Ca y est, c'est mon premier manque d'inspiration.
Non pas que ma vie ne soit pas intéressante, non, elle regorge de toutes sortes d'évènements et de pensées en tout genre.
Le divorce de mes parents, la grève de ma fac, mon rencard de ce soir, mon syndrôme des listes, la nouvelle longueur de mes cheveux, la prochaine fête de l'Humanité, mon ras-le-bol du taff, mon régime, mon nouveau piercing (à l'oreille, rien de très "punk", don't worry mum !), les mariages auxquels je suis invitée, mes playlists sur deezer, ma vie avec un mec dans 15m² (sans être ensemble), mon rêve d'être parfaitement polyglotte, le problème de l'excédent de bagages dans un avion, ou comment trier mes fringues pour l'Irlande ?, la nécessité de faire la fête pendant la crise, les douches froides le matin, les valises : mon groupe de punk féminin qui n'a jamais joué de musique, le réveil que je décale au moins six fois avant de me lever, ma peur de rater ma vie, mon rêve de me faire la route 66 aux U.S.A, ect.
J'ai des sujets à ne savoir qu'en faire, et pourtant, je n'ai envie d'en aborder aucun...
En fait, si, il y a un truc sur lequel je voudrais écrire, et dont je pourrais parler pendant des heures, quite à passer pour la plus fleur bleue des midinettes romantiques, Tim.
Timothé, c'est La grande histoire de ma vie du haut de mes vingt-deux ans, rien que de très banal, une fille qui tombe amoureuse d'un garçon.
Le genre de topos qu'on croise à tous les coins de rue et qui lasse, agace, voire indiffére royalement.
Mais tant pis, après tout c'est mon blog, et si cet article n'intéresse personne à part moi, je m'en fiche.
Je me lance :
Tim, on a été au collège ensemble, on a été au lycée ensemble,... une histoire d'amour d'enfance vous vous dites, et bien vous avez tout faux !
On ne s'est pas adressé la parole du collège, je crois même savoir qu'il ne se souviens pas de moi à cette période. Je n'existais pas à ses yeux et pour moi il n'était qu'un quatrième inaccessible pour la sixième que j'étais.
Mais n'ayez pas la larme à l'oeil, à l'époque j'étais raide dingue d'un certain Jean-Pascal, qui faisait latin et allemand avec moi, alors un Tim, j'en n'avais strictement rien à faire.
Puis on passe à l'époque du lycée, Tim était plus ou moins dans la même bande que moi, sauf que lui c'était un "ancien" et moi une seconde. De plus, mon rôle de "clown" ne me mettait pas en valeur, disons que les moqueries allaient bon train à mon sujet.
Attendez, n'allez pas imaginer n'importe quoi, non je n'étais pas la bonne poire, ni le bouc émissaire, on était tous vache entre nous, après, il y avait les intouchables et je n'en faisais pas partie, mais j'étais quand même appréciée, invitée à toutes les soirées et la plupart de mes meilleurs amis datent de cette époque.
Mais voilà c'est le lycée, être la première de la classe ça ne colle pas avec les dreds et les parties de cap's (oui le jeu...) donc pour compenser j'avais ce rôle de nunuche marrante.
Peu importe, le sujet ce n'est pas les années "babos" et leur absurdité ridicule qui rend tout de même nostalgique, mais Tim.
Tim, Prisca, une de mes meilleures amies, était amoureuse de lui, et entre filles, il y a une règle sacro-sainte : quand une d'entre nous craque pour un mec, il devient complètement inenvisageable pour les autres.
Bon, ça n'a pas toujours été respecté, parce que des meilleures amies, bah forcément, ça a plein de goûts en commun, et les garçons n'échappent pas à la règle.
Pire, des fois, le fait qu'une de vos meilleures amies s'intéresse à un garçon le fait exister et le valorise à vos yeux alors qu'avant qu'elle ne se confie à vous il était invisible et insignifiant.
Ah ! les filles !
C'est à peu près ce qui s'est passé avec Tim, j'ai pris conscience de son intérêt à travers le béguin de ma copine... Mais attention, je n'ai rien fait, rien tenté, je n'ai pas bougé le petit doigt, je suis une fille mais je suis avant tout une amie sur qui on peut compter.
J'ai consolé Prisca quand celui-ci lui a prétendument "mis un rateau" de manière peu élégante voire méchante, mais je précise "prétendument" car comme tout s'est fait avec des intermédiaires, comme il est de coutume de faire à l'adolescence, même tardive, la vérité s'est égarée et on peut douter des différentes versions...
Bref, je le détestais puisqu'une de mes meilleures amies lui en voulait à mort, puis je lui pardonnais puisqu'une de mes meilleures amies ne lui en voulait plus, mais au final, ça ne changeait strictement rien car on ne s'était toujours pas vraiment adressé la parole, sauf pour avoir du feu, vous voyez le genre ?
Enfin, il y a eu Alex, ma plus longue relation (un an) et avant tout un ami de Tim. Du coup, j'ai été amenée à le fréquenter, mais encore une fois, aucune ambigüité, j'avais un copain, un vrai, un sérieux, un que je ne trompe pas, même par la pensée.
Prisca sortait aussi avec un mec de cette bande, et Noëmie, ma meilleure amie, elle, est carrément sortie avec Tim.
Quand je vous disais que les filles ça ne s'échangent pas que des fringues !
Bref, on se fréquentait, mais Tim n'était toujours pas un ami, c'était plus une connaissance, deux personnes d'une même bande mais qui ne se parlent pas vraiment.
Puis il est parti un an en Angleterre et ensuite il est allé à Nantes.
Voici la fin trangique de mon histoire d'amour pathétique...
Mais noOOOon ! Je plaisante, en réalité c'est quand tout semble fini qu'elle débute.
Tim est parti en Angleterre et je me suis mise à msn, et on a eu par ce biais nos premières véritables conversations, nos premières nuits blanches à discuter, et je suis petit à petit tomber amoureuse.
Ensuite, il y a eu et il y a toujours une importante et assez régulière correspondance par mails.
En gros, tout s'est passé de travers, quand il était à côté, on ne se parlait pas, quand il est parti on a sympathisé, mais cela a tout de même aboutit à une semaine ensemble à Nantes, dont je garde un souvenir plus que très très très agréable.
Mais une fois la semaine terminée, je suis repartie sur Lyon, seule, avec juste mes étoiles dans les yeux et mon coeur qui tambourine.
Les mails ont recommencé, se sont espacés, racourcis, mes sentiments ont cessé d'être douloureux...
Et pourtant, je suis intimement convaincue que c'est Lui.
Etrange, je ne me l'explique pas, surtout qu'à côté de ça je continue à mener une vie de célibataire gourmande et insatiable.
Mais c'est Lui, j'en suis persuadée, je pense juste que notre histoire est de travers par essence et qu'elle continuera à l'être jusqu'à ce que nous soyons tous les deux prêts à la vivre.
Car moi-même, je ne veux pas vivre le grand amour maintenant, non, à vingt-deux ans à peine, je ne souhaite que vivre, un point c'est tout.
Mais, c'est vrai que dès que je reçois un mail de Tim, où il me dit qu'il pense souvent à moi, je ne réponds plus de moi durant la semaine qui suit... Et si mon compte en banque était plus rempli contrairement à mon emploi du temps, et que je n'avais pas pour projet de partir en Irlande et lui en Australie, croyez-moi que, ni une ni deux, je sauterais dans ma voiture, irais le rejoindre et lui expliquerais en long, en large et en travers (évidemment) pourquoi c'est Lui.
Mais chaque chose en son temps, d'abord l'Irlande, d'abord les expériences et les voyages, d'abord les rencontres et les déceptions, d'abord d'autres émois amoureux et d'autres chagrins d'amour, puis, et seulement à ce moment-là, l'aveu et la conquête, ou plutôt l'inverse, on verra.
Voilà, pour une fille qui manquait d'inspiration, je crois que j'en ai écrit une sacrée tartine, mais on s'en fiche, ça fait vraiment du bien !
lundi 23 mars 2009
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