Alors que j'étais dans le bus, sur le retour du boulot, une chose assez inhabituelle m'est arrivée.
J'avoue que je n'arrive même plus à me souvenir à quand remontait la dernière fois, et par là j'entends la fois précédant celle du bus.
Si je fouille dans ma mémoire, je dirais, au lycée, après les cours de courses d'orientation près de la patinoire, en plein hivers, par un vent glacial...
Spontanément, je dirais que la dernière crise aussi violente remonte donc à il y a bien 5 ans, voire plus...
Ma mère disait à l'époque que c'était ma bêtise qui ressortait, et mon père prétendait que je grandissais...
Mais aujourd'hui ces explications farfelues ne me suffisent plus, surtout quand on sait que dans Grease Anatomy, la belle-mère de Meredith en meurt parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter...
Non il me faut du scientifique, du précis, bref, du wikipedia...
"La myoclonie phrénoglottique, est un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires du diaphragme, suivies d'une constriction (resserrement circulaire) de la glotte. L'arrivée d'air est alors freinée et a du mal à pénétrer dans la trachée et les poumons, ce qui provoque une incommodité et une vibration des cordes vocales, au niveau de l'épiglotte : le bruit glottal caractéristique du hoquet s'échappe1.
Le plus souvent, le hoquet est momentané, banal et complètement inoffensif. Il touche l'ensemble de la population humaine, y compris le fœtus, et d'autres mammifères. Ce hoquet est le plus souvent lié à une dilatation de l'estomac, situé près du diaphragme, après un repas trop copieux ou ingurgité trop rapidement.
Mais il peut, dans certains cas pathologiques, se prolonger et devenir nocif pour la santé. Le hoquet « chronique » peut ainsi s'étendre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, voire plusieurs années, comme en témoigne le record de Charles Osborne, qui a hoqueté pendant 68 ans. Toutefois, ces situations sont très rares (1 personne sur 100 000 est ou a été touchée par le hoquet « chronique » 2,3) et sont, la plupart du temps, les conséquences d'une affection abdominale ou nerveuse.
Les médecins distinguent ainsi trois types de hoquets:
le hoquet bénin : le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes.
le hoquet persistant : qui dure plus de 48h.
le hoquet réfractaire : qui dure plus d'un mois."
Et quelle ne fut pas ma déception quand j'ai enfin pu diagnostiquer mon hoquet comme étant bénin !
Car, un hoquet de deux heures sans interruption, et bien si c'est inoffensif, c'est tout de même d'un ridicule notoire !
Surtout quand, dans un bus rempli de lycéens, prêts à rire du moindre cheveu en épi, vous bâillez tout en hoquetant et que le résultat de ces deux actions simultanées ne donne rien d'autre qu'un horrible bruit qui pourrait ressembler à un vagissement ou encore un brame.
Enfin, rien de bien important au final, mais toutefois l'évènement fut assez pénible et suffisamment singulier pour que je lui décerne un article sur ce blog qui devient plus mensuel qu'hebdomadaire...
Le hoquet, c'est juste une délivrance, un soulagement quotidiens que de ne pas l'avoir... C'est juste un des phénomènes physiques naturels et bénins des plus ennuyeux et des plus bruyants, avec le plus de techniques pour y remédier qui ne fonctionnent pas... Mais qui font bien marrer votre auditoire !
Du type boire un verre à l'envers, il faudra d'ailleurs m'expliquer car l'indication en elle-même est quelque peu confuse, ou encore arrêter de respirer, ou mieux croiser ses doigts de manière compliquée et douloureuse... Bref, que des solutions un peu douteuses et sans réel bien fondé...
D'ailleurs, si vous aussi vous avez un moyen "infaillible" de stopper un crise de hoquet, je vous en prie, laissez un commentaire...
mercredi 6 octobre 2010
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Mon grand-père m'a apprit une technique qui consiste à presser la trachée du hoqueteux, entre le pouce et l'index, en haut du cou, tout en lui demandant de retenir sa respiration et de fixer vos yeux...ça marche quasiment à tous les coups. Sinon, c'est parfois un gros éclat de rire, ou une mort par strangulation pour les plus récalcitrants, ce qui stoppe également le hoquet.
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