vendredi 12 juin 2009

051- Dalida avait raison

Un spécimen que l'on croise de manière récurrente lorsque l'on est célibataire, c'est le baratineur.

Il y en a évidemment plusieurs sortes, et ils ne jouent pas tous dans la même catégorie. Certains sont plus convaincants que d'autres, qui se font repérer en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. Mais le problème reste le même, ils ont ce besoin vital de nous embobiner.

Le plus répandu, ou tout du moins, le plus reconnaissable, est celui qui hante les pubs, les bars, les boîtes de nuit. Il nous donne toujours une impression de déjà vu, soit parce qu'effectivement on l'a déjà croisé, soit parce qu'il ressemble au mec lambda par excellence, soit, et c'est selon moi la principale raison, parce qu'il nous sort le discours prototypique du baratineur :

"Bonsoir mademoiselle. Vous êtes charmante. On vous a déjà dit que vous avez des yeux magnifiques ? etc"

C'est le genre de type qui simule le coup de foudre de manière si excessive qu'il n'a strictement aucune crédibilité. De plus, le fait qu'il vous offre systématiquement verre sur verre, dans l'intention mal dissimulée de vous saouler et cela afin de vous mettre plus facilement dans son lit, le rend pitoyable, mais aussi utile quand on est fauchée...

Et n'allez pas me repprocher d'être manipulatrice, c'est lui qui a commencé à mentir, je ne fais que lui donner une bonne leçon.

Un autre spécimen assez courant, c'est le baratineur nocturne. Celui-ci vous mène en bateau toute la soirée, toute la nuit, mais une fois que le jour se lève, il est incapable de poursuivre la mascarade plus longtemps. A moitié honnête, ou à moitié malhonnête, tout dépend comment on envisage la chose, ce jeune homme regrette ou culpabilise toujours le lendemain. Bon, l'orgueil mis à part, c'est assez drôle de l'observer, essayant de se dépatouiller comme il peut de la situation dans laquelle il s'est mise, cherchant des prétextes, des excuses, tentant d'éviter la crise d'hystérie et de se retrouver en slip sur le pas de la porte avec ses vêtements jetés par terre. C'est le genre de type qui baissera toujours les yeux quand il vous recroisera par hasard.

Et n'allez pas dire que je suis cruelle, que je me divertis du malheur des gens. Ce jeune homme a voulu jouer, mais il n'avait pas les épaules assez larges, l'humiliation du lendemain lui apprendra que lorsqu'on est encore qu'un gamin, on ne fait pas semblant d'être un homme.

Et le pire de tous, c'est le baratineur compulsif. Ce type, vous l'avez rencontré ivre morte sur la piste de danse. Vous lui avez expliqué en long, en large et en travers, que dans moins de deux mois vous quittez la France pour un an. Vous avez été claire : que du plaisir, rien de sérieux. Il a semblé enchanté de rencontrer une nana "open et pas prise de tête", et dit qu'il apprécie ne pas avoir à baratiner justement. Il rentre avec vous, vous fait l'amour toute la nuit, en vous sussurant des mots doux à torrides. Et le matin, lorsque vous vous apprêtez à partir sans rien demander de plus, il ne peut pas s'en empêcher, il vous demande votre numéro.

"Non, ça serait dommage de se quitter comme ça, au pieu c'était super, alors on pourrait se revoir de temps en temps histoire de partager des bons moments. Sans plus. On serait des sexfriends..."

Si effectivement, au pieu le jeune homme a assuré, la proposition s'avère tentante: un plan cul régulier, c'est sain et surtout c'est simple...

Mais en réalité, trois sur quatre mentent. A cause du fait que leur virilité se sente menacée de n'être qu'un objet sexuel pour une femme moderne, ils ont ce besoin de nous faire croire ce qu'ils ne feront pas.

Finalement, le mythe de la femme romantique n'existe que pour leur besoin à eux. Vexés, humiliés, de n'avoir été rien de plus qu'un bon moment, ils ont ce besoin de nous faire espérer plus, afin de pouvoir ne pas nous le donner, afin d'avoir le plaisir de ne jamais nous rappeler, afin de se marrer en nous laissant sans réponse.

Ces jeunes hommes, à qui on avait spécifié dès le départ que ça ne serait que l"histoire d'une nuit, nous font volontairement envisager une seconde rencontre, pour nous laisser sur le carreau.

On ne les a pas forcés à donner leur numéro et à prendre le nôtre, on ne les a pas obligés à nous faire cette pseudo-déclaration, on n'attendait rien d'eux, et justement.... Là est tout le problème, ils ont besoin qu'on leur coure après, qu'on soit triste, qu'on se sente roulée. Cales valorise, ça les virilise, ça les fait se sentir puissants et conquérants.

pfffffffffffffffffffff

Je ne comprends pas qu'on me donne un rendez-vous, qu'on me présente à ses potes, qu'on m'emmène chez soi, pour finalement ne plus donner aucune nouvelle.

C'est un jeu bien cruel, où il est difficile de ne pas se faire avoir.

Mais une chose est sûre, c'est que lorsque je recroise un de ces types, je mets un point d'honneur à leur dire bonjour avec mon plus grand sourire, afin qu'ils comprennent bien qu'ls ne m'ont pas atteinte une seule seconde... Même s'ils m'ont fait suffisamment enrager pour que je leur dédie un article sur mon blog...

Messieurs qui lisez ce blog, si vous appartenez à une de ces trois catégories, le conseil reste le même, jouez franc jeu, ça sera tout bénef' pour vous...

6 commentaires:

  1. En fait, j'ai quelques questions qui me titillent...
    Pourquoi la référence à Dalida? Bambino? Gigi? J'attendrais?
    Ensuite, ça existe vraiment les mecs qui commencent à accoster en disant "Mademoiselle, vous êtes charmante!", alors que c'est terriblement éventé?
    Par contre, je suis tout de même un peu circonspect pour ce qui est des "Sexfriends"
    Ca peut marcher, tout à fait d'accord, mais, et la tendresse, bordel! lol
    Disons que la perspective de n'être qu'un gode (ou un vagin artificiel) sur pattes n'est flatteur pour personne, et qu'un peu de tendresse dans une relation "copains-cul" reste tout de même une excellente idée, au moins pour ne pas tomber dans la situation du triste animal post-coïtus

    Mais, moralité,je doute qu'il soit possible de ne pas se faire avoir!
    Parce qu'il ne faut pas douter de la nature humaine, et rester tout de même optimiste
    Et celà implique de faire confiance aux autres, par forcément pour notre plus grand bonheur, mais parfois tout de même!

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  2. yellowstom.. j'ai pas lu ton comm jusqu'au bout.. mais putain Dalida... Parole parole !

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  3. etioun > exact, "parole, parole", excellente culture G (et moi, t'as lu mon article jusqu'au bout ?)

    yellowstom > moi j'ai lu ton commentaire jusqu'au bout, et je dirais, d'une, qu'il y a un plaisir certain à pratiquer le sexe pour le sexe et de manière bestiale et, de deux, que le terme sexfriend inclut le mot friend, ce qui signifie qu'il y a quand même de l'amitié...

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  4. Dans un premier temps, merci d'avoir lu mon comm jusqu'au bout!
    Même si c'est tout con, c'est agréable, ça fait plaisir (sans oublier el fait que c'est un peu le but aussi!)
    Alors, il est vrai que faire du sexe (ou du cul, selon les personnes), ça peut être pas mal, d'autant plus que ça permet d'évacuer une parties des pulsions bestiales que nous tentons tous plus au moins de cacher dans cette société confite d'hypocrisie et fondamentalement puritaine malgré ses airs ouverts!
    Et il est vrai que j'avais omis, dans le terme "sexfriend", le "friend"...
    Mais c'est peut être parce qu'il me semble que c'est mieux, ou tout du moins plus simple avec une personne avec qui tu ne partages rien d'autre que le (son?) cul, justement...
    Dans ce cas, aucun problème s'il n'y a pas de nouvelles, ou s'il y en a... personne ne s'attend à rien! C'est hygiénique, purement et strictement, et ça, ça marche...
    Après, copiner, c'est faire du cul dans le cadre d'une relation autre... et c'est un peu plus tendu!
    Parce qu'il peut y avoir des ambiguités, peut être des attentes même si on croit les avoir esquivé au début, et qu'il y a malgré tout une relation qui, bien qu'elle ne soit pas sentimentale, et tout de même au moins pseudo-amicale...
    Et tu as le risque de faire foirer ta relation de pote à pote, ou ton PC...
    Et là, ça commence à être le bordel!

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  5. yellowstom> je sens que ce genre de relation te laisse perplexe au final... En as-tu déjà eu une ?

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  6. Alors, oui, j'en ai eu...
    Et justement, ce qui faisait leurs charmes, c'est qu'elles étaient strictement sexuelles
    On se voyait, on parlait un peu, on faisait du sexe, on passait la nuit ensemble, ou pas, et ceci délicatement saupoudré de tendresse, mais pas plus!
    On avait nos vies, nos tafs, nos potes, on s'en parlait, mais sans inviter l'autre dans notre sphère...
    On était presque collègues de cul, comme on aurait été collègues de boulot, c'est à dire que quand on était ensemble, c'était cool, mais quand on était séparé, ça se passait bien aussi!
    Et on limitait nos relations à ce pour quoi on s'entendait bien...

    Et j'ai aussi essayé de faire du cul avec une plus ou moins pote... Et c'était nettement moins concluant, surtout pour moi d'ailleurs
    Parce que j'étais des coups au milieu de plusieurs d'autres en 15 jours, un gode vivant parmi 2 ou 3 autres, ceci en libre service pour une jeune femme sans scrupules et sans gêne!
    Et que c'était plus trash! Parce que c'était très cru, trop cru, ceci avec une reine des guêpes qui semblait virevolter entre les bourdons, et je n'étais pas un petit insecte qui était prêt à se séparer de ses sacs à semance!
    Mais peut être que le problème est juste d'être tombé en l'occurence sur une gueuse!

    Alors, le sexe pour le sexe, oui!
    Mais stricto sensu, sans débords, sinon, un peu de tendresse quand on se voit!

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