Elles sont si petites et pourtant si importantes : les clefs.
Alors que leur orthograpghe est multiple, chaque clé est quant à elle unique et propre à une seule serrure, enfin en théorie, parce que dans la réalité...
J'ai des tas de clefs, certaines donnant sur un passé révolu : je peux encore rentrer dans mon ancien appartement à Route de Vienne, mais pour ce que j'y trouverai...
Une autre ouvrant une boîte aux lettres de l'ancienne maison familiale qui n'existe plus.
Mais, je ne m'en débarasse pas, je sais qu'elles ne me servent à rien, mais qui sait ?
C'est toujours le même fantasme, trouver ou avoir une vieille clé, apparemment inutile et s'apercevoir qu'elle ouvre un endroit fantastique, genre une cave aux merveilles...
Et puis il y a les clefs du quotidien : celle de la voiture, celles du boulot, celles des appartements (bah oui, cette année j'en avais plusieurs).
Et c'est de ces clés en particulier que je souhaite parler parce que justement j'ai dû récemment les rendre ou encore j'aurai dans un avenir proche à les donner.
Hier fut mon dernier jour au collège Louis Aragon, banal en soi puisque j'ai fait du tri de dossiers au secrétariat. Ces p.... de journées administratives de m...! Mais, la grande différence a été qu'avant de repartir j'ai dû rendre mon trousseau de clefs. Du coup, je n'ai pas pu ouvrir le portail seule pour sortir, il a fallu que je sonne à la loge, comme le commun des mortels. Rendre mes clés a finalement sans doute été l'acte le plus fort de mon départ. C'est là que j'ai réellement réalisé que c'était terminé, que j'avais tourné la page sur quatre années à être surveillante. La fin d'une tranche de vie.
Il y a peu de temps, j'avais aussi dû rendre à Antoine le double de sa clef de chambre universitaire. Cela représentait également un terminus, un cap : j'avais finalement réussi à squater non pas deux semaines, mais six mois chez lui. Lui qui adorait littéralement vivre seul et n'aime pas avoir de la compagnie trop longtemps a supporté de partager ses quinze petits mètres carrés avec moi pendant six longs mois. Enorme quand on y songe, quand on réalise, quand on lui rend enfin ses clés.
Dans peu de temps, je devrai donner les clées de la Renaud Laguna à ma môman, et redevenir une vulgaire piétone... Mais dans les rues de Dublin ! C'est quand même bizarre, parce qu'ayant fait la conduite accompagnée, cela fait déjà un bail que je conduis, genre 5/6 ans et je n'ai jamais été une citadine transportée en commun, j'ai majoritairement été à la fac et au taf en caisse. Nantie ! pensez-vous. Et vous avez raison, mais vous allez avoir votre revanche car je vais passer un an dans une ville aussi grande que Lyon, mais où le métro n'existe pas, il n'y a que des bus et des trams, autant dire que je vais morfler !
Et puis il y a les clefs qui ne m'appartiennent pas vraiment, juste à moitié. Comment dire ?... Les liens qui m'unissent au véritable propriétaire des clés font que je les ai de manière légitime, mais que je ne dois pas en abuser. Il y a celle de Machézal, et celles de l'appartement de Delphine, ma frangine. D'ailleurs cette frangine, m'a appelée hier soir-même à minuit passé, parce qu'elle avait "perdu" ses clées et était enfermée dehors. Du coup, voici notre Mademoiselle Manue qui lisait tranquillement (nue) qui enfile en vitesse un pantalon et une chemise et sort sans plus de manières amener ses cléfs à sa soeurette... Qui, en fait, avait juste laissé les siennes à l'appartement et ne les avait pas du tout laissé dans le bar où elle avait passé sa soirée... Boulet ! (comme elle le dit si bien)
Enfin bref, les clés, c'est quand même une sacrée invention, et je ne dis pas ça dans le sens positif du terme, parce que le crétin qui a décidé de créer la propriété est le roi des c... Si je puis me permettre.
Mais bon, du coup, ça permet, au moins, de prendre conscience de ce qui nous appartient, et de ce qui ne nous appartient pas ou plus ou plus pour très longtemps...
Les clées, les clefs, les clés...
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Les clefs marquent des départs et des fins, comme tu dis les plus vieilles cles sont les plus mystérieuses et les plus intrigantes mais méfie toi qu'elles n'ouvrent pas des boîtes de pandore !! Il est sur que les clefs représente la propriété et marque également la prise de responsabilité et le souffle de liberté! Mais il y a une chose que tu peux t'approprier, mais que personne ne peut te reprendre, une sorte de clef que tout le monde peut s'approprier pour peu qu'il s'en donne la peine, certains feraient mieux de s'en passer d'ailleurs, les clefs de musique...La clef de sol, la clef de fa...ces clefs là offrent une liberté d'une saveur inoubliable que lorsqu'on la gouté on veut rarement la relâcher !
RépondreSupprimerHalala, je viens trés (trés) régulierment te lire sur ton blog et J'ADORE.
RépondreSupprimerCOmme je disais avant hier à tes soeurs, ça me fait penser à Sex and the City.
J'ADORE J'ADORE J'ADORE
Alors ça n a rien avoir avec ton post d 'aujourd hui, je sais, mais je voulais te le dire.
J'ai hate de lire toutes tes aventures quand tu seras partie à Dublin mais en attendant, j'ai hate que tu arrives en Sarthe pour feter ta double licence et ton départ.
On te laissera une clef, celle de notre coeur. Ho comme c'est beau ce que je dis. hihihi
A bientot cousine pour une derniere cousinade avant ton départ pour une année de folie.....
Aline> Je n'ai pas eu accès à Internet depuis un petit bout de temps, mais je suis heureuse de lire ton message et de pouvoir y répondre, même un peu tard. Sache que ça me fait super plaisir de savoir que tu me lis et que tu aimes, ça me touche, surtout la comparaison hyper flatteuse avec Sex and the City !
RépondreSupprimerBisous, on se voit bientôt pour une dernière cousinade en effet !