samedi 2 mai 2009

033- Job d'été

Trouver un job d'été, c'est plus ou moins facile... En revanche dégoter LE job d'été idéal, bien payé, avec un patron sympa, et des dates qui te conviennent, c'est quasiment mission impossible !

Jusqu'ici, j'ai travaillé exclusivement dans l'animation : c'est vraiment le genre de travail qui me plaît, mais c'est aussi le genre de travail qui ne paye pas.

Alors, pour une fois, en perspective de l'Irlande et de ses tomates à un euro l'unité, j'ai décidé de travailler dans le privé, et de toucher pour la première fois de ma vie, un salaire à hauteur, voire supérieur au SMIC... Wouah, le changement que ça va être sur mon compte en banque ! Quatre chiffres !

Même si j'ai un peu l'impression de vendre mon âme... C'est vrai quoi, j'ai toujours dit que travailler dans le social, c'était par vocation, pas pour le salaire... Et voilà que je suis prête à bosser à McDonald's si j'ai la garantie d'un plein temps... C'est la crise !

Du coup, pour concrétiser ce projet, ma meilleure amie et moi (parce qu'elle aussi c'est une animatrice qui a besoin de sous), on s'est motivées, et avec plus d'une cinquantaine de CV/lettre de motiv' chacune, nous sommes vaillamment parties arpenter les rues de Lyon, à la recherche de ce fameux "job d'été".

Autant dire que c'est une tradition quasiment éteinte, si ce n'est dans l'animation, la plupart des gens te dévisagent comme si tu venais de mars quand tu leur poses la question. Dommage.

Du coup, sous un soleil de plomb, avec des chaussures à talons (pas moi, ma meilleure amie), faisant du porte à porte avec un sourire de moins en moins franc, et les épaules de plus en plus basses, nous avons distribué tant bien que mal une bonne vingtaine de CV/lettre de motiv'.

Notre moral était au plus bas, j'avais besoin de fumer, du coup, nous sommes parties à la recherche d'un bureau de tabac. En chemin, sur notre droite, une ruelle avec des restaurants... "Allez on n'a rien à perdre à essayer"

Un refus, deux refus, trois refus... La rencontre !

Un cuisinier et propriétaire d'un petit restaurant super sympa, super ouvert, super bosseur et avant tout super direct : "Je ne prends que des étudiantes, je sais comme c'est difficile à cet âge, et les filles ça vend mieux et c'est plus consciencieux. Par contre, faudra pas rechigner sur les heures sup'... mais je suis pas ingrat, je les paye bien!"

Wouah ! si c'est pas une énorme veine!

Serveuse, surtout vers Bellecour, c'est le boulot où tu gagnes un maximum grâce aux pourboires et aux heures sup'. Et s'il est vrai que c'est épuisant et que les horraires sont contraignants, si tu bosses avec ta meilleure amie, avec un patron sympa, il y a quand même carrément moyen de passer un bon été.

N'est-il pas ?

Bref, on verra ce que nous réserve l'avenir, mais j'avoue que je suis confiante...

7 commentaires:

  1. Ha ben cool! Au moins t'as toujours ça de fait.
    Une épine en moins, et c'est pas du luxe par les temps qui courent...

    Puisse ce boulot ne pas te tuer (métaphoriquement parlant slavadsoi!).

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  2. Whoua trop classe en effet !
    Vous avez persévéré et été récompensées !

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  3. Effix> oui ça soulage

    Ophélie> moi je crois surtout qu'on a eu de la chance, mais après c'est vrai qu'on l'a provoquée aussi... (contente de te lire de nouveau ^^)

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  4. champagnole devient chaussette3!!

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