vendredi 17 avril 2009

023- Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Parfois la nature ne fait pas si bien les choses...

Pour vous mettre un peu dans le bain, je vous dirais que mon article est un peu un prolongement, une réaction, une anticipation aussi du sketch de Florence Foresti sur la Création (que je recommande vivement d'ailleurs).

C'est vrai quoi, il y a des aberrations...

Par exemple, quant à la libido des filles, ou ne généralisons pas, quant à ma libido à moi : pourquoi faut-il toujours que le moment où moi j'ai le plus envie de sexe soit celui où je suis le moins désirable ?

Deux cas de figure sont récurrents actuellement et même parfois s'additionnent !

Tout d'abord, il y a les fois où je suis passablement ivre. Bah oui ! l'alcool désinhibe, mais dans mon cas je dirais aussi qu'il excite, qu'il aiguise les sens et les sensations, et qu'il avive le désir. Le problème majeur étant que, lorsque je suis saoule, j'ai, comme la majorité des gens, un mal fou à articuler mes phrases entre elles et à les articuler tout court. J'ai un discours complètement décousu mais de toute façon quasi incompréhensible. De plus, toute tentative de grâce ou de sensualité est tout de suite plus ridicule au mieux, ou plus vulgaire, au pire, quand la fille a les yeux vitreux et sent la vodka à un kilomètre à la ronde! Et pourtant... Et pourtant... Je donne ma parole que ce sont ces nuits-là, où je suis rentrée en titubant et en pouffant pour tout et n'importe quoi, que j'ai le plus assuré quand un gars a tout de même accepté de partager ma nuit.

Eh oui, il faut croire que c'est presque une règle universelle : moins tu brilles, mieux tu baises! C'est vrai que le sexe, c'est loin d'être cérébral et que du coup, tout individu à tendance intellectuelle aura plus de mal à laisser son côté bestial l'emporter complètement, et assurera moins qu'un gros con qui ne pensera à rien d'autre qu'au sexe et au plaisir... Mais bon, je ne fais aucunes généralités... Même si, en ce qui me concerne, mes meilleurs plans cul n'avaient vraiment pas inventé le fil à couper le beurre (comme dirait ma grand-mère)...

Et ensuite il y a le cas des "ragnagna", ou menstruations en langage médical. C'est une des périodes les plus frustrantes du mois ! Pour ne parler que de moi, c'est une période, où, malgré le mal de ventre vite calmé par un mélange coriace d'ibuprofène et de paracétamol, je suis envahie d'hormones, j'en déborde littéralement. En gros, c'est une semaine où tout mon corps ne semble aspirer qu'à une seule et unique chose, alors que justement, il ne peut pas. C'est vrai quoi! Alors que les seins légèrement gonflés sont ultra sensibles, que nous sommes parfaitement lubrifiées pour le coup, que le risque de tomber enceinte frôle le zéro absolu, et que toutes les cinq minutes, un frisson, ou une bouffée de chaleur nous traverse, le fait que nous ayons nos règles nous rend abominables et surtout intouchables.

Attention, je suis persuadée que certains garçons ont peur que cela soit contagieux !

C'est quand même un scandale et une sacrée arnaque de Dame Nature que de nous avoir programmées pour éprouver un maximum de désir au moment où nos partenaires nous évitent le plus !

MÔsieur ne trouve pas ça propre... MÔsieur trouve que ça sent mauvais... MÔsieur ne veut pas risquer de tâcher ses draps (qu'il n'a pas changés depuis plus d'un mois, soit dit en passant)... MÔsieur ne trouve pas ça sexy...!

Et après, on s'étonne que les femmes soient d'une humeur exécrable durant cette période, mais si déjà elles n'étaient pas au paroxysme de la frustration, peut-être qu'elles auraient moins tendance à s'irriter pour un oui ou pour un non, et peut-être qu'elles n'adopteraient pas le comportement d'une chatte sauvage dès qu'un homme entre dans leur périmètre !

Et puis, ça arrive que les deux tombent en même temps : t'as tes règles et tu es bourrée par-dessus le marché ! Alors là, à moins d'avoir déjà un copain, très tolérant, sous la main, dans 90% des cas, la frustration sera terrible et engendrera à n'en pas douter une profonde orgie alimentaire, avec évidemment des incontournables tels que le chocolat, le gras, le salé, bref tous les trucs interdits en temps normal, mais qui sont les seuls aptes à pouvoir donner un peu de réconfort...!

Alors voilà, aujourd'hui j'ai assez mal au ventre, et je compte sortir ce soir...

Les paris sont ouverts : du coït ou du chocolat, lequel sera au rendez-vous ?

3 commentaires:

  1. Verdict !
    Je te comprends totalement, surtout la partie sur les règles ! C'est complètement fou, je deviens une bête en chaleur. Avec un copain c'était bien, sans c'est abominable. Le pot de nuttela ne fait pas la semaine, évidemment. Et moi je déprime. Foutus ragnagnas !

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  2. Ophélie > sans copain ? depuis quand ? je te croyais heureuse en ménage... Et sinon moi je pense que la sécurité sociale devrait prendre en charge les sextoys, qu'en penses-tu ?

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  3. Depuis deux mois environ, du jour au lendemain. Moi j'étais bien, il me disait que lui aussi, pis un jour pouf plus rien. Bref.

    Et oui c'est pas une mauvaise idée ! Ca pourrait au moins nous soulager un peu.

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