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lundi 12 octobre 2009

106- Vous avez un nouveau message

Dublin a changé énormément de choses dans ma vie, meme en deux petits mois.

Ca a été l'occasion de faire un nouveau départ, dans un nouveau pays avec une culture très différente de celle de notre bonne vieille douce France, cher pays de mon enfance.

J'ai désormais un tout nouveau rythme de vie, où j'ai le temps d'aller à la piscine et au sauna, de lire des livres en anglais à la vitesse d'un escargot, d'aller de manière illimitée au cinéma pour quinze euros par mois et m'abreuver d'accent anglais.

N'ayant que six petites heures de fac par semaine ce qui me change de mes trente heures de l'an dernier, et un boulot variable, entre quinze et deux heures par semaine, étant remplaçante mon emploi du temps n'est pas fixe, je crois que c'est la première année depuis quatre ans que j'ai autant de temps pour moi et moi-meme.

Du coup, je profite, et les Irlandais sont d'excellente compagnie pour faire la fete tout en m'aidant à améliorer mon anglais.

Le quotidien est rythmé de soirées improvisées et de rencontres inattendues, de projets de toutes sortes comme un road trip dans le Connemara, ou encore un weekend à Londres, ici l'avion c'est moins cher que les transports en commun. Bref, aucune minute n'est perdue, et chaque jour est meilleur que le précédent et moins bien que le suivant.

Mais, ce qu'il y a de nouveau, c'est réellement mon rapport à Internet. Désormais, mes premiers réflexes quand je me lève sont d'aller consulter ma boite mails, voir si j'ai reçu des nouvelles de la France, ensuite d'aller sur Facebook vérifier si j'ai des notifications et regarder le profil de Noemie (et oui, tous les matins ma cocotte) et enfin afficher mon blog dans le maigre espoir qu'un commentaire aie été posté.

Mais bon, je ne suis pas contrariée par l'absence de réponses, car chacun d'entre vous trouve le moyen de me signifier qu'il me lit, souvent en m'envoyant un mail, meme s'il ne laisse pas de commentaire.

Alors à tous mes lecteurs anonymes et timides, à tous mes amis et ma famille restés en France qui peuvent parfois avoir l'impression que je les ai oubliés, sachez que ce blog que j'essaye de tenir à jour le plus régulièrement possible n'existe que pour vous. Qu'à travers chaque mot, chaque anecdote, chaque pensée ou réflexion, c'est à vous que je m'adresse, que je raconte mes soucis, que je partage mes joies.

Et ce matin, alors qu'un beau soleil éclaire Dublin et illumine notre living-room, alors que ma boite mail regorgeait de nouveaux messages de mes anciens collègues de boulot et amis, de ma cousine Claire, de mes deux parents, de mes frangines, à qui j'ai tous pris le temps de répondre, j'avais juste envie de vous dire...

Encore...

Ecrivez-moi par lettre (d'ailleur Loak, je suis en train de te répondre, t'inquiètes, je ne t'oublie pas), par mail, par commentaire, par notification sur mon mur facebook, par sms sur mon numéro français toujours actif, par pigeon voyageur, par message de fumée, par télépahie, enfin tout ce qui vous permettra de me donner un petit signe de vie.

Je ne vous demande pas un roman, comme je le fais régulièrement sur mon blog, juste une pensée, meme anodine, car vous etes toujours dans les miennes et tout est prétexte à me rappeler une anecdote française en Irlande.

Alors, motivez vos petits doigts, et écrivez, tapez, pianotez...

Zou, et que ça saute...

mardi 18 août 2009

077- Message particulier

Voilà, ma première semaine en Irlande est écoulée, jour pour jour.

Je suis sortie, j'ai fait des rencontres, eu mon premier baiser sur le sol irlandais (bof), fait ma première virée à Temple Bar...

Et une chose s'impose : ma meilleure amie me manque cruellement.

Rien qu'aujourd'hui, lorsque je me suis retrouvée empêtrée à ne pas savoir comment éconduire un prétendant, je ne cessais de penser : "Si elle était là..."

On m'avait prévenue, on me l'avait bien dit, prendre un nouveau départ c'est à la fois grisant, excitant mais aussi un peu déprimant...

Tu réalises avec encore plus de vivacité à quel point tu aimais les gens que tu as quittés, à quel point ils étaient exceptionnels, à quel point ils restent irremplaçables.

Ce qui est le plus difficile à supporter, c'est l'absence de complicité avec qui que ce soit. Ici, personne ne comprend le blague de la corde, de toutes les manières je ne sais pas la faire en anglais... Ici, personne ne danse toute la nuit comme une folle avec moi. Ici, personne ne peut se faire passer pour ma copine lesbienne pour m'éviter de me faire emmerd... par un gars relou.

Je m'amuse, je rencontre des gens, mais tout ceci n'est que la confirmation que ma meilleure amie est réellement exceptionnelle et que personne, même outre-manche, ne lui arrive à la cheville, au petit orteil même !

Alors, voilà, au bout d'une semaine, je fais un premier bilan, positif puisque je m'amuse, je sors, j'ai déjà fait de nouvelles connaissances et mon appartement est vraiment super, mais j'ai hâte de pouvoir le partager avec elle.

"J'espère que tu as commencé à regarder pour venir ! Et à voir ce qu'il te faut pour faire ton passeport !"

Bon, c'était plus un message privé qu'autre chose, et je sais que tous les autres doivent m'en vouloir de ne pas les citer...

Et pourtant Morgane, Céline, Caro, mes soeurs, et tous les autres doivent le savoir : ils me manquent aussi énormément...

J'espère aussi croiser leurs frimousses à Dublin, évidemment.

Et oui ! Cette Mademoiselle Manue, si autonome, si indépendante, si libre est actuellement en train de réaliser à quel point elle était attachée, finalement.

Mais, aucune déprime, rassurez-vous, juste un énorme sentiment d'amour.