samedi 26 septembre 2009

095- Trinity by night


Ben mince alors, si on m'avait dit qu'à Trinity meme, à l'intérieur de l'enceinte, il y avait un pub pour les étudiants avec des prix plus qu'attractifs, je ne l'aurais pas cru... Et pourtant, c'est bien la cas.

L'une des facultés les plus réputées d'Europe, qui se targue d'un excellent prestige, qui se vante d'avoir eu pour étudiant des personnes aussi illustres que l'écrivain Samuel Beckett, qui se pame de former la future élite universitaire, cette faculté autorise en son sein des débauches alcooliques.

Ce n'est pas un fait nouveau que les étudiants, et en général les personnes les plus stressées, sérieuses dans la journée, dans leur boulot, dans leurs études sont les meme qui se mettent les pires races en soirée et les weekend comme pour relacher la pression.

J'avais déjà observé cette tendance en France, ou à Lyon II, fac relativement cool et décontractée, la plupart des étudiants passaient des soirées plutot décontractées et sans finir automatiquement sans dessus ni dessous ( parce qu'en plus ils n'ont pas les sous pour) alors que dans un pub près de la DOUA, campus de Lyon I, fac de sciences assez stricte, j'avais été témoin de scènes assez glauques.

Genre des étudiantes complètement bourrées qui ne savent plus qui elles sont, montent sur les tables et laissent les mecs en chaleur autour d'elles leur faire subir les derniers outrage sans opposer la moindre résistance...

Bref, il faut croire qu'il y a un rapport de proportionnalité entre le niveau de stress quotidien et le nombre de grammes d'alcool dans le sang.

Et notre chère université, Trinity, a eu l'idée de fournir elle-meme et à bas prix cet exutoire à ses chers étudiants... Le principe est sympa en soi.

Ca me fait quand meme bizarre d'aller à ma fac la nuit pour y passer une soirée, mais bon, il semblerait que le choc des cultures passe aussi par là.

Hier soir, c'était dégustation gratuite de vin. Bon les vins étaient immondes et surtout servis dans des gobelets en carton (paper glasses), sacrilège. Mais ça m'a permis d'etre légèrement émèchée, du genre suffisamment pour aborder des inconnus sans gène, mais pas assez pour en perdre mon anglais.

Enfin, le fait est que cela reste toujours relativement difficile de faire la connaissance d'Irlandais, d'une parce que tu es assailli par les Français, heureux de trouver des compatriotes et qui se sentent d'emblée à l'aise avec toi parce que vous venez du meme pays alors que tu ne les connais ni d'Eve ni d'Adam. Et de deux, parce que les Irlandais ont déjà leur bande de potes, s'amusent déjà de leur coté et n'ont cure de la petite Française en quete de rencontre d'autochtones que tu es.

Mais bon, mon acharnement à aller parler à des inconnus va bien finir par payer un jour. Je finirai bien par tomber sur quelqu'un qui apprécie la spontanéité de ce genre de rencontres, assez pour échanger un numéro et pourquoi pas devenir pote.

1 commentaire:

  1. Il parait que les pires ce sont les médecins, question débauche.
    et je m'autorise à pratiquer la langue de bois concernant mon école ...
    Vi

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