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mardi 6 octobre 2009

103- Confessions matinales


Aujourd'hui, il pleut des cordes.

C'est un temps à rester au fond de son lit, avec la couette jusqu'aux oreilles en regardant des films tout l'après-midi avec un garçon qui nous caresse les cheveux...

Cependant, ce n'est pas ce que j'ai fait, mais alors pas du tout.

Je sais que je vais avoir l'air de radoter, mais je ne me remets pas de l'étroitesse de mon lit une place, ni du manque l'élasticité de ma petite couette avec des coeurs de toutes les couleurs dessus.

Cette nuit, après des heures de lutte acharnée pour tenir à deux sous le minuscule mouchoir qui me sert de couvre-lit et pour trouver une position confortable dans l'espace réduit entre le mur et la table de chevet, soit mon lit, nous nous sommes finalement et incontestablement avoués vaincus.

Eamon s'est levé et a commencé à se rhabiller.

Et j'avoue, que malgré l'heure très matinale (5H du mat') et le bruit de la pluie dehors battant violemment contre les carreaux sous l'effet d'un vent puissant, je n'ai manifesté absolument aucun regret de son départ.

Je n'ai pas une seule seconde essayé de le retenir...

Oh non, loin de là. J'ai savouré égoistement le plaisir de pouvoir m'étaler à plat ventre sur mon matelas, d'avoir assez de couverture pour etre couverte des pieds à la tete et d'etre enfin débarassée de son bras sous mon cou, qui me filait un torticoli.

Ah, les valeurs sacrées du célibat comme un sommeil solitaire mais profondément serein et paisible, sans les ronflements intempestifs de votre compagnon, ou la chaleur étouffante de son corps, ou encore sa présence envahissante dans votre espace nocturne. Je n'arrive décidément pas à changer sur ce point, et à trouver que passer une nuit à deux est un moment de bonheur extreme, pour moi c'est avant tout une contrainte. Enfin, tout est une question d'habitude et d'accomodation, à la longue...

Bref.

Et l'autre raison au fait que j'étais contente de le voir partir, mis à part de pouvoir enfin vraiment dormir, c'est que je n'aime pas les matins.

Le matin, c'est le moment où l'on est le plus désarmé, le plus vrai, c'est l'essence de notre intimité. On a les cheveux ébouriffés, le mascara qui a coulé, une haleine qui laisse à désirer, parfois meme une petite trace de salive sur la joue, et il fait jour dans la chambre. L'horreur nue.

C'est l'achèvement des délires noctambules, et un retour brutal à la réalité qu'on ne souhaite pas partager avec tout le monde.

Je ne sais pas comment gérer les matins, souvent je m'éclipse aux aurores si je suis chez lui ou je le préviens dès le départ qu'il ne passe pas la nuit complète chez moi si cas échéant, ou encore je me lève avant lui histoire de ne pas etre surprise au réveil et d'avoir de temps de recréer ma carapace sociale.

En gros, après avoir passé un quart d'heure à faire des phrases de "pisseuse" comme le dit si bien mon coloc, je vous laisse sur cette exclusivité, assez prévisible somme toute pour une célibataire telle que je suis, c'est à dire pas par dépit.

mercredi 19 août 2009

078- Lire ou ne pas lire, telle est l'obsession


Comme nombreux de mes ex le savent (mais pas tous): j'ai besoin de lire avant de dormir...

Eh oui ! Même après une agréable partie de jambes en l'air, il n'est pas rare que je rallume la lampe de chevet et lise deux trois pages avant que mes paupières ne se ferment d'elles-mêmes.

Ce qui est plus rare en revanche, même rarissime, c'est de trouver un partenaire qui m'épuise et me satisfasse suffisamment pour que je n'éprouve nullement le besoin de bouquiner, harassée par le plaisir, exténuée par le bien-être...

Les bons coups ne courent pas les rues, et ce ne sont pas ceux que l'on pourrait croire. Si l'habit ne fait pas le moine, la bite fait encore moins l'amant...

"Oh !", mais le jeu de mot était trop facile... Veuillez m'excuser...

Un bon coup, c'est quoi par définition : non messieurs, ne commencez pas à rager d'avance sur la multitudes de stéréotypes que je pourrais avancer sur l'amant parfait : celui qui doit vous faire grimper au plafond trois fois dans l'heure et ce dix heures d'affilée...

Car un bon coup, ce n'est pas QUE ça.

Biensûr qu'il y a le plaisir physique, on ne fait pas l'amour pour se sentir mal, mais en ce qui me concerne, il y a surtout l'inventivité, l'originalité, l'unicité.

Je n'entends pas par là qu'il faut me sortir une position inédite du Kamasutra (genre grand-écart inversé avec rotation de 175° et génuflexion inclinée en appui sur l'atlas), ou encore un lieu et un accessoir improbable (du genre l'écurie de grand-père avec un bocal à poissons rouges).

Non, la performance, c'est justement trop cérébral, or s'il y a bien une chose que le sexe ne doit pas être, c'est cérébral. Réfléchir nuit au plaisir : ça ralentit l'action, amène le doute, l'embarras, voir même carrément les complexes et la maladresse. Ou pire, ça parraît surjoué... Et là, c'est le drame !

Non, ce qu'il faut en fait, c'est se laisser à aller, quite à parfois pas tout de suite bien faire, mais toujours avec instinctivité. Car justement, en ne faisant que ressentir, on s'adapte, "Ah tiens, ça c'est mieux...", et ce qui nous fait du bien en fait généralement aussi à l'autre.

Du coup, en improvisant en fonction du partenaire, on fait de l'inédit, puisque chaque partenaire est différent... Et bingo ! On a l'inventivité, l'originalité et l'unicité.

Bref, tout ça pour dire, qu'ici c'est plutôt calme à ce niveau là, les phéromones ne courent pas les rues, pour l'instant...

Donc, aujourd'hui, je suis sagement allée m'acheter deux trois bouquins, histoire de réussir à m'endormir à des heures décentes le soir, plutôt que de tourner dans mon lit des heures durant.

Même si j'espère bien ne pas finir les trois avant la fin du mois !