Ça y est, j'ai quitté Lyon, et pour un bon bout de temps !
Évidemment, il y a des tas de gens à qui je n'ai pas eu le temps de dire au revoir, enfin pas comme je le voulais...
Vous savez, ces personnes dont vous vous dites que vous les reverrez une dernière fois avant votre départ, mais en fait, vous n'en avez pas le temps, et la dernière fois est finalement celle qui est déjà derrière vous...
J'espère qu'elles ne m'en tiendront pas rigueur, qu'elles comprendront que je n'ai pas eu une minute pour moi : la preuve, je n'ai pas écrit sur mon blog depuis belle lurette !
En tout cas, si elles lisent ce blog (ce que j'espère vivement), qu'elles sachent qu'elles sont les bienvenues en Irlande si l'envie les prend d'aller me rendre visite !
Sinon, plutôt que de faire des adieux anticipés, puisque le grand jour n'est que le 11 août après tout, je vais plutôt vous parlez de ma manie de faire compliqué quand on peut faire simple.
Mick : c'est un serveur du Sirius que j'ai rencontré récemment, et il se trouve qu'il est Irlandais. Le hasard fait des choses absurdes n'est-ce pas ?
Non, mais quelle idée de me faire rencontrer un jeune homme irlandais super charmant, et tout et tout, MAIS, qui reste en France, alors que moi, jeune fille française super charmante, et tout et tou, je pars en Irlande !
Et oui ! C'est inimaginable, quasi impossible, et pourtant je l'ai fait !
"C'est tiré par les cheveux !" "Elle en fait exprès !" "Il n'y a qu'à elle que ce genre de choses peut arriver !" "C'est du Manue tout craché !"...
Je sais bien que c'est ce que vous vous dites : je le sais parce que j'ai pensé exactement la même chose de moi :
"Mais quelle idiote tu fais, d'aller t'enticher d'un Irlandais juste avant ton départ pour Dublin !"
Bref, ça ne m'a pas empêché de passer, outre-mesure, une semaine idyllique à ses côtés : le genre d'histoires qui se vivent dans l'urgence car on sait qu'il n'y aura pas de suite au-delà.
Ça aurait pu être un avant goût fabuleux de mon séjour en Irlande : une sorte de mise en bouche qui donne envie de découvrir encore plus le pays. Mais il a suffit d'une fois, où c'est une jeune fille qui a décroché son portable pour me faire comprendre que la place était désormais occupée par une autre que moi, pour que l'avant goût de l'Irlande se révèle amer... Désenchantement radical !
S'il y a bien une chose de vraie : c'est que partout dans le monde, et même en Irlande, il y a des connards qui te promettent la lune, t'envoient au septième ciel, te mettent des étoiles dans les yeux pour ensuite te jeter (métaphoriquement parlant) un grand seau d'eau gelée au visage afin que tu te réveilles de la manière la plus désagréable qui soit !
Bref, me voilà avertie, les Irlandais, ils savent baratiner et je dirais même qu'ils sont plus doués que les Français, c'est donc avec une certaine méfiance que je m'apprête à aller conquérir Dublin.
On ne m'y reprendra pas... Quoique...
Bref tout ça pour dire que ma dernière semaine sur Lyon n'a pas été des plus calmes, surtout émotionnellement parlant, mais qu'au moins cette désillusion amoureuse aura trompé ma tristesse de quitter tous mes amis.
Une sorte de transfert de peine.
Mick a été un exultoire : finalement, j'ai tellement la mort contre lui, que je surmonte ma tristesse de partir. C'est l'équivalent d'un bon coup de pied aux fesses : douloureux, mais après tu décampes sans la moindre hésitation.
A croire que finalement, la hasard ne fait pas si mal les choses, surtout qu'en plus, ça aura fait office de pré-sensibilisation à l'accent irlandais. Enfin bon, ça reste quand même un superbe connard.
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dimanche 19 juillet 2009
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