Alors que l'on nous apprend avec acharnement depuis notre plus jeune age à faire preuve de réflexion, à ne pas se décider à la hate, à peser le pour et le contre, à faire des efforts pour y arriver, bref à rationaliser tout notre monde pour mieux le controler...
Je me rends compte, que si ma vie est telle qu'elle est aujourd'hui, c'est certainement pas parce que je l'ai décidé, mais plutot que j'ai fait certaines rencontres, que j'ai été prise de quelques accès de folie, que j'ai eu deux trois déclics et aussi suite à des p*** de hasards... Bref le genre de trucs qui ne dépendent absolument pas de nous, de notre volonté, de notre réflexion.
Allez c'est parti pour quelques exemples bien choisis de ma théorie...
Déjà, mon prénom, encore deux semaines avant ma naissance, j'étais destinée à m'appeler Dorothée... Et là, ça aurait été le drame, mais alors complet. Imaginez une enfance avec le meme nom que la présentatrice vedette de l'émission la plus en vogue chez les gamins à l'époque... L'horreur totale et absolue, c'est une certitude bien que l'on soit dans l'hypothétique. Je suis sure que ma vie aurait été radicalement différente si je m'étais appelée Dorothée, et certainement que ce blog n'existerait pas car si Mademoiselle Manue ça a un certain cachet, Club Dorothée ça sonne faux bizarrement, non ?
Le redoublement de Nono avec changement d'établissement en guise de 'punition'... Du coup elle a débarquée dans le mien, mais le vrai hasard qui a fait de nous de vraies amies, c'est cette troisième fille Emeline, elle aussi nouvelle, qui était mythomane et qui adorait nous raconter sa fausse vie en nous prenant pour deux idiotes complètes avec Nono. Sans doute que si Emelyne n'avait pas été une foutue mythomane, Nono et moi ne serions jamais devenues les amies que nous sommes aujourd'hui.
Le tableau que la prof de fac oubliait sans cesse d'allumer. Du coup, ceux du fond de l'amphi ne voyaient rien à ce qu'elle écrivait. Et qui était celle qui criait à plein poumons ce que tout le monde murmurait dans les rangées, moi évidemment..."Lumière". Et un jour, alors que le tableau était une fois de plus éteint, mais que j'avais la flemm' de m'époumoner, un gars, genre beau gosse branleur, se retourne et me dit "Eh toi, tu gueules pour qu'elle allume la lumière oui ou non ?" Mais c'était plus un ordre qu'une question. C'était Antoine, et sans cette rencontre, je ne serais pas en Irlande aujourd'hui à préparer ma future virée à la frontière entre Irlande du Nord et Irlande du Sud pour me dégoter une vraie robe de soirée.
Un prénom, une mythomane, un néon éteint, en quoi suis-je responsable de ces évènements ? En rien, nous sommes d'accord, si j'en suis là aujourd'hui c'est en grande partie du au hasard.
Et si ça se trouve, parce que dans deux jours mon réveil ne sonnera pas, j'irais plus tard que prévu à la piscine et que dans les volutes brumeuses du hammam, je ferais la rencontre d'un type. Ce type, après deux trois entrevues s'avérera etre un parfait connard, et du coup, je ferais un voeu de chasteté en maudissant tous les mecs de la Terre et pendant 6 mois, au moins, je m'évertuerais à fuire la gente masculine et là, alors que je serais devenue membre d'un club féministe radical, je rencontrerais cette fille, sympa mais un peu tarée, qui arrivera à me convaincre d'aller mettre le feu à une boite de striptease. Et alors on se ferait arretées, et là, le policier qui me passerait les menottes serait un putain de canon super méga gentil et compréhensif, il me filerait son numéro, mais je le perdrais lors de ma cuite pour feter ma liberté retrouvée. Mais, convaincue qu'il est mon prince charmant, je trainerais volontairement devant son poste en espérant le croiser "par hasard" mais au final, alors que j'observerais en douce à travers les portes vitrées pour voir s'il est là ou non, un type ouvrirait la porte en hurlant excédé que "Tous des cons ces poulets, p***" et me renverserait au passage, me brisant la cheville. Alors, galant bien que rebelle, il m'emmènerait aux urgences sur sa moto, zigzaguant dans les rues de la ville mais m'abandonnerait lachement à mon sort après deux minutes dans la salle d'attente... Où surgira après 3H45 d'attente, une infirmière cool qui me recommandera un kiné pour ma rééducation, qui aura un fils que je connais de la fac et qui s'avère etre un crétin fini, mais dont un des autres patients est un charmant jeune homme au regard doux qui passe son temps à regarder le ciel par la fenetre quand il attent son rendez-vous et qui semble toujours tiré d'un reve quand le médecin lui demande d'entrer dans son cabinet... Mais finalement, tu n'oseras jamais lui parler, tu sortirais toujours en sueur et toute rouge du cabinet à cause des exercices... Mais un jour, enfin une nuit plus tot, tu le recroiserais au détour d'un bar, et là, il sera avec des potes dont un qui connait très bien le barman qui t'offrira gentiment un verre parce que tu as un sourire craquant selon lui. Mais en réalité, tu apprendras des années plus tard que ce fameux verre venait d'un des gars de la bande au type du kiné, peut-etre meme du type du kiné lui-meme, mais que le barman avait préféré mentir et te draguer lui aussi. Mais bon c'est une autre histoire, dont je ne connais pas encore les mots exacts...
vendredi 5 février 2010
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Les bateaux voguent sur la mer. les courants, les vents, la météo sont parfois changeants .
RépondreSupprimerPour atteindre leurs buts marins et capitaines oeuvrent ensemble pour tenir le cap.
Il n'y a pas une réelle maitrise des éléments simplement une volonté de passer les obstacles.
La vie est souvent ainsi pleine d'aléas, notre histoire, nos engagements ne sont pas des chaines mais une vigie sur notre devenir.
Bises
Machezal DAD
bah moi, des fois je me dis que la vie, c'est un peu comme les sim's, et que nous sommes guidés par des personnes via leur PC! eh! qui sait pitètre...!
RépondreSupprimerclairo
Dad>> Joliment formulé matelot
RépondreSupprimerClairo>> Ma foi, avant on imaginait etre des marionnettes, maintenant des Sims, ah c'est vraiment plus la meme génération... lol