dimanche 6 juin 2010

174- Les grands personnages ne sont pas tous dignes du grand écran

Je sais que les personnes célèbres suscitent toujours une certaine curiosité chez nous, les êtres lambda par excellence.

Comment sont-ils arrivés là où ils en sont ? Quelle a été leur recette du succès ? Qu'ont-ils dû traverser, affronter, supporter, sacrifier pour atteindre l'immortalité ?

Mais après, il faut aussi être réaliste, certaines personnes deviennent célèbres sans avoir eu de vie exceptionnelle, ni une personnalité hors du commun... Elles ont eu de la chance, ont été populaires plus par accident que de par leur volonté propre.


Si je parle de cela aujourd'hui, c'est parce que récemment en France, il y a eu une forte tendance aux films biographiques dédiés à des femmes célèbres. Et comme toujours, dès qu'un filon marche, on le surexploite, il n'y a qu'à observer le phénomène des comédies musicales... Après Notre Dame, on a juste été saturé.

Bref, il y a eu le succès mondial de La Môme, où Marion Cotillard crevait juste l'écran dans une interprétation saisissante d'Edith qui, reconnaissons-le, était une femme peu ordinaire, passionnée et passionnante, enflammée et enflammante, etc...

Et là, ça a été le début de la fin. Sont ensuite sortis dans la foulée Françoise Sagan et Coco avant Chanel, histoire de bien nous dégouter des film de genre biographique en nous faisant faire une overdose.

Je n'ai pas vu Sagan, donc je n'émettrai aucun commentaire si ce n'est que sa sortie trop proche de celle de La Môme a sans doute atténué son succès auprès du public.

En revanche, je viens de regarder Coco avant Chanel, et honnêtement je me suis fait c**** pendant quasiment deux heures.

Oui c'était une orpheline, oui elle a su avoir de l'audace quelques fois, mais bon, comme dirait ma grand-mère "pas de quoi casser trois pattes à un canard". Ou alors l'interprétation placide et agaçante de mademoiselle Tautou aura réussi à ôter tout ce qui faisait l'unicité et l'originalité de cette créatrice de mode. Bref, le film est sans intérêt et le premier rôle mal joué de surcroit, un vrai désastre.

Tout ça pour dire que toutes les personnes célèbres et mortes ne méritent pas d'une part de voir leur vie devenir un chef-d'œuvre du grand écran, car certaines ont été ordinaires, et cela ne peut que rassurer l'être lambda que nous sommes.

Mais bon avec Gainsbourg, qui est un film excellent et peu banal, la tendance est lancée pour les hommes, à quand la vie de Johnny en 180 minutes sur grand écran ? Les paris sont lancés.

4 commentaires:

  1. Tout à fait d'acord avec toi, la critique est juste! J'ai beaucoup aimé "Ray" aussi, d'ailleurs on va bientôt avoir notre version Française avec "Gilbert"!^^
    Bises. Clairo

    RépondreSupprimer
  2. J'ai vu (il serait plus juste de dire "je suis tombé sur")ce téléfilm et je doit avouer que je ne me suis pas autant fait c**** que ça. Testud n'était pas médiocre et j'ai apprécié le jeu de Palmade dans le rôle de Chazot était (parfois) drôle et (quelques fois) émouvant...

    RépondreSupprimer
  3. Clairo>> Les grands esprits se rencontrent...

    Effix>> Je n'ai pas vu le téléfilm, mais à vrai dire, vu le désastre de la version cinématographique, il est difficile de faire pire...

    RépondreSupprimer
  4. non je ne suis pas d'accord du tout !!!!
    ouvrir une lucarne sur une vie ne permet pas d' appréhender toute les richesses de celle-ci.
    La richesse c'est pour chacun grands et petits beaucoup de petits instants partagés ou non.
    la vie est extraordinaire par défaut, c'est notre regard avec nos désirs qui nous permettent d'apprécier ce que nous avons ou non et si non de jalouser celles des autres, ou de faire des conneries.
    Machdad

    RépondreSupprimer