
La piscine, oui je sais, j'en parle souvent, d'un coté, j'y vais tous les jours de la semaine, alors il y a matière à écrire.
Aujourd'hui, je vais m'étendre sur le coté très sexuel de cette pratique sportive. C'est d'ailleurs une des raisons qui me fait aimer ce sport, en plus du fait que tu ne finis pas rouge et suante comme une tomate abandonnée en pleine canicule car l'eau te garde fraiche et pimpante... Enfin presque pimpante, le bonnet c'est pas non plus le must du sex-appeal, on est d'accord.
Les rois du bitume qui se lèvent aux aurores pour aller user leurs baskets, les as de la raquette qui envoient des boulets de canon en guise de balle, les pros du ballon rond qui font des cabrioles et des effets de style tout en courant comme des dératés, ça ce n'est pas mon truc. Loin de là.
Mais la piscine, c'est un sport agréable pour les non sportifs tels que moi, déjà, si tu sais un minimum nager, tu ne passes pas pour un crétin dès les 10 premières secondes en ratant un panier ultra facile, ou encore en te prenant la première racine d'arbre sur la piste et en t'écroulant, ou pire en marquant un but contre ton propre camp. Non, à la piscine, ta nullité est camouflée...
Mais les corps eux sont bel et bien visibles. Ces larges épaules puissantes qui fendent l'eau lors d'un crawl captivant. Ces torses musclés qui émergent de l'eau pour le plus grand plaisir de mes yeux.
Car oui, à la piscine il y a une grosse majorité de males, 80% je dirais, mais ce n'est pas pour me déplaire... Le choix est plus vaste et la concurrence réduite.
Ensuite, il y a ces deux pièces sombres et confinées que sont le hammam et le sauna. Vous me croyez si je vous dis que cet après-midi, j'étais la seule fille au milieu d'une demie douzaine d'hommes à la virilité incontestable, dont un qui s'étirait langoureusement alors que la sueur ruisselait le long de son dos musculeux.
Ah, heureusement que les vapeurs excusaient mes rougeurs et mon souffle saccadé, sinon, j'aurais eu du mal à cacher mon émoi.
En tout cas, ces vingt-cinq minutes entourée de robustes spécimens de la gente masculine, tous transpirants, tous serrés les uns contre les autres, tous dévetus... J'en ai encore des bouffées de chaleur, non plutot des papillons dans mon bas ventre rien que d'y penser.
Mais le meilleur est pour la fin. Les douches des filles. Après une bonne dose de testostérone, quoi de meilleure que la plus impudique des nudités féminines ? Tous ces corps imparfaits mais o combien sensuels et charnels, se frottant avec des savons parfumés sucrés, et l'eau qui ruisselle sur toutes ces courbes, et sa propre nudité face aux autres.
C'est bien simple, meme si je suis complètement vannée après un kilomètre de nage et des litres de transpiration, mon appétit sexuel lui est décuplé quand je sors de la piscine.
Bon ce soir, un bon repas entre amis aura du combler seul cette envie mais demain, Eamon sera dans les parages...Miam...