Affichage des articles dont le libellé est toilettes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est toilettes. Afficher tous les articles

samedi 19 décembre 2009

135- La boucle est bouclée


"La boucle est bouclée" comme le disait si justement Antoine hier soir.

Alors que nous nous retrouvions en tete à tete avec une bouteille de vodka entre nous deux, nous avons renoué avec nos premières soirées dublinoises.

Comme dans les débuts, nous avons papoté tout en vidant petit à petit la bouteille au son des Black eyes peas, tout en devenant de plus en plus ivres et de plus en plus enclins aux déclarations d'amitié, surtout en ce qui me concerne à vrai dire.

Nous sommes sortis en pub gay, exactement le meme pub qu'il y a trois mois, le soir où j'avais rencontré Eamon. Et, pour ma part, cela faisait justement trois mois que je n'y étais pas retournée.

On termine comme on a commencé, à deux, saouls, déambulant dans les rues de Dublin. C'était vraiment sympa, sans chichi, juste les deux galériens de Lyon II qui à l'aube de leur retour en France réalisent qu'ils viennent de passer quatre mois en Irlande, qu'ils l'ont fait, qu'ils ont réussi, qu'ils y sont.

Enfin, meme si je fais dans l'émotion, il faut quand meme que je raconte les moments cocasses de la soirée... Comme par exemple le fait que l'on a failli se faire refuser l'entrée du pub par le videur.

Antoine était passablement éméché, et il y avait une "soirée performance" ce soir-là, donc le videur s'assurait que c'était avant tout des habitués ou au moins des personnes averties qui entraient, car ce pub gay n'est pas dans la rue des pubs gys justement. Cependant à la question " Have you ever been here ?" Antoine s'est carrément fait rodé en baragouinant un tas de choses qui n'avaient aucun rapport avec la question qu'il n'avait pas comprise d'ailleurs. Du coup, le videur lui demande "Are you drunk ?" et c'est là que MademoiselleManue arrive à la rescousse "No, we are not drunk but French, that's why he didn't understand you." Et le videur de redemander "Have you ever been here ?" en nous regardant d'un air douteux... Et moi, me souvenant de l'endroit depuis la dernière fois et surtout du commentaire d'un pote Irlandais à nous concernant les toilettes, je réplique du tac au tac "Yes, of course, there even are beautiful toilets with a lot of pictures on the wall..." Ca l'a fait sourire... BINGO... Il nous a laissé entrer, et c'est bien la première fois que la connaissance des toilettes d'un pub me donne un ticket d'entrée.

Une fois dedans, il y avait une estrade, mais alors nous ne savions pas encore que c'était soirée performance, donc Antoine et moi montons dessus et nous dandinons jusqu'à ce qu'un type vienne nous dire que les performances ce n'est que 2 minutes, pas plus... Les performances ? Effectivement, dix minutes plus tard, en voyant le show de deux nénettes avec scenario, striptease et message final, nous avons compris notre erreur, les gens ont bien du rigoler en nous voyant danser comme des crétins.



Du coup, on s'en va quelques minutes plus tard, en se servant au passage allègrement dans les capotes en libre service et nous sommes allés nous faire un dernier "Macdo de fin de soirée". C'est le Macdo que tu peux faire à n'importe quelle heure de la nuit, puisqu'ici les fast-foods sont H24 ouverts, le fait essentiel étant d'etre bien bourré et surtout affamé. Et franchement, c'est le pied, bien meilleur que des spaghetti au beurre à 4H du matin comme on le fait en France.

Et ce fut le retour, le sommeil, le réveil, et là je m'apprete à aller à l'aéroport et je suis d'ores et déjà impatiente d'atterir à Grenoble.

Mais, le fait est que "la boucle est bouclée".

dimanche 25 octobre 2009

114- It was legend...ary...

Nous sommes de retour de Galway et ses alentours plus tot que prévu certes, mais notre périple dans le Connemara restera, j'en suis sure, une anecdote croustillante et hilarante de notre année à Dublin.

Meme si sur le moment, on n'a pas toujours ri, enfin surtout moi qui n'arretais pas de me plaindre et de geindre, c'est une de ces histoires qui fera toujours sensation dans les soirées et pendant laquelle les gens feront des "oooooh" et des "aaaaaah" et "non, c'est pas vraiiiiiiii" ou encore "pas croyaaaaaaaable" quand nous la raconterons.

Alors, préparez-vous au pire et on commence illico presto en squizant les 4 heures de bus durant lesquelles on a bu de la vodka en jouant au jeu universel du "je n'ai jamais..." ou "I have never..." pour les anglophones, avec nos amis les rosbeefs. Car oui, nous sommes partis avec des Anglais, honte à nous, nous avons pactisé avec l'ennemi...

Le fait est que Matilda et Joe sont un couple charmant et qu'on a vraiment passé de bons moments avec eux dans notre périple commun.

Le premier soir, direct arrivés à Galway, nous sommes allés au pub, avec l'espoir de rencontrer du vrai et robuste irish et d'avoir la chance de se faire héberger chez eux, histoire de vivre chez l'habitant. Bon, de vrais Irlandais, on en a rencontrés, mais ils n'ouvrent pas facilement , meme pas du tout la porte de chez eux.



Mais surtout on est tombé sur un Français super relou. Le genre de gars qui veut aller à Bombay en Chine et qui veut l'anarchie mais avec ses propres règles et qui crache sur la société mais est bien content de toucher le RMI et autres aides sociales et il nous a tenu la jambe toute la soirée... Fantastique.

Mais bon, la soirée a quand meme été rocambolesque, surtout en ce qui me concerne vu que j'ai fait l'erreur fatale de mélanger du Coca et du Baileys dans mon estomac qui n'a pas bien supporté... Ah, ça je les ai connues les toilettes du pub, très bien meme.

Du coup, à 3H du mat, nauséeuse, trempée et frigorifiée, j'ai supplié Antoine de remettre au lendemain notre nuit à la belle étoile et de prendre une chambre dans une auberge de jeunesse.

Le lendemain, après une nuit au chaud et une bonne boite de thon, direction la gare routière, une autre destination, Clifden, en plein centre du Connemara. Le temps du trajet, une heure et demie, on en a déjà pris plein les mirettes, avec en continu dans la tete, la chanson de M. Sardou qui prenait effectivement tout son sens face aux paysages tout simplement incroyables de la lande irlandaise.



Et arrivé sur place, gourmands d'autres sensations, nous sommes partis trois heures en balade sur les chemins de campagne, pour revenir le souffle coupé par tant de beauté sauvage, mais aussi par un vent de malade, à la limite de l'ouragan et la fatigue d'une bonne quinzaine de kilomètres dans les jambes. Donc, direction le pub, un irish coffee, et c'est reparti, un passage par supervalue, le temps d'acheter une bouteille de vodka et une de coca et on recommence....

Des concerts dans tous les pubs, des gens vraiments accueillants, la campagne irlandaise n'a rien à voir avec Dublin, elle est dix fois mieux, j'irais meme jusqu'à dire que j'en suis tombée éperdumment amoureuse. Bref, on a chanté sur Nirvana avec la chanteuse du groupe local qui nous tendait son micro tout en secouant ses cheveux noirs et rouges dans tous les sens... Sacrée ambiance... On s'est fait draguée, offrir à boire, enfin moi surtout...

Et il a fallu tenir parole cette fois-ci et assumer notre mince budget. Durant notre balade, nous avions repéré une église, et "la maison du Seigneur étant soi-disant toujours ouverte", nous pensions passer la nuit dedans. Mais, comme par hasard, c'était fermé, le droit d'asile est une valeur morte et enterrée, hélas. Du coup, on est allé vers la seconde église (car oui, ils en ont deux, au cas où, sait-on jamais...lol) tenter notre chance, et là, on tombe sur de grandes toilettes publiques avec un dryer (entendez par là sèche-mains).



Du coup, ni une, ni deux, on s'installe, mais on était trempé à cause de la pluie et frigorifiés à cause du vent. Du coup, le dryer a fonctionné toute la nuit en guise de chauffage... Une nuit mémorable dont les détails vous seront mieux racontés de visu.

Qu'il me reste quand meme des choses à dire quand je rentrerai en France, hein ?

Alors voilà, une moitié de nuit passée dans les toilettes publiques handicapées et l'autre dehors à greloter en s'occupant comme on pouvait (boite de thon...), la nuit ut blanche et loOOOongue à cause du changement d'heure.

A 7H15, le bus pour Galway est arrivé, comme des éperdus naufragés, nous nous sommes rués à l'intérieur (ah bah bravo une nuit dehors et ça chouine déjà, vive la jeunesse, hein ?), nous pensions, à tort, que nos galères étaient terminées.

Mais, croyez-moi, le retour en bus fut "frappant", on se serait pris pour une poelé de légumes (dixit Antoine) joyeusement sautée dans la poele tellement le chauffeur conduisait comme un barbare et tellement les routes du Connemara sont truffées de nids de poules.

Nous avons manqué plusieurs fois d'etre délogés de nos fauteuils, et notre irrépressible envie de dormir a été bien mise à mal...

Enfin ça aura été "legendary" comme le dit si bien Barney...