mardi 5 janvier 2010

136- Chapitre 1


Il était une fois, dans un pays endormi sous un épais tapis de neige, une jeune fille qui revenait tout juste d'un long, très long voyage.

Elle en avait parcourues des lieues pour revenir chez elle, les mains chargées de cadeaux, et elle en avait de belles histoires à raconter sur les merveilles de l'autre monde, celui au-delà des deux mers.

C'est pourquoi, à son retour, la joie fut grande et l'on organisa en cette occasion une semaine de banquet, où l'on ne cessa de festoyer jours et nuits.

Les gens de toute la contrée y étaient conviés, et meme si tous ne purent s'y rendre et la voir, la rumeur de son retour et l'écho de ses voyages firent le tour des conversations...

La jeune fille était heureuse de ses retrouvailles, mais au plus profond d'elle-meme, elle savait bien qu'un jour elle devrait repartir, quitter à nouveau tous ses amis, reprendre la route afin d'achever sa quete et pouvoir ensuite, définitivement, rentrer chez elle.

La destinée lui accorda un peu de répis et la jeune fille en oublia presque sa quete... Jusqu'au jour où, par une nuit noire et glacée, elle se réveilla précipitamment au milieu de son sommeil et s'en alla, ne laissant derrière elle que ses empruntes de pas dans la neige et la promesse d'un retour futur.

Elle arriva bien plus facilement à la Terre au-delà des deux mers, car ses compagnons de route, qu'elle s'était fait en chemin, ne l'avaient pas oubliée et s'empressèrent de l'aider dès qu'ils eurent vent de sa reprise de la quete.

Hannah, la blonde amazone, l'attendait à son arrivée. Fidèle, elle n'avait pas trahi son serment d'autrefois, la jeune fille lui en était très reconnaissante. Ensemble, elle se rendirent à l'auberge où la jeune fille avait séjourné de par le passé.



Ce lieu qui autrefois avait été le repère chaleureux d'une bande de joyeux lurons fetards avaient bien changé en son absence. En effet, les masques trompeurs de bandits malhonnetes étaient tombés une fois qu'elle avait eu le dos tourné.

La pauvre, pauvre, pauvre jeune fille, à son arrivée, de lugubres visages l'accueillir et alors débuta le sombre récit de Vitanis le Traitre par Felipe le Sarrasin...

" Alors que tu t'en étais allée pour ta contrée, ainsi que ton fidèle compère Marcus Aurelius Antonius, Vitanis le Traite en a profité pour piller l'auberge et tout mettre sans dessus dessous. Mais sa félonie ne s'arrete pas là, à l'insu de l'aubergiste, et à mon insu, j'étais moi-meme absent, il a vendu notre chambre commune à un vadrouilleur en lui disant que c'était une chambre simple. Il a pris le sac d'écus d'or et a disparu dans la nature.
Quelle ne fut pas ma surprise en rentrant de découvrir que ma couche avait disparu de la chambre, qu'il n'en restait qu'une au milieu de la pièce et qu'un inconnu l'occupait. J'appelais immédiatement l'aubergiste et lui signalait la disparition de mon lit ainsi que le vol de mes biens, en effet, Vitanis le Traite avaient emporté avec lui nombre de mes effets..."

La jeune fille écoutait, atterrée. La fatigue du voyage ainsi que l'horreur du récit se manifestaient peu à peu à elle et l'abattaient lentement mais surement. Mais le pire était à venir, sans conteste...

Alors qu'elle se rendait à leur propre chambre à Marcus Aurelius Antonius et elle, qu'ils avaient pris grand soin de fermer à double tour durant leur absence, ayant par avance payé l'aubergiste, une nouvelle surprise l'assoma.

Le coup de grace.

Méfiant quant aux autres pensionnaires de l'auberge et quant à l'aubergiste en lui-meme, Marcus Aurelius Antonius avait eu l'ingénieuse idée de cacher bien soigneusement l'unique clef qui ouvrait l'unique porte de leur chambre.

Subtilement glissée entre deux pages d'un livre à la reluire de cuir marron, elle devenait introuvable au milieu des centaines d'autres ouvrages qui composaient la bibliothèque de l'auberge, sauf pour celui qui en connaissait la cachette. Et Vitanis le Traite, Felipe le Sarrasin et l'aubergiste ne sachant pas lire, ils ne n'iraient jamais mettre les pieds dans cette pièce. Et quand bien meme, ils n'en trouveraient jamais la clef, perdu entre des milliards de pages.

Mais c'était sans compter la perfidie de Vitanis le Traite, qui détruisit complètement la bibliothèque et la mit à sac afin de mettre la main sur la fameuse et précieuse clef.

Cependant, bien qu'il réussit à entrer dans leur chambre, il fit chou blanc, en effet, elle ne renfermait que d'autres livres qu'il ne savait pas déchiffrer et des objets de leur contrée natale qu'il ne savait pas utiliser, il ne déroba donc rien...

En apparence, car dans la carphanaum ambiant, il est délicat de repérer un quelconque objet manquant.

Vitanis le Traite prit grand soin de refermer la chambre, où il avait d'ailleurs caché machiavéliquement la couche de Felipe le Sarrasin qu'il avait au préalable cassée en mille morceaux... Il cacha la clef dans un nouvel endroit et s'enfuit en laissant derrière lui le chaos total et surtout une ardoise pour la nourriture et les bougies à l'aubergiste.

La jeune fille, qu'Hannah, la blonde amazone, réconfortait en lui cuisinant un festin de la région, soit une poularde et des topinambours beignant dans le saindoux, était ravagée. Et le coup fatal fut porté par le vadrouilleur en personne qui lui narra...

" Alors que je me reposais seul dans cette auberge depuis deux lunes, un soir des bandits de grand chemin sont venus à ma rencontre. Armés jusqu'aux dents et animés d'une haine immense, ils étaient à la recherche de Vitanis le Traite, qui leur avait, selon leurs dires, emprunté beaucoup d'argent et ne les avaient jamais remboursés. Depuis ce jour, ils repassent régulièrement à l'auberge afin de s'assurer que Vitanis le Traite n'est pas dans les parages, ils le poursuivent sans relache. L'aubergiste, d'ailleurs apeuré à fait rajouter de nouveaux verrous à chaque porte et instauré un nouveau mot de passe pour pénétrer dans son auberge..."

Mademoiselle Manue n'en croyait pas ses oreilles, mais ne se laissa pas abattre. En quelques heures à peine, elle eut vite fait de reconstruire et ranger la bibliothèque ainsi que de remettre l'auberge en état... Mais l'euphorie de la quete était ternie, elle savait d'ores et déjà que la route jusqu'au graal serait périlleuse et semée d'embuches. Mais elle n'était pas seule, bien au contraire, Marcus Aurelius Antonius serait lui aussi bientot de retour et avec lui Thiago le Sarrasin et Gary le Beau, Hannah l'amazone, Romain le troubadour, George le mage, et Eamon le chevalier servant... Et tant d'autres encore.

Le récit de cette compagnie n'en est qu'à son commencement...

11 commentaires:

  1. Princesse Wendy, oh! combien mon âme est interdite et mon esprit ravagé à l'oye de tes funestes mésaventures! Mes larmes s'écoulent telles une rivière qui emplit les douves de ton château, constituant une barrière infranchissable aux maléfiques félons qui voudraient en reprendre l'assaut, j'en forme le voeu!
    Eheu! Eheu! Quels prochains pièges fomentent contre Toi, si douce créature, tes traîtres ennemis?
    Mais courage! Gente amie. Tes féaux et parents sauront te soutenir, même par delà les deux mers; et il est des charmes vénéneux que la distance n'affaiblit pas ; nous les concocterons pour Toi et les distillerons par delà les sombres brûmes, occire tes vils assaillants!
    Qu'en tous instants nos formules opèrent et nos pensées te soutiennent dans ce Grand Combat que tu mènes!
    A Toi, ta FRCDM.
    Dis Princesse Wendy, encore une histoire!

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  2. manu tu peux me la faire dans une mail qui ne métaphorise pas tout cela?
    antoine

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  3. manue, j'ai rien compris! apparemment vous avez eu des soucis a l'appart mais je comprends rien!
    tu peux la refaire?
    biz de la crèpe suzette

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  4. FRCDM>> Ma foi ta plume égale la mienne gente dame... lol

    Antoine>> Oh je laisse dériver ton imagination... Je suis sure que ton interprétation sera 10 fois mieux que la réalité...

    Suzette>> Bah en fait on a un coloc qui s'est fait la malle sans payer et en piquant des trucs à celui qui partageait sa chambre, et qui lui a démoli son lit et en a planqué les morceaux dans la notre à Antoine et moi... EN GROS... Mdr

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  5. Sympas le retour! Bon courage! Ta couz' Elodie.

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  6. oooh mais comme c'est abusé... ggrrrrr
    alors ce mec si discret et soit disant "gentil" cachait bien son jeu...
    en tout cas, j'adore cet article!! j'ai pas décroché une seconde
    bisous

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  7. Et on lui pèlera le jonc
    Comme au bailli du Limousin
    Qu'on a pendu un beau matin
    Qu'on a pendu avec ses tripes!...
    LFRCDM

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  8. si on retrouve ce chenapan cela risque d'etre dans le port de Dublin.. ou avec les restes de poissons il nourrira les phoques.
    un conte de faits, sans carosse, mais avec un méchant qui meriterait un bon crochet. en tout cas la fée tarde à venir heureusement la fée au joli palindrome su apporter réconfort et je l'en remercie . Les mésaventures sont un ciment pour les amitiés ou un lest pour ceux qui nagent au fond des ports.
    Machezal DAD

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  9. Elodie>> Thanks la couz'

    Nono>> Ca ne m'étonne pas, le chapitre 2 sera avec Toi, la fée Roxanne, quand je prendrai demeure à tes cotés, une fois ma quete achevée

    LFRCDM>> Exactement Monsieur 'Ouille'

    Dad>> Ah enfin, je l'attendais ce commentaire...

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  10. Peut être qu'a ta prochaine Visite dans ce beau pays. Nous pourrions, enfin nous voir. Bisous Sandrine Ta cousine.

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  11. comme on dit ici en Belgique, je dirai OUFTI !! ce qui est l'équivalent de "ben putain"!! cool ton retour alors!! y'a des gens sympathiques tout de même! gros bisous
    suzette

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