à prendre, pire que de décider de se couper les cheveux, mais c'est également un soulagement immense.
Je me sens comme libérée d'un fardeau qui me pesait sur le corps et sur le coeur. Depuis que je me suis résignée à cette rupture, je sens en moi une sérénité intense et une envie de vivre et de réussir renouvelée.
Bon ok, j'ai pas encore passé le cap délicat des fêtes de famille et tout le tralala, mais après tout des tas de gens vivent sans leur famille et ne s'en portent que mieux. Alors pourquoi pas moi ?
De toute façon, cela fait très longtemps déjà que je ne me sens pas réellement en accord avec mon éducation et mon environnement. En ayant un curé à manger quasiment tous les dimanches lors de mon adolescence, ayant fait du cathéchisme, du psychiatre, etc, bref en ayant reçu une éducation plutôt traditionnelle, je n'aurais jamais dû finir tatouée, percée, allant en teuf.
Je leur cachais déjà la majeure partie de ma vie, alors cette décision ne va changer grand chose, si ce n'est que je risque d'avoir beaucoup moins à mentir et à simuler à l'avenir.
Alors voilà, dorénavant, je vais sans doute beaucoup plus galérer pour plein de trucs, parce que les conseils des parents, c'est quand même quelque chose qui dépanne grave, mais tant pis mieux vaut galérer et sourire sincèrement, non ?
Enfin, voilà, l'Irlande est de nouveau d'actualité et j'espère que ça va se concrétiser sans problème cette fois-ci et qu'en août je m'envolerai loin de tout et loin de tous.
La fuite, c'est quand même la plus grande expression de la liberté humaine : on peut se soustraire !
lundi 25 mai 2009
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Sympa pour tes soeurs....
RépondreSupprimerDelph> Tu sais parfaitement que je ne parle pas de vous... Tu me connais bien mal si tu crois une seule seconde que j'abandonne mes soeurs...
RépondreSupprimerN'oublie pas une chose qui est importante, et parfois fondamentale: Il ne faut pas oublier de penser à soi!
RépondreSupprimerParce que les autres ne sont pas forcément la meilleure source pour vivre une vie saine
Et parce que les histoires de familles sont le pire poison qui existe pour pouvoir un jour s'épanouïr!
Quand le climat est délétère, le plus important est de pouvour se retourner vers quelque chose de certain, de concret, et un minimum solide.
Et ce quelque chose, c'est nous, et surtout, c'est TOI!
Vois où tu en es, où tu penses aller, ou, plus basiquement, vois ce que tu désires le plus simplement et de la manière la plus directe!
et ce sera la première marche vers... peut être pas le bonheur (ça se saurait depuis le temps), mais au moins, vers un début de félicité, ou de séreinité!
Et je peux t'assurer que c'est déjà un grand pas!
je me doute bien que tu ne nous abandonne pas et il y a certaines choses que je trouvent véridiques dans ce que tu dis...je souhaiterai juste que nous on ne se laisse pas détruire par eux, car malgré tout le mal qu'ils peuvent faire à présent et qu'ils vont certainement continuer à faire..on ne peut pas leur enlever qu'ils ont fait des filles qui sont soeurs et qui contrairement à beaucoup de famille s'aiment pour de vrai, malgré le fait que tu critique leur éducation tu ne peux pas leur enlever cela...( je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire) même si maintenant notre relation nous la développons de nous-même et nous continuerons à la développer...je sais qu'en ce moment nous n'avons plus beaucoup de contacts mais sache que je t'aime ma grande soeur et que malgré le fait que je sois plus petite, encore une ado qui est un peu sur les bras de tout le monde et personne en ce moment, je veux vous soutenir avec tout l'amour que j'ai en moi car je ne supporterais pas de perdre le soutien de mes soeurs...sans cela je ne sais pas !!
RépondreSupprimeryellowstom> Quand est-ce qu'on se voit ? Je finis mes exams ce vendredi, tiens-moi au courant...Ok ?
RépondreSupprimerAudrey> Je reste un soutien inconditionnel, mais c'est vrai qu'en ce moment entre la situation qui dégénère et déteint passablement sur notre fratrie et mes examens, je ne suis pas tellement dispo... Ca me fait penser à la chanson de Bénabar "Tu peux compter sur moi"
quand tu veux et ou que ce soit mais...faut pas que ce soit trop loin, le week end ce jour là je peux de telle heure à telle heure ...il y a toujours un "mais" seulement c'est l'intention qui compte ^^
RépondreSupprimersi tu étais venue au concert tu aurais écouter "lean on me" ça veut dire repose toi sur moi sa revient au même sauf que je trouve que les paroles sont plus vraies que celles de bénabar car ça dit de prévenir si tu as besoin d'un coup de main car il y aura forcément un moment où moi aussi j'aurais besoin de me reposer sur quelqu'un ... ( rép au commentaire de mon blog: si tu as mis du temps à déchiffrer mon anglais c'est aussi parce qu'il est pas tip top t'inquiète pas ^^") bisous ma sister