Je ne suis pas machiste pour un sou et pourtant je dois reconnaître que c'est dingue cette propansion qu'ont les filles à voir la réalité différemment.
Je m'explique : non, elles n'ont pas des pouvoirs à la X-men, elles ne voient pas à travers les vêtements, ni ne lisent dans les pensées, non elles ont juste un esprit qui semble programmé pour déformer les choses, les compliquer.
Un exemple tout simple : elles croisent une fille qui mange un sandwich.
Elles ne se disent pas "Ah tiens ! C'est déjà midi ?" ou un truc anodin dans le même genre... Non, si la fille est mince et bien gaulée, elles ruminent vertement "La garce, elle peut manger ce qu'elle veut, elle ne prend pas un gramme !"... Si la fille est enrobée, voire carrément grosse, elles jubilent cruellement "Encore une obèse qui s'empifre ! 5 minutes dans la bouche = 5 centimètres de plus sur les hanches !"
Les filles ça ne se contentent pas des faits, ça émet toujours une critique, négative si possible.
Si elles se trouvent à côté d'un couple dans le bus, elles sont strictement incapables de ne pas le calculer, non, leur cerveau s'active avec empressement et produit une quantité hallucinante de pensées plus ou moins malsaines :
-" Comment elle, elle peut avoir un copain, alors que je suis seule et dix fois mieux qu'elle ?!"
- "Un couple de moches, je plains leurs futurs gosses...!"
- "Avec autant de poils, elle doit avoir l'impression de coucher avec un yéti angora !"
- "Il y a des hôtels pour ça, les couples démonstratifs c'est vraiment écoeurant !"
-" Je ne leur donne même pas deux semaines, le type me dévisage depuis dix bonnes minutes, je suis sûre qu'il regrette déjà de ne pas être célibataire !"
Et encore tellement d'autres choses qui sont tellement horribles que je n'ose pas les écrire...
Non, les filles ça ne regarde pas, ça juge, ça évalue et très sévèrement.
C'est d'ailleurs de cette faculté innée que vient leur capacité inouïe à se disputer.
Quand une fille agresse son copain parce qu'il a osé regarder la brune incendiaire qui est passée à côté d'eux il y a deux secondes, ce n'est pas tellement parce qu'il l'a fait, c'est parce qu'elles ont pensé un truc de ce genre :
" La pétasse, elle a pas une once de cellulite, et en plus elle est déjà bronzée. Moi à côté, je passe pour une cruche mal fagotée et disgrâcieuse."
Ca c'est la première partie du raisonnment, où la jalousie s'exprime ouvertement et amène à ceci :
" Bah, moi au moins, j'ai mon doudou. Elle est peut-être canon, mais elle est seule, alors que moi, j'ai un homme qui me tient la main..."
La deuxième partie, où une vanité méprisante, mais avant tout rassurante vient rasséréner la dite demoiselle, mais pas longtemps...
" Je suis sûre qu'elle est nympho, le genre de garce qui pique les mecs des autres juste par plaisir. Et bien sûre, face à elle je ne fais pas le poids, ou je le fais trop justement... Je suis sûre qu'il me quitterait si elle le draguait...!"
Car déjà arrive la troisième partie, celle où elle se laisse attraper par son raisonnement et ne dissocie plus l'hypothétique du réel, et ce qui amène à une crise de nerfs :
" Espèce d'obsédé, t'as vu comme tu l'a matée, faut pas te gêner franchement !"
Et le pauvre type, qui lui s'était contenté de se dire " Wouah, quelle belle paire de nibards" se voit accusé de vouloir tromper sa copine, d'être un coureur, de ne pas l'aimer sincèrement... "Connard !"... Alors qu'il n'y avait songé que l'espace d'une demie seconde et était aussitôt retombé dans sa léthargie intellectuelle habituelle, sans plus de conséquences.
Une victime de plus de la vision tordue des filles !
Et pendant ce temps, la brune incendiaire, qui elle aussi est une fille et n'a pas manqué de regarder et de jauger ce couple, se dit :
" Bah pour qu'une fille aussi jolie sorte avec un type aussi laid, c'est qu'il doit avoir une sacrée grosse queue et faire l'amour comme un dieu, parce ce sinon, elle aurait mieux fait d'investir dans un Berger des pyrénées à poils longs..."
Alors voilà, sachez que rien ni personne n'est épargné, tout et tout le monde y passe :
- La voisine : "Elle ferait mieux de prendre les escaliers ça ferait travailler ses cuisses pleines de graisse !"
- L'inconnu dans le métro : " Je l'imagine bien se faire tatouer Johnny Hallyday sur le torse... Non mais quel ringard ! Il vient de la campagne celui-là, c'est pas un vrai lyonnais !"
- La vieille qui promène son chien : " Il chante quoi déjà Didier Super..? Ah oui ! petit caniche, peluche pour vieux ! "
- La caissière : "Mon dieu, elle ne connaît pas le fond de teint ! On dirait la lune avec tous ses cratères !"
- Le pote du pote : " Déjà des poils qui sortent du nez, à quand ceux dans les oreilles ?"
- Elle-même : " Ma pauvre fille, ton jeans te serre tellement que t'arrives à peine à respirer, on dirait une baleine échouée !"
Et c'est pour ça que le soir, au moment où leur chéri veut une petite gâterie, elles sont épuisées et lui non. Elles, leur cerveau a passé une journée entière à tout passer au crible, alors que lui non, il s'est contenté d'apprécier ce qu'il a vu sans se poser d'avantage de question...
CQFD
Voilà pourquoi les femmes sont si promptes à s'engueuler, et si peu amènes à faire l'amour : tout vient de leur manière de voir le monde !
Heureusement, il y a moi !
Mouahahahahahahahahahahahahahahah
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Tu veux dire que tu ne t'engueules jamais et que tu possèdes une véritable envie relativement constante de faire l'amour ?
RépondreSupprimerÇa sent l'auto critique non avouée...
RépondreSupprimerThebestplace> C'est la définition exactement correcte de la célibataire de 22 ans ^^
RépondreSupprimerEffix> Tu es un fin limier ! Quel odorat !
Magnifique cri du coeur!!!!!!!!!!
RépondreSupprimeryellowstom> Et il n'y a pas que le cri du corps de magnifique ;)
RépondreSupprimerHeu...???...au fait, t'es bien une nana? (je veux dire, une avec tout ce qui faut où y faut, mais pas de surprise, "en plus"..., ...??????...)
RépondreSupprimerJ'étais tout à ta littérature, si plaisante, et tout à coup, à la dernière ligne, j'ai eu un doute... ;-)