Les statistiques, les moyennes, les pourcentages de risque... Tous ces chiffres qui banalisent, rationalisent, et même déshumanisent les évènements traumatisants de la vie...
Et après les chiffres viennent les réponses scientifiques, les raisons pragmatiques et logiques, ces explications rationnelles et pourtant vides de sens... Car jamais elles ne répondent aux vraies interrogations de la question pourquoi ?
Car si comprendre comment tel ou tel évènement a pu se produire peut soulager un instant, cela n'apporte en aucun cas un réconfort spirituel...
La culpabilité, les questions existentielles, les doutes, eux, perdurent, nous hantent, nous bouffent...
Même si cela arrive dans 33% des cas, même si l'on n'y peut rien, même si c'est sans doute mieux ainsi... La peine immense, la tristesse sans fin, et ce vide sombre et ténébreux sont là, à nous nouer la gorge, nous serrer le ventre, nous noircir nos nuits déjà peu étoilées...
Et parce que ces chiffres et ces explications rationnelles existent, on doit s'en remettre, on doit aller de l'avant. On doit accepter ces raisons si dérisoires qui justifient pourtant tout, sans rien guérir pour autant.
Continuer alors que tout notre être se révolte de douleur, avancer alors que notre peine est si lourde à porter, tourner la page alors qu'on aimait tant lire les mots si doux qui étaient écrits dessus.
Comment un mot, une minute, une chose aussi insignifiante qu'un coup de fil peuvent ravager une vie ? Comment peut-on ignorer la fragilité de notre bonheur ? Comment peut-on ignorer notre bonheur ?
Comment le monde continue-t-il de tourner alors que notre propre univers vient de s'effondrer ?
Comment ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ?....
mardi 29 juin 2010
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