Affichage des articles dont le libellé est garde malade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est garde malade. Afficher tous les articles

dimanche 11 octobre 2009

105- La crémaillère


Antoine était malade comme un chien hier, et je n'exagère pas, ces spasmes nauséeux bruyants et surtout répugnants ont du réveiler une grande partie de l'immeuble, vraiment.

Imaginez le se contorsionnant au-dessus des toilettes, ou encore par la fenetre de la chambre qui donne sur la rue, ou encore dans le seau à serpillère, le ventre agité de soubresauts violents et cycliques.

Antoine hurlait littéralement en vomissant, tant il était mal.

La première phase de sa gueule de bois a consisté à monopoliser les toilettes et à en bloquer l'accès, très embetant quand 20 personnes sont dans l'appartement et qu'elles ont toutes bu.

Du coup beaucoup de personnes ont du dépasser leur pudeur et faire pipi à coté d'un Antoine gisant lamentablement sur le carrelage de la salle de bain, la tete dans les bras, respirant fort afin de controler sa prochaine envie de vomir.

Ce fut une première pour moi, faire pipi en face d'Antoine, en m'inquiétant de savoir s'il allait bien tout en m'emparant du papier toilette...

Bref, quand le moment fatidique de poursuivre la soirée à l'extérieur s'est présenté, et ce deux fois de suite, une fois avec les français, une fois avec les irlandais, un gros dilemme s'es présenté à moi.

Allais-je ou non abandonner Antoine à son triste sort ?

Après m'etre presque laissée tenter par les irlandais et leur accent persuasif, j'ai, par acquis de conscience, jeté un dernier coup d'oeil dans la chambre pour vérifier qu'Antoine s'en sortait.

Erreur fatale, je l'ai trouvé assis sur mon lit gerbant tripes et boyaux dans le seau, le visage quasiment violet sous l'effort.

Du coup, bah voilà, c'est mon colocataire, alors je suis restée, histoire de m'assurer qu'il finirait tranquillement par s'endormir (sans en foutre partout sur mes draps évidemment).

Bah, c'est à charge de revanche, dans les futures soirées, car il y en aura encore beaucoup d'autres, j'espère bien que si c'est moi qui finis malade à en crever il sera là pour me tenir les cheveux quand je vomirai.

Sur cette anecdote, ma foi dégoulinante, bon dimanche...

jeudi 14 mai 2009

040- Imbroglio de pensées

Quelle horreur ! En ce moment, j'ai sans cesse en tête la chanson de Sandy Valentino "pourquoi pourquoi, tout ça n'arrive qu'à moi ?"

Non seulement, c'est une horreur auditive, une torture pour les oreilles, une offense à langue française, une injure à la musique, bref un appel au suicide par pendaison, mais en plus, si je l'ai dans la tête, c'est qu'elle me parle, je me sens intimement concernée par ces mots prononcés d'une voix stridente...

Enfer et damnation !

Tout s'accumule et rien n'est fait, alors que j'avais décidé de mettre à profit mon mercredi après-midi pour travailler, je me suis retrouvée aux urgences pendant trois heures... C'est ça d'avoir des copines sportives !

Du coup, je me retrouve à faire la garde malade. Biensûr, je le fais de mon plein gré, déjà parce que ma petite Morgane est une amie qui compte pour moi, et qu'elle habite quand même au quatrième étage d'un vieil immeuble sans ascenseur... Quelle poisse quand on ne se déplace plus qu'en béquilles ! Et aussi parce que moi, j'aime ça cajoler, dorloter, bichoner, être aux petits soins... Mais bon, jouer à la maman, bah ça ne fait pas avancer les révisions...!

Soyons franc, je viens de trouver la meilleure excuse du monde pour retarder encore le moment fatidique de m'atteler à la tâche... Bah oui, on ne laisse pas des amis dans la galère, non mais ! N'empêche, que n'ayant pas assez travaillé cette semaine, et bien je me retrouve privée de sortie ce weekend, privée des 24H de l'INSA ! Rater les plus gros concerts gratuits de Lyon, et surtout le meilleur rendez-vous étudiant de l'année, alors qu'on est soi-même étudiante et largement fauchée, c'est quand même ironique, vous ne trouvez pas ?

Ca doit faire une éternité que je ne me suis pas volontairement interdit de sortir... Ca fait tout drôle d'être sérieuse et responsable... Mais que m'arrive-t-il ? Mon dieu, deviendrais-je mature ? Aurais-je enfin débuté mon ascension vers le monde des adultes ?

Non, c'est surtout l'Irlande, en fait, qui me motive et me pousse à cet énorme sacrifice pour la fêtarde que je suis. S'il y a bien une chose qui va m'aider à supporter toutes ces personnes qui dès lundi parleront avec enthousiasme de leur weekend de folie, c'est l'idée que moi dans un an, je parlerai avec enthousiasme de mes douze mois passés en Irlande...!

Nananananèreueueueueueu

Enfin bref tout ça pour dire que ce weekend je suis consignée avec mes cours d'italien, mes cours d'allemand, des poèmes de Rimbaud, de l'Ancien Français, Tristan et Iseut ( ce qu'ils peuvent être gnangan ceux-là, je vous jure) et encore un tas de trucs dix fois plus intéressants qu'un concert de ska en plein air avec des milliers d'étudiants ivres autour de toi... Biensûr !

Heureusement, je ne serai pas seule, dans son malheur, ma petite Morgane fait mon bonheur, puisqu'étant cloîtrée chez elle avec son pied dans le plâtre, elle va aussi passer son weekend à bosser et m'a gentiment proposé de le passer avec elle...

Et chez elle, et bah, il y a une baignoire, je dors dans un vrai lit et puis bah, il y a aussi toujours du coca et puis bah voilà...

Mon dieu, vous n'imaginez même pas une seule seconde la cuite magistralement phénoménale que je vais me prendre quand tout ce cirque des examens sera fini... Non vous n'imaginez pas un seul instant quel effet ma liberté retrouvée va avoir sur moi et sur mon foie...