Wouah, il y a des semaines comme ça, où on est entraîné dans un tourbillon qui ne nous laisse pas une seule seconde pour souffler, pour se poser, donc pour écrire !
Après ce genre de banalité, je pourrais directement enchaîner sur l'excuse : comme je ne voulais pas bâcler le travail, j'ai préféré m'abstenir et attendre d'avoir suffisamment de temps pour me consacrer à mon blog... et blablabla et blablabla.
Ou encore prétexter un manque d'inspiration, et pleurer sur mon incapacité à être et à rester une bloggeuse... et blablabla et blablabla.
Mais je ne vous ferai pas l'affront de mentir, d'inventer une excuse rocambolesque, ça je le réserve encore et toujours à mes parents, et à mes profs à l'occasion !
Non, "La vérité est ailleurs", pour ne rien citer.
Remontons le temps jusqu'à ce fameux mercredi, où, en allant consulter le bureau virtuel de ma faculté, un message urgent m'attendait : mes deux campus étaient fermés jusqu'au 13 avril, date de mes vacances étudiantes, si besoin est de le préciser... Mon cerveau sur le coup n'a rien capté, et naturellement, comme si de rien n'était, j'ai remis un site de streaming, pour finir les saisons de Malcolm.
Puis cette information a résonné sur toutes les messageries des étudiants de Lyon 2, s'est propagée, s'est insinuée pour finir par exploser.
Mon portable sonne, une pote : "Salut, du coup on est en vacances, j'ai trop besoin de sortir, t'es de la partie ?" Une seconde d'hésitation parce que je suis en mode loque et que mon compte en banque est largement dans le rouge, puis le mot "vacances" semble enfin obtenir du sens, les connexions s'opèrent entre mes neurones et je réalise !
"Pas trop tôt" me direz-vous, ce à quoi je répondrai "Mais pas trop tard non plus..."
Il y eut une soirée le mercredi, il y eut une grasse mat' le jeudi.
Il y eut une soirée le jeudi, il y eut une grasse mat' le vendredi.
Il y eut une nuit quasi blanche le vendredi, il y eut un sourire le samedi.
Il y eut une soirée le samedi, il y eut une grasse mat' le dimanche.
Il y eut une ébauche de soirée le dimanche, il y eut une frustration le lundi.
Il y eut une soirée, hélas écourtée, le lundi, car il y eut un réveil strident le mardi.
Un simple appel a fait ricochet et a donné naissance à une semaine de résurrection sociale. J'ai déconnecté, au sens propre comme au figuré. Je me suis perdue dans les méandres des nuits lyonnaises, de leurs éclairages blafards, de leurs mains carresantes, de leurs lèvres possessives, et de leurs réveils tardifs.
Egarée, j'ai oublié l'Irlande, les licences, les tracas quotidiens, les gros soucis, les responabilités, le blog...
Mais en aucun cas je ne rougis de cette errance, bien au contraire... Je recommencerais, encore et encore et encore.
Et ce matin, mon réveil a retenti, j'en avais presque oublié la sonnerie, depuis le temps... Je me suis levée, sans difficulté aucune, sans regret non plus, ni même un brin de nostalgie, juste profondément sereine. J'ai récupérée ma meilleure amie, nous avons roulé en direction de la campagne, le soleil sur nos visages et dans nos têtes. Il était quand même temps de s'aérer l'esprit, de changer d'air, de faire peau neuve.
Hammam , sauna, un kilomètre nagé sans râler, je suis sûre et certaine que je vous épate... et ce n'est qu'un début, je finirai par vous éblouir, voire vous assujettir.
mardi 14 avril 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire